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Une journée avec la Ruda Salska (08/2002)
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Rendez-vous était donné avec la Ruda ce 13 juillet à Pont de Vaux, petite ville à 15 km de Mâcon. Le but? S'immiscer une journée dans la vie de tournée de votre groupe préféré. Il en résulte ce Bruit du Bang, un peu spécial. |
Le rencard était prévu vers 13 heures à l'Espace Ouest, scène plein air du Festivrac. Le "Royal Car Tour" arrive finalement qu'aux alentours de 14h30, la faute à de sournoises et sinueuses montagnes. On peut dire qu'à première vue, elles ont fait plus souffrir le Ruda Bus que le peloton du tour de France -et je ne dis pas ça parce que Willy s'est fait lamentablement doublé par une mémé partie chercher son pain en bicyclette- (à ce propos, les Marcel font appel de la première victoire salskienne...affaire à suivre donc).
Après l'arrêt du bus dans le site, on a le droit à une scène assez pittoresque: la sortie de bus du team Ruda. Ca va de Philly, frais, reposé et rasé à Fredz encore complètement dans le colletard qui s'en va taper le p'tit dej' à 15h30.
Mais déjà Philly me charge de son appareil photo, avec pour tout impératif de faire minimum 50 clichés.
Pendant le déjeuner, une petite polémique s'installe quand le groupe apprend que le "Parisien", pour sa présentation des Francofolies, taxe le combo saumurois -et Ska-P par la même occasion- de fanfares...Je ne peux que vous inviter à écrire à ce torchon, histoire de leur démontrer leur laxisme et leur incompétence.
Une fois tout le monde repu et lavé, place aux balances, qui, même si elles se terminent un peu en retard se déroulent sans soucis.
C'est maintenant le temps de la gland...heu de l'attente du concert. LĂ , tout le monde fait ses petites affaires. Moi j'en profite pour aller en ville avec Daddy.
Avant d'enchaîner avec le catering -excellent-, l'heure est à l'apéro-ricard servi de mains de maître par Roro.
Une pré-première partie de percu' chauffe doucement le public qui arrive doucement.
Pendant que les Pelos Pie distillent leur ska-rock-festif, comme on dit dans les journaux (sauf au parichien où vous l'aurez trouvé, on dit fanfare...), les musiciens de la Ruda commencent à se préparer pour leur concert. Ca commence par le passage à l'habit de lumière. A ce propos, ce sera tenue d'hiver, le vent frais et la pluie menaçante inquiétant un peu tout le monde.
Puis 3/4 d'heures avant leur montée sur scène, la concentration se fait un peu plus sentir. On révise ses gammes pour se chauffer, tandis que Pierrot multiplie les étirements. Peu à peu tout le monde se regroupe aux loges. La première partie vient de finir. Tout le monde tente de maîtriser la montée d'adrénaline qui commence à pointer sérieusement. Tout le monde a son instrument à la main joue et s'échauffe pour de bon. Il est maintenant temps de libérer toute cette pression que le groupe a su savamment faire monter durant la demi-heure précédant leur entrée dans l'Arène. |
23h30. Les lumières cessent et plongent la "place" dans le noir. Le groupe se met en place. Puis, soudain, les lumières jaillissent et les sons giclent de la sono. L'Odyssée du Réel. Chanson d'introduction. La chanson a quelque chose de dramatique. La tension monte tout le long du morceau. Le groupe semble figé dans le temps. La pression monte d'un cran encore. Le morceau s'achève. "Nous sommes le 13 juillet, il est 23h30" hurle Pierrot (je vous rassure, nous sommes à des années lumières du "Nous sommes en 2002, vous êtes devant votre télévision" du simplet Lepers, rendu culte par Guy Carlier). Et là tout bascule. C'est parti pour 1h30 de slams et pogo à gogo, de Rock'n'roll quoi!
La pluie fera une courte apparition mais n'entachera en rien la ferveur d'un public prêt à tout pour se réchauffer. Après le tonitruant Candide Revolver, tout le monde regagne les loges pour y retrouver son souffle et un peu de chaleur.
Voilà , mon aventure Ruda-Salskienne touche maintenant à sa fin. J'espère que ça vous a plu.
Enorme merci à toute l'équipe de la Ruda pour leur gentillesse, leur simplicité, leur authenticité. Longue vie à eux!
VM |
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