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Sarclo
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Crédit : Flavie Girbal
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Sarclosolo
23 titres
- 65 min Ref : 984122 Sorti : 1993 Production : Côtes du Rhône Distribution : EPM
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01 -
La Gibson 2'13
02 -
Baratin d'intro 3'04
03 -
Comparaison (n'est pas raison) 1'56
04 -
Ma mie 2'10
05 -
Les nichons 2'09
06 -
L'amour, comment procéder 1'48
07 -
Le plaisir masculin 4'22
08 -
Une fille impec 1'53
09 -
Mon amie douce 1'57
10 -
L'association 2'56
11 -
Mon papa 2'11
12 -
Encore une histoire de cabinets 5'09
13 -
Quand tu seras petite 3'19
14 -
J'aime la vie, je fais des bébés 3'03
15 -
A ma femme endormie 1'52
16 -
Les Chinois 2'54
17 -
Le labeur pour les épinards 2'17
18 -
Nouvelle-chanson-suissse-romande-écolo-caca-pipi-talking-blues 2'27
19 -
Betty Bossy (Oh...lala!) 1'53
20 -
Une Warteck et un Cardinal 1'52
21 -
Petite voix, petite quiquette 5'21
22 -
La Saga des machins et des zinzins 5'00
23 -
Le meuh de la fin 2'40
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01 -
La Gibson
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Vous dites que c'est c'glando / Il arrive pas trop tôt / Pour faire son numéro / Déjà qu'il est pas beau / Vous dites que c'est c'glandard / Il arrive un peu tard / Qu'est-ce que c'est que cette guitare / Il a l'air d'un connard / Mais moi / Moi je n'ai peur de personne / Avec ma Gibson / Yeaaah / J'suis né j'étais tout petit / Mais j'ai très vite appris / A trouver mon zizi / Ce fut le paradis / Mais j'appris pour mon malheur / Modérant mon ardeur / Que j'étais un branleur / Fallait cesser sur l'heure / Depuis / Ca ne gêne plus personne / Je me touche la Gibson / Yé yeaaah / Un jour, voyant qu'j'étais pubère / À mes poils au derrière / Des gros cons à visière / Voulaient me faire militaire / J ai dit holà les gars / Vous êtes un peu gagas / Je veux bien être soldat / Mais ça marcherait pas / Moi / Je ferais peur à personne / Avec ma gibson / Yé yé yeaaah / Un jour, j'ai eu envie / Pour arranger ma vie / D'avoir des bonnes amies / Ravissantes et gentilles / Mais la vie est si féroce / Et les filles sont rosses / On me traita c'est atroce / D'éjaculateur précoce / Depuis / Je ne frustre plus personne / J'éclabousse ma Gibson / Olé !
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02 -
Baratin d'intro
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Amis de la photocopie bonsoir! Restez assis... / Je vous vois venir... à ce qu'il faut bien considérer comme un spectacle de chanson française de qualité, et il y doit y avoir en gros trois types de spectateurs, parmi lesquels vous vous reconnaîtrez facilement: Tout d'abord il y a ceux qui, au cours du spectacle, vont avoir de plus en plus envie de coucher avec moi. Par commodité, nous les appellerons les spectatrices. / Ensuite, il y a ceux qui sont venu avec les spectatrices. Par lucidité, nous les appellerons ceux qui s'emmerdent, et qu'ils se rassurent, je ne leur en veux pas du tout, si c'était que ça, je ne serais pas là non plus. / Et enfin, il y a ceux qui considèrent qu'il n'y a pas que le sexe dans la vie, mais quoi d'autre, me direz-vous, et c'est ce qu'ils vont essayer de trouver ce soir entre les lignes, et nous leur souhaitons bonne chance, et en toute logique, nous les appellerons les institutrices centre-gauche Tupperware. / Comme mon honnêteté foncière me force à reconnaître qu'il y a pour finir assez peu de gens qui veulent coucher avec moi et que je n'ai pas grand chose à foutre de l'opinion des Tupperware, je devrais en principe faire un spectacle pour le gros tas des obsédés sexuels qui s'emmerdent, c'est à dire un spectacle avec des lumières clinquantes et des décolletés profonds. Comme je n'ai pas encore ni les budgets pour les lumières, ni les nichons pour les décolletés, nous n'allons pas procéder de cette manière. / Pour les spectatrices, je vais me placer tout à fait volontairement seul au milieu de la scène, ayant noté que les musiciens que j'ai mis au chômage avaient tendance à me casser mes coups, en faisant les pitres aux moments les plus torrides. / Pour les institutrices, je vais m'efforcer de faire un spectacle peu bruyant, de manière que si elles restent insensibles à la lascivité générale de ma prestation, du moins le texte ne leur en échappe pas, au cas où elles y trouveraient quelque chose. / Et pour éviter de voir s'assoupir ceux qui s'emmerdent, ce qui fait toujours mauvais genre, je vais saupoudrer le spectacle de quelques grossièretés. Ça réveille, et ça mange pas de foin. S'il devait y avoir, en plus de ces trois catégories de spectateurs, ce journaliste lausannois, vous savez, et je ne parle pas de Jean Ellgass, je ne parle jamais de Jean Ellgass, je suis évidemment navré de l'impression que je vais lui faire, mais vous tomberez d'accord avec moi que ça n'a vraiment pas la moindre importance. / En voiture Simone.
