N° 14 - Juin 2003
Le label référence de la scène vivante propose son catalogue à prix qui tue !

De début juin à fin août, vous pourrez trouver quelques 25 références du catalogue Small Axe (tous les cd sortis avant 2003) à moins de 10 euros en magasins !!!. Cette opération est sans précédent pour un label indépendant.
Les artistes concernés sont Marousse, Rude Boy System, Big Mama, Maximum Kouette, Fils de Teuphu, Orange Street, Grave de Grave, Caméléons, Dr Ring Ding, Rageous Gratoon, Mei Tei Sho, Kanjar’oc, Grimskunk, Skunk, Fermin Muguruza et Zenzile.
Alors, courez tous chez votre disquaire préféré compléter votre catalogue!

JACK THE RIPPER

En 2001, le groupe parisien Jack The Ripper sortait The book of lies, premier album autoproduit. Après 2 ans d’attente, les voici de retour avec le bien nommé, I’m coming.
Finie l’autoprod’, le nouvel opus est cette fois-ci estampillé « Le Village Vert », label de qualité qui – entre autres – parmi ses pensionnaires compte Luke, Autour de Lucie, Superflu, Oboken, Tue Loup, etc.
Pour le coup, le Village Vert a visé juste. I’m coming est un grand disque, qu’on se le dise. Précieuse alchimie entre rock sombre, énergique ou plus posé servie par une richesse instrumentale étonnante. Guitares, cuivres, piano, cordes, percussions se complètent, s’affrontent pour rendre compte d’une maîtrise manifeste.
Les textes écrits en anglais par le chanteur, Arnaud, font corps avec les musiques, ajoutent un supplément de mystère à cet univers où Nick Cave et Sixteen Horsepower ne sont jamais très loin.
Laissez-vous tomber dans le piège de Jack « l’éventreur » qui dès le premier titre (La femelle requin) déploie ses armes à la grâce subtile et magnifique. Grand moment de rock à ne pas rater.
d.d.

Jack the Ripper : I’m coming - Le Village Vert / Wagram – 2003

CELINA

C'était un petit théâtre, un rien baroque, sobre, avec des fauteuils en velours rouge. La salle était plongée dans le noir. Sur scène, un tabouret, éclairé par un seul spot à la lumière blanche, placé très haut, juste au-dessus du siège. Et Célina est entrée, avec son accordéon. Elle s'est assise et elle a chanté et joué, en toute simplicité, devant le silence quasi religieux des spectateurs, baignés par la magie de cet intense spectacle.
Aujourd'hui, Célina Ramsauer nous livre son 3ème album, joliment intitulé "Aucune Frontière". Auteure-compositrice-interprète, Célina chante depuis très longtemps. Elle joue aussi de l'accordéon (qu'elle appelle son Léon), depuis presque toujours.
Les chansons de Célina sont pleines de tendresse, de mélancolie. Elles parlent aussi de la vie de tous les jours, de racines, de sentiments et d'envies. Mais tout n'est pas que douceur, Célina a aussi quelques "coups de gueule" sur les injustices de notre monde. Grande voyageuse, la Valaisanne ramène des images colorées qui influencent sa musique. Une ouverture d'esprit qu'il fait bon retrouver au gré de l'album.
véro.

Prochains concerts :
07 juin 2003 : Miège (CH-VS) Amicale des Sociétés de Musique, concert avec Coccinel'Band
09 août 2003 : Randogne (CH-VS) Festival de Randogne
+ tournée en Afrique

[le site]

OBOKEN

Voici la troisième galette d’Oboken, duo de l’est de l’Hexagone composé de Philippe Saucourt (chant et guitare) et Bruno Fleutelot (section rythmique et piano).
Sur leurs deux précédentes productions, Oboken et Peace of mind, le groupe nous avait plongés dans un univers folk ethéré. Avec Except you, le dernier né, Oboken ne renie pas ses premières progénitures mais infléchit son éducation musicale.
Si les chansons prennent toujours ancrage dans une Amérique floue, incertaine, sur une route déroutante pastellée, ce brillant opus puise volontiers - et pour notre plus grand plaisir - dans une pop mélodique quelque peu lascive, apaisée. Un peu à la façon des Sparklehorse, les mélodies s’étirent, s’étalent dans une langueur aérienne séduisante sans jamais s’échouer dans la mièvrerie.
Moins introspectif que précédemment, Peace of mind laisse la voix ample et chaude de Philippe Saucourt parcourir et défricher les méandres de ces rêveries lunaires. Parcours initiatique entre réel et vision. C’est beau, tout simplement.
d.d.

