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Les Ogres de Barback
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Crédit: site officiel
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Un air deux familles
12 titres
- 45.46 Ref : 1R2F001 Sorti : 2001 Production : Auto-produit Distribution : Irfan le label
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01 -
Mootari 3.30
02 -
Jojo 3.50
03 -
Mytho 4.00
04 -
Rue du temps 3.00
05 -
Grand-mère 3.30
06 -
Carcarès 2.30
07 -
Stari most 3.30
08 -
Rue de Paname 4.15
09 -
Cirrhose 3.10
10 -
La ruelle 2.45
11 -
La gare de Caen 2.10
12 -
Salut à toi 7.15
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01 -
Mootari
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02 -
Jojo
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T’es parti en tournée, t’as laissé ton gosse ton aimée/Tu m’as d’mandé pourquoi ? pour voir si tout s’passe bien chez moi/Ta femme j’l’aimais bien on s’est trouvé des points communs/Après tu connais l’refrain pas besoin d’te faire un dessin/Jojo pour moi t’es l’roi des rois t’es l’plus grand des plus grands/T’es la star à l’instar des stars hélas tard/J’ai croisé ton regard j’me suis dit pas d’lézard/Toi qui m’as toujours conseillé d’profiter des instants volés/Tu m’dis la vie ça va ça vient c’est du copié collé/Prends l’amour comme le tien et tu seras toujours pardonné/On a qu’une vie et c’est celle ci pas de gâchis pas de chichis/Le temps nous tente et c’est tant mieux pas de raisons d’être amoureux/Moi j’suis qu’un mauvais présage un salle gosse pas sage/Un vieux copain qui craint fâché du quotidien/Enfant pourri gâté qui sait pas s‘arrêter/Qui passe et sans prévenir devient mauvais souvenir/Ho Jojo, faut qu’tu m’excuses ma gueule/J’supporte pas les femmes seules/Plus on vieillit plus on devient con moins on écrit d’chansons !/On s’est suivi depuis l’enfance j’étais derrière t’étais devant/On a pas toujours la même chance j’étais toujours ton remplaçant/Au football en récré quand on faisait les 400 coups/Les râteaux, les gadins les genoux écorchés/C’était mon pain quotidien ma leçon ma corvée/Un destin malsain ce truc dégueulasse/Qui fait toujours qu’en maillot de bain moi j’ai la gaule et toi la classe/La première fois qu’t’as fait l’mur t’as rencontré l’amour/Bien sur celui qui dure, moi j’attendais dans la cour/Dans la voiture qui s’est fait serrer ?/J’avais beau leur expliquer qu’ c’était toi qu’avait eu l’idée/Refrain/Ton gosse est très mignon, il a ton nez tes yeux/y m’pose pleins d’questions j’lui dit qu’là ou t’es t’es heureux/En tout cas beaucoup plus que moi ta femme est très sympa/Mais depuis quelques mois elle s’ fâche pour n’importe quoi/J’lui dit qu’elle te méritait pas elle est d’accord avec moi/J’sais pas si c’est un compliment moi j’trouve ça plutôt marrant/Toi qui pour moi est l’roi des rois le plus grand des plus grands/Je ferais n’importe quoi pour que tout devienne comme avant/Si tu veux on oublie tout je retourne dans ton ombre/Comme cette histoire de fous aux intrigues un peu sombres/Tu resteras mon idole un exemple ici-bas/Deux amis pour qui tout aille sans problèmes ni tracas
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03 -
Mytho
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Sur mon carnet/J’écris ton nom/Toi que je ne reconnaîtrais/Sûrement jamais/Dans un village à coté/Un monde s’endort/Mon monde s’endort/Toi qui ne le connaîtra/Sûrement jamais/Si j’étais resté à m’lamenter/A ne rien faire de mes journées/Traîner dans les bars du quartier/J’crois que j’t’aurais bien plus aidé/Et puisqu’elle m’a dit de m’barrer/Tes souvenirs/Sont comme les miens/Ce sont les pires/Quand on ne sait rien/On s’invente des mots/Excuses inutiles/On dit qu’on s’en fout/A « où est-il ? »/J’te parlerai pas/D’erreur de jeunesse/Vu qu’y a qu’les grands qu’en font/Plutôt d’une sombre /histoire de fesses/Où la fesse m’a la fesse m’a pris pour un con.