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03 -
Comparaison (n'est pas raison)
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T'es belle comme un chocolat / Comme un koala / Comme un courant d'air / T'es belle comme un camion de briques / Comme un train électrique / Dans la vitrine de chez Weber / T'es belle comme un jour de grève / Belle comme le Salève / Depuis Collonges / T'es belle comme un panier de prunes / Belle comme un coup de lune / Comme les jours qui s'allongent / T'es belle comme un radiateur / Belle comme un chou-fleur / Belle comme un crayon / T'es belle comme du blé qui pousse / Comme le Petit Larousse / A la page des avions / T'es belle comme un toit d'ardoise / Un bonbon framboise / Qui colle dans les poches / T'es belle comme un arrosoir / Comme une pile de mouchoirs / Comme un manche de pioche / T'es belle comme la tour Eiffel / Belle comme une poubelle / Comme un champ de colza / T'es belle comme des vieilles chaussures / Comme une chanson de Couture / Et cetera / T'es belle comme la tour Eiffel / Belle comme une poubelle / Comme un champ de colza / T'es belle comme un dessin de Poussin / Une chanson de Desjardins / Et cetera...
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04 -
Ma mie
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Ma mie ne quittez pas ma vie / Sans avoir entendu deux mots / Ne partez pas, je vous en prie / Ne condamnez pas mon culot / Si mon regard vous déshabille / C'est qu'il est nu comme un sanglot / Que ma vie s'écroule et m'ennuie / Que je cours après les morceaux / Je voudrais savoir le prénom / Qu'on vous dit quand on vous connaît / Je voudrais entendre le son / De vos rires et de vos regrets / Je suis jaloux de vos voisins / Qui vous voient le printemps venu / Ouvrir vos volets le matin / Vous croyant un peu dévêtue / Ma mie ne quittez pas ma vie / Sans avoir entendu deux mots / Ne partez pas, je vous en prie / Ne condamnez pas mon culot / Si mon regard vous déshabille / C'est qu'il est nu comme un sanglot / Que ma vie s'écroule et m'ennuie / Que je coule avec les morceaux / Je voudrais savoir la lumière / De vos gestes et de vos regards / Quand vous criez nue en guêpière / Quelques réalités sans fards / Déjà tout ça n'est pas très drôle / Mais si en plus ça doit finir sans vous / Ça fait beaucoup pour mes épaules / On va finir carrément fou / Ma mie ne quittez pas ma vie / Sans avoir entendu deux mots / Ne partez pas, je vous en prie / Ne condamnez pas mon culot / Si mon regard vous déshabille / C'est qu'il est nu comme un sanglot / Que ma vie s'écroule et m'ennuie / Que je cours après les morceaux. / Ma mie, mais vous quittez ma vie / Je n'ai pas pu vous dire un mot / Vous partez, mais je vous en prie / Vous prendrez bien quelques sanglots / Emportez un regard qui vrille / Allez-y, j'en ai tout un lot / Un peu de ma vie qui s'ennuie / Je n'ai vraiment aucun culot / Vous partez, mais je vous en prie / Vous prendrez bien quelques sanglots / Un peu de ma vie qui s'ennuie / Je n'ai vraiment aucun culot
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05 -
Les nichons
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Ah! ... non, vraiment faudrait faire quelque chose / Se disait-il en lisant son journal / Non mais c'est vrai vous trouvez-ça normal / Ajoutait-il d'un ton morose / Ah! ... que le monde est mal fichu! / Mais il n'a jamais rien foutu... / Il voyait des nichons partout (bis) / Non mais c'est vrai le vieux monde est pourri / Et l'argent trop cher / A dix pour cent comment faire une affaire / Tu parles d'une cochonnerie / Ah! ... que le monde est mal fichu! / Mais il n'a jamais rien foutu... / Il voyait des nichons partout (bis) / Ah! ... Disait-il en tapant sur la table / Je peux plus finir mes saucisses / Je ne saurais souffrir tant d'injustice / C'est trop épouvantable / Ah! ... que le monde est mal fichu! / Mais il n'a jamais rien foutu... / Il voyait des nichons partout (bis) / Putain! ... dit-il, écoutant son moteur / Un bruit de passe-légume / Ma vieille R12 va nous faire un gros rhume / Si je mets pas d'huile tout à l'heure / Mais il n'a jamais rien foutu / Et sa vieille bagnole est fichue / Il voyait des nichons partout (bis) / Vous allez dire, ce type est un sans-cœur / Monstre d'indifférence / Comment peut-il assumer nos souffrances / Et laisser couler son moteur / Si le monde est si mal fichu / C'est qu'il n'a jamais rien foutu / Si sa vieille bagnole est foutue / C'est qu'il n'a jamais rien fichu / Mais y avait des nichons partout (bis)
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06 -
L'amour, comment procéder