Oboken : [ Except you ] - Le Village Vert / Wagram – 2003

PARAFFINE

Les compositions de Paraffine intriguent, dérangent presque. Inhabituel, "22:22" mélange les styles, les influences, le tout sans complexe. On est agréablement surpris par le quatuor grenoblois qui signe ici un album très personnel.
Paraffine représente la génération actuelle qui bouge au son du rock et qui vit sur des rythmes digitales, prêt à envahir la planète rock à gros coups de machine, obsédé par l'évolution de l'électronique.

Paraffine : 22:22 - Timer Records

[le site de Paraffine]

ROMAIN DUDEK

Après Le marchand de sable et Choucroute tous les jours, parus respectivement en 1997 et 2001, le normand Romain Dudek débarque avec 12 nouvelles plages.
Un nouvel album, Le bon à rien, où l’auteur / compositeur / interprète a gravé les preuves tangibles de l’étendue de son univers musical. Un univers riche en variations, oscillant de la douceur au reggae avant de conclure sur une interprétation quelque peu « underground » des Singes de Jacques Brel.
Si Romain Dudek brille dans le champ mélodique, la qualité de sa plume n’est pas en reste. Les textes soignés, précis, ciselés, laissent apparaître la fibre artisanale d’un véritable auteur aux portes de la reconnaissance. A 30 ans à peine, Romain Dudek manie le verbe avec dextérité, maîtrise l’humour et l’ironie avec élégance, porte un regard sans concession sur le monde. Toujours, toujours avec finesse. Un Bon à rien bien dégourdi. On en redemande.
d.d.

Romain Dudek : Le bon à rien - Deci-Delà / Mosaïc Music – 2003

NOISY FATE

Noisy Fate, membre fondateur de la "Team Nowhere" (Pleymo, Enhancer, Wünjo, Aqme, …) a sorti en 2001 un premier album, portant le nom de "Avoir l'air". Le succès n'a cessé de grandir pour le groupe, omniprésent sur les scènes en 2002.
Le CD sonne un peu comme un journal intime reflétant leurs angoisses, leurs envies et leurs difficultés à appréhender l'avenir.
Un astucieux dosage de mélodies planantes et de guitare envoûtantes, au côté de riffs puissants et entêtants. La scène "néo-pop-rock" a trouvé, avec Noisy Fate, un digne représentant.

Noisy Fate : Avoir l'air - Timer Records

ALAIN LEAMAUFF

« Quand j’s’rai grand, n’en déplaise à papa, et tant pis pour maman, je s’rai veilleur d’étoiles… ou bien camion-poubelle » lance Alain Léamauff sur son nouvel album intitulé comme de juste, L’enfance.
Mais qu’est-ce qui pousse systématiquement le quadragénaire à se retourner sur cette période de la vie ? On se rappelle cette même mélancolie des Dimanches à la con de Renaud. Ici, Alain Léamauff dédie l’ensemble de son disque à cette chère nostalgie. « C’est une nostalgie joyeuse qui fait fi des regrets. Plus on avance dans l’âge, plus on sent le couvercle de la boîte se refermer. » avoue-t-il.
Nostalgie certes, mais ce n’est pas tout. Chanteur de la veine populaire, guitare en avant et d’une voix qui sème une traîne de gouaille, Alain Léamauff aborde la vie en chanson à bras le corps. Entre tendresse et espoir, le voilà tantôt gaillard, tantôt militant, tantôt tout sucre. On se laisse volontiers séduire par cette belle plume qui balance entre réalisme et poésie.
d.d.