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04 -
Rue du temps
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C’est une rue pas très grande avec trois fleurs et deux oiseaux. /On y vend de la pâte aux amandes, des cacahuètes et du bordeaux. /Y’a un mec sur un banc qui s’est fait larguer par la Lise, /ça ne nous étonne pas vraiment, elle change de mec comme de ch’mise. /Et passe et repassent le temps, mes souvenirs et ma joie, /dans cette rue où tout enfant j ' apprenais l’harmonica . /et quand le soleil se cache tout au fond ,tout au fond derrière le toit des maisons, /il y a des parents qui accomplissent leur tâche ,des enfants qui se tirent à l’horizon. /Y’a mes vieux qui s’mettent à picoler, les chiens qui s’mettent à aboyer /et moi qui rentre dans mes cauchemars, qui m’ vois plus tard en costard. /Et passe et repassent le temps ,mes souvenirs et ma joie , /dans cette rue où déjà tout marmot j‘apprenais pleins de gros mots /Et on prenais nos bicyclettes ,on f’sais nos parties d’sonnette , /on am’nait la Lise dans le square ,on lui f’sait monter nos Jaguars. /Elles étaient pas plus grandes que ça ,faut dire c’était des Majorettes ./Mais tu fais pas d’ifférence à c’t’âge là ,une majorette, c’est une empirette . /Et passe et repasse le temps ,mes souv’nir et ma joie , /dans cette rue où déjà très méchant ,j’éclatais les plus grands q’moi . /Il n’est pas sujet ici de parler d’appartenance . /C’est bien du béton pourri comme dans toutes les résidences /Mais j’y ai bien trop de souvenirs ,cette rue à fait mon avenir /et c’est du meilleur jusqu’au pire que je veux tous les voir mourir /.Et passe et repasse le temps mes souvenirs et ma joie , /dans cette rue où déjà tout petiot j’pianotais les Caviolos . /Paraît qu’un jour ils veulent la détruire mais faudra d ‘abord qu’il passe sur le corps /de deux cent cinquante loubards en cuir qui sont tous prêts à y laisser leur mort . /Et moi j' s’rais là jusqu’au dernier avec dans la main un pavé , /dans cette rue qui m’a fait comme je suis :un sale con mais pas un pourri ! /Et passent et repassent le temps ,mes souvenirs et ma joie ,/dans cette rue où jusqu’à la fin des temps on y jouera de l’harmonica.