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(L'amour n'est pas une sinécure / Mais voyons ensemble comment procéder) / Tout d'abord, ne pas alanguir l'être aimé / Ne pas l'aplatir / Mais debout dans une encoignure / Mordre un peu, renifler beaucoup / Sans trop précipiter l'allure / Bien manger la chair de son cou / Convoiter son architecture / Et l'apprendre de bout en bout / Puis, voyant vibrer l'ossature / Et s'arc-bouter l'encolure / Craquer la moitié des jointures / Et se gonfler les embouchures / Prendre l'être aimé par la main / Vers un lit tendu de satin... / Puis, alors, ne pas découvrir l'être aimé / Ne pas l'entrouvrir / N'esquisser d'abord que l'épure / Et voir la forme avant le fond / Bien rester au bord des fêlures / Et ne pas aller d'un seul bond / Faire monter la température / Avant les assauts furibonds / Quand son cri devient sa nature / Quand la joie touche à la torture / Quand on rit des égratignures / Quand on boit vos éclaboussures / Faire alors présent de son pieu / Dont le désir est impérieux... / Puis, enfin, ne pas étourdir l'être aimé / Ne pas l'assaillir / Bien garder encore la mesure / Et rester encore détendu / Un assaut de musculature / Aurait pour effet bien confus / De se voir mener à conclure / Encore éloigné de son but / Mais soudain, voyant sa cambrure / Qui se soulève et qui conjure / Bien dévoiler son envergure / Et la bourrer sans fioriture! ... / Et qu'alors un état second / Vous dicte bien votre abandon / (L'amour n'est pas une sinécure / Mais nous avons vu de quelle façon procéder...)
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07 -
Le plaisir masculin
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Chers petits amis, / Nous abordons ce moment délicat du spectacle où, livrant le vrai fond de sa pensée, l'auteur-compositeur-hélas-interprète va faire basculer la soirée dans le mauvais goût le plus sûr. / En effet, si jusqu'ici, tout n'a pas été strictement ordre et beauté, luxe, calme et volupté, du moins n'a-t-on pas encore effleuré ce sujet scabreux entre tous qu'est le plaisir masculin. L'homme, cet inconnu... / Voilà la question qui se pose à mon esprit, et je sais qu'on va me trouver vulgaire et dérisoire, je me demande, à l'aube du troisième âge (on a l'âge de ses sphincters): est-ce qu'on s'est assez souvent, assez longuement, assez tendrement et valablement occupé de ma bistouquette? Et quand je dis on, pour une fois, je ne parle pas de moi-même et de mon agitation permanente... L'artiste doit savoir quelquefois tourner son regard vers les autres... / Pour placer cette question oiseuse dans un contexte qui ne la sauvera pas, il faut vous dire que j'ai eu 17 ans en 1968, et que si ce qu'on a appelé les "événements de mai" a beaucoup fait pour la promotion des femmes, du Larzac, des CRS et des étudiants, il faut bien reconnaître que la bistouquette a été la grande oubliée de ce remue-ménage socio-culturel. / Qu'on me comprenne bien: je suis parfaitement persuadé qu'il n'y a pas à revenir sur des acquis socio-féminins aussi évidents que le salaire égal et le vibromasseur. Desproges avait sûrement raison de faire goûter ses pinards à son épouse, et je passe quelquefois le volant à la mienne: il y a des choses qu'elles peuvent apprendre. Et si je reste résolument opposé au droit de vote pour les Appenzelloises, ça n'a rien à voir, c'est simplement des emmerdeuses suisses allemandes, elles peuvent très bien se la coincer un dimanche sur douze et laisser leurs gaillards aller jouer avec leurs épées.Mai 68 a frappé la Suisse de plein fouet en juin 1971. Chez nous, on se lève tôt, mais on se réveille tard. J'avais 20 ans, et je vivais avec ma première gonzesse. Le mercredi soir, elle était avec des copines, pour évoquer leur féminitude. Au défilé du premier mai je m'étais glissé dans leurs rangs, et, devant leur manque d'enthousiasme pour les slogans, j'avais essayé de lancer: "Un zizi pour faire pipi! ...", mais il a semblé que je n'étais pas dans le ton. / À l'époque, souvenez-vous, pour Américain on disait Yankee, pour branleuse on disait féministe, et pour branleur on disait phallocrate. Le clitoris était associé, au niveau de l'image, à quelque part, s'tu veux, au sable des plages récemment découvertes sous les pavés, et la bistouquette était rabaissée au rang de symbole du pouvoir phallique, le plus souvent incarné par le petit bâton blanc accortement manipulé par les représentants des forces de l'ordre. / Et bien chers petits amis, c'est là que je m'insurge. Et là , ceux qui s'emmerdent et moi-même, nous nous adressons aux spectatrices, et pourquoi pas, aux institutrices et aux Tupperware. C'est avec délice que nous sommes disposés à rendre hommage aux replis les plus exquis de leur féminité, mais quand vous avez passé un quart d'heure de temps à vous mettre en quatre pour pas grand chose, et que vous vous dites: "Mais qu'est-ce qu'elle branle?" Et bien la réponse est là , cinglante et cruelle évidence: elle ne branle rien. / Je m'insurge, chers petits amis. Je m'insurge. Loin de moi l'idée de vouloir brandir ma zigounette comme le porte-drapeau d'aucune espèce de revendication, mais qu'on songe tout de même avec un peu d'attendrissement à la fidélité, à la souplesse, à la durabilité d'un prépuce. Quiconque a été le propriétaire d'une Renault 12 reconnaîtra que le prépuce est mille fois plus fiable qu'une durite de radiateur. Vous êtes bon pour la changer tous les 30'000 kilomètres, et je compte largement. Le prépuce... quelle chose épatante... / A votre bon cœur, Mesdames, un non-baisant vous remercie...