Alain Léamauff : L’enfance - Les Enchanteurs – 2003

CREEP AC

"L'air, l'eau, la terre et nous…" est le nom du dernier opus du groupe de Caen. Tout aussi militant que "Do the humans kill the earth ?", leur 1er album, les Creep AC développent ici, avec une belle maturité, des textes riches et inspirés. Le quatuor ne manque pas de réagir à toutes les affaires qui ponctuent l'actualité. Dénonçant ainsi les dérives des humains et leurs conséquences à l'échelle planétaire, Creep AC a trouvé le moyen d'allier l'écologisme à la musique, avec une justesse et une assurance certaine. Conscientes et pleines d'énergie, les paroles sont exactement ce qu'on aimerait entendre plus souvent, car non seulement la cause est bonne, mais la manière d'intervenir est tout à fait pertinente et nécessaire.
Leur musique se situe dans la famille du noisy-rock; elle est brute et puissante, relevée de samples, avec une approche du métal très intéressante. On reconnaît la touche du Maître en matière de son, David Weber (Young Gods, Drive Blind, Virago, etc).
A noter la présence d'Olivier Depardon, le chanteur de Virago, sur le magnifique titre "Avril amer", écrit et enregistré dans l'urgence, en plein dans la période des élections présidentielles françaises.
"L'air, l'eau, la terre et nous…" est un album dont on ne se lasse pas. A découvrir sans plus attendre !
véro.

Creep AC : l'air, l'eau, la terre et nous... - Timer Records

[le site de Creep AC]

ALDEBERT

Avec son album précédent, Aldebert nous conviait à partager son Plateau télé. Sur cette nouvelle fournée, le bisontin nous laisse le choix de consommer Sur place ou à emporter.
Changement de service mais pas franchement de changement de formule. Aldebert poursuit le travail amorcé autour d’un univers qui ne varie pas outre-mesure, où les musiques aux influences latine, musette ou pop laissent émaner une légèreté agréable.
Aldebert dresse le récit de ses observations du quotidien. Il parle des petites choses banales ou pas qui forment le tissu de nos existences. Il cause des filles, de ses angoisses d’hypocondriaque, d’une Dame au Camel lights, nous fait partager une certaine nostalgie des rentrées de classe terrorisantes.
Chansons pour mettre de bonne humeur, cela va sans dire. Cependant, on peut regretter la trop grande légèreté de certains textes, à la limite parfois du « cucul ». Les mélodies pop n’autorisent pas tout… Faiblesse qu’Aldebert parvient à faire oublier sur scène par le truchement d’une sympathie et d’une énergie qui ne sont pas sans rappeler Bénabar.
d.d.

Aldebert : Sur place ou à emporter - Nota Bene / Wagram – 2003

EXNOVA

Les 5 musiciens d'Exnova viennent de sortir leur premier album, "en plastique", après avoir écumé, depuis 1999, les salles de concerts, les festivals régionaux, après avoir sorti plusieurs singles, un live et participé à 2 compiles.
Les ballades rock s'enchaînent, sombres à souhait, tantôt langoureuses, quelques fois même flirtant avec la pop, tantôt emportées au son de guitares électriques pas timides. Les textes parlent de relations, de doutes… le tout en français, à l'exception d'un titre, chanté en anglais.
L'avenir d'Exnova semble être prometteur, avec une tournée qui débute. Elle sera marquée par un passage au Paléo Festival de Nyon, sur la scène FMR (gratuit). Une référence qui aidera sans doute les 5 genevois à se frayer un chemin dans le milieu du rock français. "Le vent se lève" pour Exnova !
véro.

Exnova : en plastique - Jungle production et Plastique production

Prochains concerts :
05 juin : Festival, La Sagne (CH-NE)
06 juin : Fest. Vovray dépasse les bornes, Vovray en Bornes (74)
07 juin : Le Puit, Lausanne (CH-VD)
12 juin : Fest. Bad Bonn Kilbi, Düdigen (CH-FR)
18 juin : Forum FNAC, Lausanne (CH-VD)
20 juin : Fête de la Musique, pl. des Grottes, Genève (CH-GE)
21 juin : Fête de la Musique, Lausanne (CH-VD)
27 juillet : Paléo Festival, scène FMR (gratuit) Nyon (CH-VD)
Tournée en Belgique en octobre

[le site de Exnova]