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05 -
Grand-mère
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J'vous préviens qu'si y'a la guerre,/arrêtez-moi tout de suite, /venez voir dans mes affaires /dans mon logement dans ma suite,/y'aura deux trois déserteurs,/des polissons réformés,/qui chanteront la main au cœur /des chants d'ukrainiens bourrés./Et si y'a révolution arrêtez-moi tout de suite, /venez-voir l'habitation qui entoure ma suite,/y'aura de bonnes préparations, /des cocktails façon maison, /des tire-flemme et des lance-cœur /et des pistolets porte-bonheur. /Mais faudra pas venir pleurer/si après vous êtes tous tués /et que nous, même emprisonnés/on soit tous en train de chanter./Et j'vous préviens qu'si y'a combat,/arrêtez-moi tout de suite,/venez-voir en bas d'chez moi, /dans le jardin de ma suite. /Les ch'veux longs pour armement, /des slogans à tout bras l'vent :/faites l'amour le plus souvent /et pas la guerre évidemment ! /Mais faudra pas venir pleurer /si après vous êtes tous tués et que nous,/même emprisonnés,/on soit tous en train de fumer la ganja./Et j'vous préviens qu'si y'a manif,/arrêtez-moi tout de suite, /venez-voir là où j'habite, /dans ma maison sans calife./Où il fait bon préparer /des chants pour manifester, /avec des paroles anarchistes /et des refrains je-m'enfoutistes. /Mais faudra pas venir pleurer /si c'est bien ensoleillé /et qu'on préfère picoler /à la terrasse d'un café./Et si y'a une trahison, /cherchez pas plus loin qu'ma suite,/prenez l'adresse de ma maison/et rendez-y vous très vite,/moi et mon frère on est espions /et mes sœurs c'est des bouffonnes, /les secrets d'état mon fion /contre un coup à boire on t'les donne. /Mais faudra pas venir pleurer,/si on vous ment à volonté /et qu'pour fausse information,/vous soyez tous dégradés./Et même si on r'monte le temps, /arrêtez-moi tout de suite, /venez voir l'appartement qu'était là avant ma suite,/y'aura bien sûr toutes les sorcières,/les crânes tondus, les juifs allemands,/Jésus, Judas et mon grand-père, /celui qu'a déserté lâchement. /Mais faudra pas venir pleurer,/si votre époque elle est ruinée /et qu'on puisse lire /notre vie dans toutes vos encyclopédies./Et j'vous préviens qu'si y'a la paix, /arrêtez-moi tout de suite,/venez-voir dans le palais qui orne ma suite, /y'aura tous les clandestins,/les zonards et les cousins,/les matelots anarchistes/et les pédés trapézistes./Mais faudra pas venir pleurer, /si on est tous en bonne santé /et qu'dans votre dictocratie, /on y foute l'anarchie.
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06 -
Carcarès
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07 -
Stari most
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J’associe le bien, le mal et envisage le meilleur/Au diable les kilomètres et les frontières,/Pourvu qu’il y ait l’ivresse et la joie, la joie de l’ivresse/A Mostar, j ai marché sur une étoile, madame,/Tu me le diras, c’est un éclat d’obus mon gars !/Ici on se bat pour une bannière, pour un son /De cloche, pas pour des idées…/Le credo tout à fond, mes pieds, mes mains,/Ma bite et mon couteau../Sans oublier ma pauvre tête, en ligne de mire/Sur la comète, un tout petit bonheur sur terre,/Un pur moment l’oubli de soi./M’as tu vu en cadavre ?/On aura vu tomber des têtes quand elles ne/Pensaient plus qu’à ça, exténué par le/Principe de lui courir toujours après./Au début elle te rend visite, se fait belle et/Angélique, ensuite elle te tourne le dos, plus/Un sourire, juste des maux./Un tout petit bonheur sur terre, un pur/Moment d’oubli de soir./M’as tu vu en cadavre ?/A la Saint Jean baptiste, philosophe et anarchiste,/A la Saint Pierrot, mets des tombes dans ton cerveau !/A la Saint Medhi, prends n’importe quoi et réfléchis…/Mais il n’y a pas de Saint Farid/Qu’avez vous fait de son prénom ?/J’ai le cœur aride quand vient la fête de tous vos prénoms/Et quand la guerre n’as pas de nom, comment l’appelle-t-on ?/J’vous l’réponds pardi on l’appelle la guerre des cons/Et j’ rêverais plus./Kod mene ima sunca/Kod mene ima grmejavine/Kod meine je i Alma, moja mladja/Sestrakod meine je Obro, stari cujamin/Kod meine je heroj Irfan/Kod meine je muzcar Teo/Idem id vidjeti na drugoj strani starog Mosta/Mislio sam da je i kod tebe Xsto,/samo ti, ti danas vjerujes da hodas po zvojerzdana/necu vise sanjati.