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08 -
Une fille impec
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09 -
Mon amie douce
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Mon amie douce est foutu le camp / Y paraît que j'étais trop peinard / Avec ma femme et mes moutards / Elle m'a dit ça très gentiment / Mon amie douce est foutu le camp / Elle viendra plus me toucher les miches / Et si vous pensez que je m'en fiche / Vous vous gourez profondément / Mon amie douce est foutu le camp / Elle viendra plus me toucher les choses / On va donc vers des temps moroses / À faire ça tout seul comme avant / C'était une fille pas ordinaire / Avec la lumière dans les yeux / Jurant beaucoup, crachant très peu / Elle ne pleurait pas dans son verre / C'était une fille pas compliquée / Qui m'a offert quelques beaux livres / Bien tendre à vivre et dure à suivre / C'est bien fait, comme elle m'a plaqué / Mon amie douce est foutu le camp / Elle voulait fabriquer des mômes / Avec moitié mes chromosomes / Vous parlez d'un bon arrangement / Mon amie douce est foutu le camp / Si jamais j'avais pu être douze / J'aurais brillé dans les partouzes / Et pu faire de nombreux enfants / Mais chuis là tout seul comme un grand / Avec jamais le temps de rien faire / On rigole, mais j'ai le cœur qui serre / Mon amie douce est foutu le camp / Mais chuis là tout seul comme un gland / Avec jamais le temps de rien faire / On déconne, mais j'ai le cœur qui serre / Mon amie douce est foutu le camp
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10 -
L'association
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Chérie, ça va beaucoup mieux, j'arrive à passer des minutes entières sans pleurer. / Je vais pas me suicider cette semaine, j'ai trop envie de suivre l'évolution du trou de la calotte polaire et du FC Servette en Ligue nationale B. / J'ai fait quelques téléphones. Tes anciens amants et moi-même, nous allons créer un genre d'association à but non lucratif. Comme tu vas en être une sorte de présidente honoraire, je voudrais brièvement t'en expliquer les buts et le fonctionnement, tu auras peut-être des suggestions à nous faire. / Premièrement, nous voudrions faire clairement savoir que la vie est rigoureusement impossible sans toi. Le fait qu'un grand nombre de garçons se fassent une idée tellement exagérée du plaisir qu'il pourraient retirer d'une relation sexuelle aboutie avec Ornella Muti, sans même avoir jamais songé à toi, voilà qui nous semble être une des fautes de goût majeures de ce siècle. / Très injustement, il y a des culs plus à la mode, et qui de loin ne sont pas meilleurs. Nous pensons qu'un peu de marketing, astucieusement adapté à cette chose, devrait pouvoir lui élargir le panel des ouvertures. / Par ailleurs, il nous a semblé que nous comptions parmi nous fort peu de garçons ayant rempli leurs obligations militaires. Il nous manque cette dimension personnelle qu'est la camaraderie nostalgique. Les banquets que nous ne manquerons pas d'organiser nous permettront de nous la partager dans une ambiance de chaude amitié masculine largement arrosée. / C'est une des grandeurs de l'existence qu'il ne faut pas négliger. Tu as fait beaucoup pour notre construction intérieure, mais il nous manque de pouvoir évoquer ensemble et dans le détail, et le bénéfice du partage spirituel qui se fait à ton contact, et le plaisir de connaître une cochonne convaincue. Ça court pas les rues. Ah là là ... / Enfin, comme le travail de promotion de ton image ne sera pas sans fruit, une partie de ta gloire rejaillira sur nous, et ainsi, si d'aventure un amant actuel devait devenir un amant passé, il saurait pouvoir trouver auprès de nous la chaleur, la structure, la compréhension qui font de ce moment invivable une expérience impossible, ce qui est beaucoup préférable. / Tu vois, chérie, je fais des choses, j'organise une vie sans toi, et bien sûr, ce n'est pas facile, mais je m'y mets. Je pense à ces camarades que j'ai contactés, et j'estime qu'ensemble, nous nous en sortirons. Il y a beaucoup à faire, mais c'est sûrement possible pour un certain nombre d'entre nous. / Et ce garçon que tu as trouvé, dis-lui bien de profiter, et que le moment venu, nous serons avec lui.
