N° 19 - Jan. 2004
L'art Scène Articles catalogue

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2007

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Jim Murple Memorial et Raspigaous à la Cigale

Véritable petite fourmi à 7 pattes, Jim Murple Mémorial tourne sans relâche depuis 1997, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige.
Cette année encore le groupe ne s’est pas ménagé. Il a illuminé de son Rythm ’n Blues jamaïcain les belles régions de France et a fait quelques sauts à l’étranger (Canada et Belgique).

L’année 2004 ne sera pas encore celle de la retraite, Jim Murple Memorial a même promis de démarrer l’année sous de chaudes températures en réveillant la Cigale, en plein hiver, avec ses collègues marseillais de Raspigaous.
La musique de Murple vient des contrées proches des tropiques, d’endroits chauds et enfumés de la Jamaïque et du Sud des Etats-Unis et on ne doute pas que, malgré l’hiver, il fera très chaud ce soir-là du côté de Pigalle.

S’il est difficile de cacher que le groupe s’inspire du ska, du rocksteady, du jazz, du Rythm ’n blues et du reggae, qu’il voue une certaine admiration aux créateurs – talentueux – célèbres ou méconnus de ces musiques – comme le fameux Jim Murple, guitariste parti des rives du Mississippi pour mourir en Jamaïque – “Le Murple” donne néanmoins une version bien personnelle de ces musiques et de leur swing qui s’appuie sur des accents calypso et tsiganes comme sur le dernier opus, Let’s Spend some Love.

Une bonne occasion de faire la fête au soleil pour toutes celles et ceux qui ont raté leur réveillon ou qui n’ont pas quitté la grisaille hivernale parisienne.
md

Jim Murple Memorial et Raspigaous
Mercredi 28 janvier
19H00 – 15 €
la Cigale

120 boulevard Rochechouart
75018 Paris
Métro : Pigalle

Partenariats – Invitations professionnelles : José Tavares
Tel : 06 09 03 33 53
Mail : [José Tavares]

Des places pour deux à gagner sur L’art-scène au cours du mois.

FRICTIONS, de Philippe Djian

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Une vie. Une vie racontée en 5 séquences. La vie d'un homme lorsqu'il a à peu près 10, 20, 30, 40 et 50 ans. Lui et sa mère, lui et sa fille. C'est la vie de cet homme qui a tout pour être heureux, la beauté, l'argent, des amis, une femme, un enfant. Et pourtant… tout est compliqué.
Finalement, chacun gâche la vie de l'autre à sa manière.
A nouveau, Philippe Djian brosse avec brio de nombreux portraits de personnes complexes, paumées, perturbées. Et l'univers du génial écrivain prend toute son ampleur dans ces 5 morceaux de vie qui reflètent les relations troubles entre les êtres.
Un roman qui pourrait reprendre la célèbre phrase d'Albert Camus : "l'enfer, c'est les autres".
véro.


Extrait (pp. 148-149) :
"Mais qu'est-ce que tu fous là ? lançait-il à sa femme lorsqu'elle arrivait dans les parages. Tu ne vois pas que nous parlons ?"
Elle semblait passer ses journées à ratisser le jardin ou à faire briller les meubles. Jusqu'au jour où je lui ai dit : "Mais pourquoi vous laissez-vous traiter de cette façon ?"
C'était une femme d'une quarantaine d'années qui baissait toujours les yeux.
"Il n'a pas toujours été comme ça", m'a-t-elle répondu.
J'avais encore en tête l'image d'un type aux cheveux oxygénés qui fracassait sa guitare sur le sol. J'en étais écoeuré. Qu'il soit devenu cette espèce de bureaucrate irascible, une vraie terreur dans son foyer, m'écoeurait profondément. Je me sentais trahi par les Diablos, bafoué par leur leader dans son chandail Ralph Lauren, par sa piteuse reconversion.
J'avais son poster au-dessus de mon lit et je les écoutais du matin au soir. Ma mère entrait dans ma chambre en se bouchant les oreilles. Elle entrait chez moi comme dans un moulin. J'avais beau lui dire de frapper avant d'entrer, elle s'en fichait. "Je suis ta mère. Je t'ai mis au monde." Elle venait s'asseoir et me caressait la tête pendant que les Diablos continuaient à faire trembler les murs.
J'ai ajouté : "Evelyne, je sais que ça ne me regarde pas, mais comment faites-vous ?"
Depuis que ma mère et ma fille ne semblaient plus avoir besoin de moi, je pouvais m'intéresser aux autres.
Cette conversation s'est terminée dans mon lit, au milieu de l'après-midi, et franchement nous n'y avons rien compris. Ni elle, ni moi.
Rassemblant ses vêtements contre sa poitrine, elle est sortie du lit à reculons en m'adressant un sourire gêné. "Evelyne, écoutez, je suis désolé…", ai-je soupiré en songeant à tout ce que nous venions de faire et que nous ne pouvions rattraper.
Elle avait les joues rouges de confusion. Elle s'est rhabillée avec des gestes maladroits pendant que je me grattais la tête.