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08 -
Rue de Paname
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Dans une rue de Panam /Errant au bord de l'eau /J'fumais mon Amsterdam/Pour finir au bistrot /Y’avait là deux-trois femmes /Qui faisaient le tapin /Moi, j'aiguisais ma lame /Pour planter les rupins /Les gens de bon quartier,/Les touristes, les vieillards,/Aiment bien s'promener le long des grands boul'vards/Ils achètent des souv'nirs, des tours Eiffel en plastique/Les saltimbanques les font rire mais faudrait qu'on leur explique/Qu'il y a d'la merde partout, de la drogue /Et surtout des jeunes en galère qui trafiquent la misère/Ouais ! j'dois bien avouer que j'y passe toutes mes journées /C'est que parfois à Paris, c'est la joie et la folie .../Mais croyez-moi, bientôt les flics auront du boulot/Car tous les vagabonds parlent de révolution/Un jour, toutes nos chansons, ouais, vous désarmeront/Il n'y aura plus qu'la folie, la joie et l'anarchie, /La joie et l'anarchie,/La joie dans Paris.
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09 -
Cirrhose
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Je n’me souviens de rien et mon cœur a tout oublié/Les six roses en bouquet offertes par le sien/La première pour me dire qu’il fallait en finir/La seconde pour avouer que c’est moi qui ai tout gâché/En troisième, un indice pour mes nombreux caprices/La quatrième en pleurs souvenirs de bonheur/La cinquième imparable tu étais un minable/Et la dernière facile pour notre histoire inutile./Je n’me souviens de rien et mon cœur a tout effacé/Les six roses en bouquet offertes par le sien/La première délicate je ne sais plus, je constate/La seconde efficace tu m’as pris trop d’espace/En troisième, très pratique j’ai le cœur qui panique/La quatrième sévère tu m’as mis en colère/La cinquième générale tu m’as fait trop de mal/Et la dernière facile pour notre histoire inutile./Je n’me souviens de rien et mon cœur a tout méprisé/Les six roses en bouquet offertes par le sien/La première généreuse il y eut des heures heureuses/La seconde dérisoire il y eut des années noires/Et la troisième mal placée tu t’es souvent trompé/La quatrième impure je t’aime plus et c’est sur/La cinquième comme toujours t’as tué mon amour/Et la dernière facile pour notre histoire inutile./Je n’me souviens de rien et mon cœur a tout oublié/Si c’était mal ou bien, les six roses en bouquet !
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10 -
La ruelle
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Une histoire, une rue, dans mes poches/J’ai retrouvé un joyeux méli mélo,/Ca sentait bon la poubelle !/Un air de vieille ruelle !/Sur une valse/C’était l’histoire habituelle/D’un gars, de son mégot/Et du souvenir d’une belle/Qui lui colle à la peau./On va s’arrêter là ,/La fin on la connaît déjà .
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11 -
La gare de Caen
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Les p’tits gars d’la gare de Caen ont des cicatrices plein la gueule/Ils regardent passer les gens en s’essayant des regards méchants/Ils ne prendront pas ce train pour St Lazare ou bien Réane/Ils resteront goûter la bière à « la Consigne »/Les p’tits gars d’la gare de Caen s’en foutent pas mal des passants/Ou alors c’est pour 1 francs, 10 balles ou un ticket restaurant/L’amour n’est pas représentant, alors ils tournent, tournent en rond/Il remercient le « Floch prigent » pour leur cours de récréation/Les p’tits gars d ‘la gare de Caen se raccrochent en médisant/Ni à un Dieu, ni à un maître mais à leurs amis à quatre pattes/Symbole d’une génération reprennent en cœur mort aux cons/Société tu m’auras pas, anarchie à la mode de Caen/Tout ça pour donner raison aux bons vieux dictons des frangins/Pas de flics, pas d’armée, pas de curé, no futur./Leurs regards de temps en temps croisent celui de jolies filles/Aussi pour un instant ils se disent que c’est pas facile/De séduire quand on a plus d’dents/Alors ils remontent leurs cols mais leurs/Visages attendris n’enlèvent pas l’odeur d’moisi.
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12 -
Salut à toi
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