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11 -
Mon papa
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Par un matin de mal de chien / Pour certains qui perdent leur sang / D'autres vont bouffer deux croissants / Et feuilleter leur quotidien / D'autres font marcher des sirènes / Simplement pour sauver quelqu'un / Par un matin de mal de chien / Simplement quelqu'un qu'on emmène / Je pensais pas que j'aimais mon papa / Au point d'écrire une chanson tendre / Pour lui dire que ça peut attendre / Qu'il peut partir une autre fois / Je pensais pas que j'aimais mon papa / Au point d'aimer les ambulances / Les infirmières et les silences / De nos visites faites à mi-voix / Dans les couloirs de l'hôpital / Un ami, fils d'un autre père / D'un autre monsieur qu'on opère / Dont le sort est aussi brutal / On frôle un peu la tragédie / On se dit quelques mots banals / Dans les couloirs de l'hôpital / On est là pour croire à la vie / Je pensais pas que j'aimais mon papa / Au point d'écrire une chanson tendre / Pour lui dire que ça peut attendre / Qu'il peut partir une autre fois / Je pensais pas que j'aimais mon papa / Au point d'aimer les ambulances / Les infirmières et les silences / De nos visites faites à mi-voix / Je venais pour le voir guérir / A peu près deux fois par semaine / J'avais la joie, d'autres la peine / D'être là plutôt pour mourir / Ou pour voir mourir un des leurs / Dans ces couloirs sentant la cire / Je venais pour le voir guérir / Et croiser d'autres gens en pleurs / Je pensais pas que j'aimais mon papa / Au point d'écrire une chanson tendre / Pour lui dire que ça peut attendre / Qu'il peut mourir une autre fois / Je pensais pas que j'aimais mon papa / Au point d'aimer les ambulances / Les infirmières et les silences / De nos visites faites à mi-voix
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12 -
Encore une histoire de cabinets
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Ma fille, mon enfant, la chair de ma chair et moi-même, nous nous rendons quelquefois dans des établissements publics pour y consommer des rafraîchissements. À la suite de quoi elle exprime souvent le désir de faire pipi. Dois-je, en l'occurrence, l'emmener plutôt vers les cabinets des dames, ou plutôt vers les cabinets des messieurs?
Et bien moi par exemple, en ce qui me concerne, je suis la proie d'une sorte d'appréhension à l'idée d'entrer dans les cabinets des dames. Toutes sortes de fantasmes discutables se télescopent dans mon esprit, le laissant au bord de l'effondrement. Sur quelles scènes atroces, en effet, ne vais-je pas y faire irruption? / J'imagine une sorte d'ambiance sulfureuse de messe noire féministe centre-gauche Tupperware, dans des lieux jonchés d'avortons
sanguinolents emballés à la hâte dans des serviettes périodiques douteuses. / Vous verrez là , bien sûr, la marque de mon déséquilibre et de ma perversion, et je vous en demande simplement pardon. Un esprit logique et posé devrait savoir que les cabinets des dames sont en somme des endroits tout à fait convenables et pratiques, et qui si l'on y fait bien pipi, et hélas caca, comme c'est en somme la finalité de l'endroit, la chose se déroule dans de petits boxes, dont la fermeture dissimule, du moins au regard, l'essentiel des horreurs en cours. / En principe, en y entrant, on ne trouve que des lavabos, et ce qu'on pourrait découvrir à ce moment ne devrait pas beaucoup sortir de ces activités très classiquement féminines que sont le bavardage et le ravalement de façade. Or, s'il y a beaucoup de secret dans la peinture sur zongles, la peinture sur zyeux, la coiffure, la parfumerie et tout le
bataclan, il est plausible que ces secrets ne pèseraient pas d'un grand poids devant l'impérieuse nécessité où se trouverait un jeune père d'avoir à aider la chair de sa chair à soulager sa jeune vessie. / Mais voyons ensemble, si vous le voulez bien, ce qui pourrait se passer chez les mecs. D'abord, Coline ne sachant pas lire, elle ne comprendrait rien aux commentaires des superbes dessins gravés dans les murs. Et comme elle n'a pas le sens des chiffres, il y a peu de chance qu'elle téléphone à leurs auteurs, ou qu'elle sorte de ces endroits avec des idées de comparaisons désobligeantes et déplacées à l'égard de mes mensurations. / Par ailleurs, s'il est vrai que la différence essentielle entre les toilettes des deux sexes réside dans la présence, chez les messieurs, de ces charmants réceptacles que sont les urinoirs, il faut bien dire qu'on y pisse de dos, si je puis dire, et que si l'on se reboutonne de trois quarts, voire de face, pour les plus embrumés des vachers fribourgeois venus se vider de leur bière, il est tout de même bien rare d'avoir la chance d'apercevoir leur petite zigounette. / Alors cabinets des dames ou chiottes des messieurs ? / C'est toute la grandeur de nos civilisations libérales et démocratiques qui se trouve radicalement exposée dans la liberté intrinsèque où se trouve tout individu pour faire ce type de choix seul et en conscience. / Vous me suivez ? / C'est toute la grandeur de nos civilisations libérales et démocratiques qui se trouve radicalement exposée dans la liberté intrinsèque où se trouve tout individu pour faire ce type de choix seul et en conscience. / A titre d'illustration, sur cette question, que nous laisserons ouverte, je voudrais vous donner un exemple, par exemple. Par exemple... et ben par exemple moi... et ben par exemple moi ma maman quand j'étais petit... et ben par exemple moi ma maman quand elle faisait du tennis avec madame Lorenzetti quand j'étais petit... Et ben moi maman quand elle faisait du tennis... et ben je me faisais chier... mais à la fin de la partie, j'en avais toujours vachement besoin, de ma maman... quand j'étais petit.Et il se trouvait toujours une gentille dame, la conne pour m'y amener dès mes premiers pleurs. Ma maman était dans les vestiaires, elle n'y