Philippe Djian, "Frictions", éd. Gallimard, 169 p., 16 €

UNE MAISON DE FRANK L. WRIGHT, de Cosey

Les histoires d'amour par Cosey, moi j'aime ça ! Sans doute parce qu'il ne s'agit jamais de scénarios ordinaires. Les personnages sont tout aussi vieux que jeunes, beaux ou communs. Ils sont souvent malicieux, originaux, parfois un peu fous, toujours émouvants.
Dans sa nouvelle BD, l'auteur nous fait vivre quatre nouvelles : la touchante histoire de Lambert et Rhapsody dans "Une petite tulipe rose", la nostalgie d'un homme lorsqu'il revient sur les lieux de sa jeunesse et repense à son amie d'enfance, l'étrange rencontre de Buzzy et la mystérieuse H.H.A. Et puis les destins de Chuck et Lily, la grand-mère de son ami, qui se croisent et se sauvent dans "Only love can break a heart".
Le travail de Cosey est une fois de plus remarquable, tant au niveau de la recherche et de l'originalité des histoires, qu'au niveau de la qualité des dessins et couleurs.
Comme à son habitude, le dessinateur sait surprendre le lecteur et l'englobe dans les bulles de son monde aux personnages attachants.
véro.

"Une maison de Frank L. Wright et autres histoires d'amour" par Cosey
Collection Aire Libre, aux éditions Dupuis

DANIEL HELIN A BAS LES WATTS !

Bas les Watts ! c’est une série de concerts entièrement acoustiques organisés au Théâtre Rutebeuf de Clichy par l’association Tempo. Dans la petite salle du théâtre, Tempo invite des artistes à relever un défi : faire un concert sans aucune amplification. Un vendredi par mois, les concerts de Bas les Watts ! Cabaret DésinVolt se déroulent dans une ambiance bon enfant. L’entrée est à 6,70 €, autant dire que c’est donné ! La programmation proposée par Tempo et la formule totalement acoustique ont fait le succès de Bas les Watts !
On salut encore une fois l’entreprise de Tempo, association qui donne la parole à la chanson d’expression.
F.G.

Concerts :
- Vendredi 16 janvier 2004 – 21 H 00 – Daniel Hélin
- Vendredi 6 février 2004 – 21 H 00 – David Lafore
- Vendredi 5 mars 2004 – 21 H 00 – Jeanne Cherhal
- Vendredi 2 avril 2004 – 21 H 00 – Toma Sidibé

Les concerts sont à 21 heures au Théâtre Rutebeuf
16/18, allées Gambetta
92 110 Clichy-la-Garenne
M° Mairie de Clichy
Réservations : 01 55 90 52 39
Tarif unique : 6,70 €


Mail : [Tempo]
Pour recevoir plus d’infos sur Bas les Watts ! Cabaret DésinVolt, adressez leur un mail.

Sur L’art-scène : [ Interview de Thierry Grolleau, coordinateur et directeur artistique de Tempo – avril 2003]