BASTIEN LALLEMANT

Sorti du troupeau des Joueurs de Biques, groupe dijonnais où il officiait à la guitare et à l’écriture, Bastien Lallemant emprunte son sentier solitaire le temps d’un premier album, intitulé comme de juste, Les premiers instants.
Oubliés ukulélé, batterie, clarinette, bandjo, accordéon et contrebasse, c’est un album guitare-voix très intimiste que Bastien Lallemant livre-là. Une guitare nylon très sobre, élégante, pour des accompagnements évoquant parfois Brassens. Une voix délicate et inspirée renvoyant quant à elle à l’impeccable Dominique A, notamment sur Ballade. Il y a ce grand écart chez Bastien Lallemant ; un éclectisme musical sans frontière où Chopin, Nick Draye, Dick Annegarn, The Cure, Serge Gainsbourg, Alain Souchon se fréquentent avec naturel.
De ses illustres pairs, Bastien conserve le goût de l’imaginaire, des aveux que l’on fait tel un effort aux dires à fleur des lèvres comme sur Le verrou : « Connais-tu celui qui sur ton jardin secret / Posera le verrou en condamnant l’accès / Qui du charme de ses armes les plus aiguisées / S’en fera le gardien comme d’un mausolée ».
En l’espace de 30 minutes, Les premiers instants de Bastien Lallemant séduisent et l’on espère qu’ils ne seront pas les derniers.
d.d.

Bastien Lallemant : Les premiers instants - Tôt ou tard – 2003

KENT

Je ne suis qu’une chanson est le treizième album de Kent. Par sa musique fluide au goût d’accordéon mélancolique, cet opus est une véritable invitation au voyage. Si le luxe et l’ordre ne sont pas des maîtres mots de cet album, ni de Kent en général, sans nul doute, la beauté, le calme et la volupté font partie intégrante du voyage. S’il a été écrit et composé sur l’Ile de la Réunion, aucun séga ni maloya ne rythme l’album. Cependant, une atmosphère océanique, implacablement paisible et sereine s’impose. Pour autant, Kent n’abandonne pas les thèmes qui lui sont chers : la chanson, l’être humain et l’amour. L’album trouve sa force dans sa vérité et sa sincérité alors même qu’il est confronté à l’idée du paraître qui fait figure de réalité dans le monde marchand actuel : « Nous avons armé les étoiles / Et breveter l’imaginaire/ Nous avons le subliminal/ Pour acheter des courants d’air » (« l’Aventure humaine »)
Dès la première chanson, on entre dans le vif du sujet. « Je ne suis qu’une chanson » est une magnifique ode à la création artistique. Elle en rend la douleur, la joie mais aussi la fragilité. Kent se met en scène sous la forme de quelques vers qui ont bien du mal à résister aux doutes de son créateur. Cette chanson est un doux alizé qui balaie, sans complexe, la moiteur tropicale des très fades produits marketing fabriqués un soir d’audimat à la télévision.
En référence à la chanson « Tous les hommes », Kent ne se contente pas du minimum, c’est à dire du simple constat d’évidence. Il encourage la réflexion et surtout la compréhension du monde et des autres pour espérer franchir l’étape du respect mutuel. « Au lieu de comprendre / Au lieu de s’apprendre / On attend la guerre / Et pour se distraire / On fait la causette / A nos amis les bêtes. » De « Nos amis, les autres » à « l’Aventure humaine », Kent nous offre deux jolis plaidoyers pour l’amitié entre les êtres et les peuples. On comprend alors que si le bonheur est à portée de main, la possibilité de refaire le monde n’est pas plus loin. Pour cela, il faudrait oublier le consensuel et très passif « du pain, des jeux et du sexe » pour découvrir « La vie sans complexe » : « A nous de refaire le monde / D’inventer les bons réflexes/ Avant que les neiges fondent » (« La vie sans complexe »). Et pourquoi pas quand arrive l’été, oublier la télévision et s’ouvrir à autre chose : « comme on est plus fort, on éteint la télé » (« ça sent l’été »).
Grâce à Kent, l’amour ressemble à un fil tendu entre et au milieu des êtres humains. Parfois, l’amour se dissimule derrière des « paroles silencieuses » : « N’attends donc pas que je m’en aille / Pour m’avoir tant aimé / N’attends pas le méchant bye bye / Pour ne plus m’oublier ». D’autres fois, il est métaphore. En effet, avec ces 8’08 minutes au son du puissant accordéon d’Arnaud Méthivier, la chanson « Les éléphants » raconte une autre version de l’amour. Cette fois, il prend la forme d’un vase orné exposé au milieu d’autres vases dans un grand magasin de porcelaine. L’homme, tel un pachyderme malhabile, tente vainement de conserver le sien intact. Mais, l’amour comme le vase s’ébrèche et se brise. Lorsque l’un d’entre eux résiste aux fêlures, il n’y a pas de doute sur l’explication : « un vase aussi parfait, ça sent le faussaire » (« Les éléphants »). Toujours est-il que l’amour, comme la joie et la souffrance, fait partie de la plus bille des aventures : l’aventure humaine. « Elle rit, elle pleure / Elle se démène / Elle vit, elle meurt / C’est l’aventure humaine. »
Placées en ouverture et en clôture d’album, « Je ne suis qu’une chanson » et « l’Aventure humaine » bordent soigneusement le paquebot pour que la traversée soit des plus confortables et agréables. Après la tempête cyclonique de son dernier album, Kent nous offre ici un petit coin de paradis, sans coin de parapluie.
M.D.