était pas seule, et il y régnait une ambiance exquise de larges culottes de jersey de coton blanc, d'accroche bas couleur chair, en nylon, comme les bas, et de cette poussière rouge qu'on traîne derrière soi en sortant des courts de tennis, et qui se mêlait, sur les claies humides, aux traces mouillées des pieds fraîchement sortis de la douche. / Et moi, pauvre petit être secoué de sanglots, je voyais ainsi passer les pieds de ma maman suivis des pieds des copines de ma maman, surplombés des copines de ma maman. J'ai réussi à m'introduire dans ces vestiaires jusqu'à l'âge de m'en faire foutre à la porte, plus un petit quelque chose, et j'en garde un souvenir torride et délicieux, et à mon avis ça vaut bien les madeleines de l'autre enfoiré. / Conclusion: si j'étais si bien dans les vestiaires des dames, je vois pas du tout pourquoi Coline aurait pas droit aux chiottes des messieurs. / Merci.
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13 -
Quand tu seras petite
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Quand tu seras petite on ira au zoo / Filer à bouffer aux girafes / Ramasser les plumes des oiseaux / Pour écrire des fautes d'orthographe / Et quand t'auras un bon carnet / On ira boire des Grappillons / Tu pourras faucher la monnaie / Que j'aurai laissée au garçon / T'iras te payer des Mickey / Des branches à quinze et des crayons / Pour faire les fous à la récré / Des échanges avec les garçons / Et je te dirai dix mille je t'aime / Tous les jours et sur tous les tons / Ça sert à chasser les problèmes / Les avares et les pièges à cons (bis) / Je t'apprendrai à jouer aux billes / À Zig Zag Zoug, et à la crapette / Je t'apprendrai des tours de magie / Et à remonter tes chaussettes / Je te ferai des nœuds à tes lacets / Je t'écrabouillerai des bananes / Je te ferai bouillir des nouilles exprès / Je te ferai pas finir tes tisanes / Je te fabriquerai des pistolets / À élastiques et des cabanes / Pour aller cacher des sifflets / Pleurer de rire et fumer des lianes / Et je te dirai dix mille je t'aime / Tous les jours et sur tous les tons / Ça sert à chasser les problèmes / Les avares et les pièges à cons (bis) / Et quand t'iras en course d'école / Je te ferai des pique-niques déments / Du choc et des bonbons qui collent / Rien que des trucs mauvais pour les dents / T'auras des tonnes de Malabar / Et des bouteilles de Sinalco / Une grosse lampe de poche pour le soir / Une boussole et un petit couteau / Et quand je t'amènerai à la gare / Je serai triste comme un vieux cageot / Mais je t'en voudrai pas si tu te marres / Avec ton gros sac sur le dos... / Et je te foutrai dix mille baisers / Tous les jours et sur tous les tons / Et c'est pas ça qui va t'user / Vu que j't'ai pas faite en savon (bis)
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14 -
J'aime la vie, je fais des bébés
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Y a ceux qu'ont des gros chiens / Qui décorent les trottoirs / Ceux qu'ont des BMW / Ceux qu'ont carrément rien / Qui picolent dans le noir / Ou pleurent seuls devant la télé / Mais moi j'ai mon moyen / Pour planquer mon cafard / Chuis un crétin multiplié / J'aime la vie, je fais des bébés / C'est à moitié mon cœur / Qui bat dans ma poitrine / À la vitesse d'un cœur d'oiseau / Je goûte à mon bonheur / En beurrant les tartines / Avant de partir au boulot / C'est à moitié ma main / Qu'elle met dans la mienne / En descendant les escaliers / Main qui ne pèse rien / Dans la danse aérienne / D'un petit plaisir journalier / J'aime la vie, je fais des bébés / C'est à moitié mon corps / Qui joue dans la baignoire / Y a bientôt plus rien à gicler / C'est à moitié ma mort / Remise un peu plus tard / Que d'avoir le droit d'effleurer / La joie multicolore / De mes gestes épars / Et ses quelques cheveux de blé / J'aime la vie, je fais des bébés
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15 -
A ma femme endormie
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Tu dors en croyant que mes vers / Vont encombrer tout l'univers / De désastres et d'incendies. / Elles sont si rares pourtant, / Mes chansons au soleil couchant, / Et mes lointaines mélodies. / Mais si je dérange parfois / La sérénité des vieux froids, / Si des sons d'acier ou de cuivre / Ou d'or, vibrent dans mes chansons / Pardonne-moi, c'est ma façon / Je suis vraiment pressé de vivre / Et puis tu m'aimeras toujours / Éternelles sont les amours / Dont ma mémoire est le repaire / Nos enfants seront de fiers gars / Qui répareront les dégâts / Que dans ta vie a fait leur père / Ils dorment sans rêver à rien / Dans le nuage aérien / Des cheveux sur leur fine tête, / Et toi, près d'eux, tu dors aussi, / Ayant oublié le souci / De tout travail, de toute dette / Moi je veille et je fais ces vers / Qui laisseront tout l'univers / Sans désastres et sans incendies. / Et demain, au soleil montant, / Tu souriras en écoutant Cette tranquille mélodie.
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16 -
Les Chinois
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4'000 étudiants polis / D'une gentille manifestation / Écrabouillés par les chenilles / De l'armée de libération / La place rouge de sang chinois / Libéral et télévisé / Émoi, émoi, mais quel émoi / Je sais pas quel émoi chanter / J'ai juste faim, froid, peur, honte, soif et sommeil / Et puis les molaires qui baignent dans le bircher / Faim, froid, peur, honte, soif et sommeil / Parce que je vois pas ce que je pourrais faire / 400 chanteurs sirupeux / En chœur pour les bébés machins / Nous pleurnichent dans le blanc des yeux / Une petite assiette à la main / Ils ont la voix bourrée d'émoi / Généreux et télévisé / Et moi, et moi, je reste coi / Je n'ai pas été invité / J'ai juste faim, froid, peur, honte, soif et sommeil / Et puis les molaires qui baignent dans le bircher / Faim, froid, peur, honte, soif et sommeil / Parce que je vois pas ce que je pourrais faire / 40 ans, bientôt 40 ans / J'aime les filles et le vin rouge / Le travail, et perdre mon temps / Les jupes et les enfants qui bougent / Autour de moi, le monde est froid / Bordélique et télévisé / Effroi, effroi, mais quel effroi / Je ne suis pas encore crevé / J'ai juste faim, froid, peur, honte, soif et sommeil / Et puis les molaires qui baignent dans le bircher / Faim, froid, peur, honte, soif et sommeil / Parce que je vois pas ce que je pourrais faire
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17 -
Le labeur pour les épinards
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18 -
Nouvelle-chanson-suissse-romande-écolo-caca-pipi-talking-blues
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Y a un gaillard de Tolochenaz / Qu'avait ses poils gros comme le bras / Ce fut le problème de sa vie / Jusqu'à la mode de l'écologie / Dès lors il n'en fut pas peu fier / Car il les coupait pour l'hiver / Et les mettant dans sa chaudière / Il chauffait sa maison entière / Coin coin! ... / Y a un gaillard de Plan-les-Ouates / Qu'était surdoué de la prostate / Toujours les mains dans son falzard / Mais il soufflait comme le blizzard / Ça soufflait dur à Plan-les-Ouates / Mais le syndic social-démotarte / Fit installer pour ses pénates / Un éolienne de 300 watts / Attention les vélos à Plan-les-Ouates / Y a un gaillard de Goumoens-la-Ville / Qui pissait dru par le nombril / Comme il avait l'esprit pratique / Il y mit l'hydroélectrique / Y a un gaillard de Goumoens-le-Jux / Que sa femme avait le feu au cul / Comme il était installateur / Il y mit une pompe à chaleur / Coin coin! ... / Y a un gaillard de Champittet / Qu'avait les couilles en pierre à briquet / Quand il bouffait du cassoulet / Il chauffait tout au gaz de pet / Y a un gaillard de Champ-Dollon / Vous savez, un de ces drogués avec des cheveux longs / Il les tricotait à temps perdu / Pour en faire de la corde de pendu / Et attention! ... humour social! ... / Y a un bourgeois de Senarclens / Affublé d'une pine à deux glands / Et pour comble de ridicule / Il n'avait qu'un gros testicule / Sa femme empoignait l'ustensile / Elle s'en servait comme d'un pendule / Elle trouvait de l'énergie fossile / En se promenant parmi les renoncules! ... / Coin coin! ...
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19 -
Betty Bossy (Oh...lala!)