Kent : Je ne suis qu'une chanson - AZ 2002

LES MALPOLIS

Deux ans après leur premier album, Les Malpolis élargissent leur cible, les 2 trublions toulousains passent à la vitesse supérieure. Ils sont désormais 3 à balancer de joyeuses et jubilatoires inconvenances pour un nouvel opus.
Piédenés, le dernier né, poursuit le chemin d’heureuse infortune de son aîné. Toujours les zygomatiques aux aguets et la griffe à portée de main, ils égratignent copieusement les Poilus de tous poils et de la dernière heure comme les dérangés de la ganja, défont les faiseurs de clones qui déconnent, s’énervent de l’épilepsie des psys, parodient pas rudement Noir Désir mais font une prise imparable à David Douillet le Saint Bernard de Bernadette. Ils poussent même le persiflage jusqu’à chatouiller Garetta et Laurent Fabius mais parfois des gens probes aussi.
Ce que l’on aime chez ces Malpolis, c’est leur capacité à déballer des impertinences très pertinentes mais jamais primaires, loin d’un discours moralisateur. Ce que l’on apprécie, c’est ce regard oblique porté sur la pensée communément admise. « Il aide toujours les p’tits vieux / A traverser la chaussée / D’ailleurs il en connaît bien deux / Qui habitent vers l’Elysée / Et qu’il veille sur eux, c’est très bien / Ce garçon est vraiment un ange / Dans quelque temps on espère bien / Qu’il leur portera des oranges » terminent-ils sur Le cousin, chanson-biographie à la « gloire » de David Douillet.
Portées par une structure musicale minimaliste – guitare / basse / batterie – inspirée de diverses tendances du répertoire, les chansons des désopilants Toulousains font osciller l’auditeur du grincement de dents à l’hilarité.
Ironie désinvolte pour passe-montagne et pince-sans-rire pour tout passeport, ces garçons désarçonnent avec notre consentement. A voir sur scène absolument.
d.d.

Les Malpolis : Piédenés - Willing Productions / Mosaïc Music – 2003

ZODIANE

Originaire du Berry et créé en 1997, Zodiane sort l’année dernière un live de 9 titres, La nouvelle vague. Et comment ne pas s’y laisser prendre à cette nouvelle vague ? Du trio classique guitare/basse/batterie, Zodiane s’adjoint une seconde guitare et un violon ce qui a pour résultat immédiat de dynamiser le tout et de donner une ligne mélodique claire et distincte. Et si musicalement, le quintet balance un rock-folk entre Louise Attaque et Matmatah (pour le côté mélodique fédérateur), il résulte de ce live une énorme énergie que les deux pré-cités ne sont pas prêt d’égaler ! Et lorsque l’on a pour parrain, un certain Guillaume Ledoux ( Blankass ), il est évident que cela sert de gage de qualité !
VM

Zodiane - La nouvelle vague
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Infos: [Zodiane le site]

 

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