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Oh Betty! ... / Une tonne d'amour, une pincée de Maggi / Oh! ... Betty baby! ... / Laisse-moi t'aimer sur la barrière de Rösti / Oh! ... ça Betty, c'est vraiment joli... / Vous n'avez plus de soucis / Pour recevoir vos amis / Avec la pince à spaghetti / Tout reste propre et joli / Avec la pince à cornichons / Attrapez le petit du fond / Vous savez comme il est mignon / Et il est très très bon / Oh Betty! ... / Une tonne d'amour, une pincée de Maggi / Oh! ... Betty baby! ... / Laisse-moi t'aimer sur la barrière de Rösti / Oh! ... ça Betty, c'est vraiment joli... / Et pour la dernière fois / Proposé au prix souscription / Tout l'ensemble cuillère en bois / Moule à gaufres et pince à glaçons / C'est réservé aux abonnés / N'attendez plus pour vous inscrire / Des cadeaux pour toute l'année / Sachez recevoir et séduire / Oh Betty! ... / C'est tellement social / Oh baby Betty! ... / C'est utile et c'est national! ... / On dirait qu'on a des amis / Derrière la barrière de Rösti / On devrait, tellement c'est beau
Pouvoir te déduire des impôts... / Et avec les pincettes à nappes / Vous ne craignez plus qu'elle s'échappe
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20 -
Une Warteck et un Cardinal
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On avait déjà le Cenovis / La Jungfrau et la plaine du Grütli / On avait notre armée de milice / Madame Kopp et / Geneviève Aubry / On avait notre secret bancaire / Et l'abonnement Betty Bossy / On avait l'chocolat Tobler / Et le 700 ème de Solari / Mais nous manquait encore ketchose / Pour voir vraiment la vie en rose / (Ah quel très très joli petit chapeau!!!) / Bon Dieu Marie voilà un Cardinal / Il nous manque plus qu'un général / (Avec un chapeau rigolo) / On va lâcher 700 ballons / Ah quel célèbre à Sion / On va lâcher 700 pigeons / Ah quel élève à Sion / On va virer 700 Tamouls / Faut dire qu'ils nous foutaient les boules / Ah quel évêque à Sion / (Non c'est pas ça) / Ah quel Cardinal à Sion / (Non c'est pas ça.
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21 -
Petite voix, petite quiquette
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Un jour, un de mes musiciens me dit: "De toute façon, toi, Sarclo, t'as une toute petite voix, avec une voix comme ça, on n'est pas chanteur, on est tout juste pamphlétaire. Moi, je suis parti dans une réaction de poète brûlé au troisième degré, mais vous savez ce que c'est, les poètes brûlés ne comprennent déjà rien au deuxième degré. Assoyez-vous bien chers petits amis, dis-je ainsi à la cantonade, et écoutez une des plus belles histoires d'oncle Sarcolet, où, comme vous allez le constater, la métaphore le dispute à l'onomatopée. / Or donc, chers petits amis, j'étais un jour occupé à pisser dans les chiottes de la gare de Lausanne, lorsque soudain, mon attention fut attirée par les gesticulations de mon voisin d'urinoir, qui, hélas, se masturbait. Je dis hélas parce qu'il avait une petite bite. Les femmes que j'ai rencontrées ont coutume de dire que, petite bite ou grande bite, ça n'a aucune espèce d'importance, que c'est l'intention qui compte. C'est un procédé, louable d'ailleurs, pour rassurer les garçons et éviter la panne, parce que vous savez ce que c'est, quand il faut appeler la dépanneuse, c'est long, c'est cher, et on caille au bord de la route... Bizarre, bizarre, j'ai dit route... Amis des arts, j'ai pas dit bisole... / Chère madame, je vous vois sourire d'un air déconcerté, comme si cette question de petite ou de grande bite était totalement dépassée. (Si vous croyez que ça m'amuse de parler de bite...) Et bien je voudrais savoir quelle contenance serait la vôtre, lorsque, voulant acheter une demi-douzaine de capotes à l'orange, votre pharmacienne vous demanderait: "Et Monsieur chausse du combien?" / Et bien, chers petits amis, s'il est vrai que cette question de petite bite ou grande bite est complètement ringarde, et qu'elle n'a aucune importance, laissons-la pour nous pencher, si i vous le voulez bien, sur la question lancinante qui nous taraude tous: qu'en est-il des toutes petites bites, et où est la nuance entre la petite bite et la toute petite bite? / Question que nous laisserons ouverte également pour nous en retourner à notre enthousiaste de toute à l'heure, qui tient toujours ses quatre ou cinq centimètres de toute petite bite entre le pouce et l'index, comme une pipette de mercurochrome, et qu'il agite à la vitesse des ailes d'un petit moineau qui s'ébroue dans une flaque printanière. Ça m'a toujours semblé délicieux, ces flaques printanières où s'ébrouaient les petits moineaux, et où nos mamans nous interdisaient de mettre nos belles bottes de caoutchouc, et à quoi ça sert d'avoir des belles bottes en caoutchouc si on peut pas les mettre dans les flaques printanières ou s'ébrouent les petits moineaux, et
allez vous étonner après ça qu'on aime le caoutchouc... / Bon, et bien pour en revenir à notre enthousiaste de tout à l'heure, parce qu'il va quand même finir par fatiguer, j'avais une espèce d'envie de lui dire que je lui trouvais des manières étranges et le lieu mal approprié, mais vous savez ce que c'est, on est toujours
l'étranger de quelqu'un, et qui étais-je pour en rajouter, ce garçon faisait ce qu'il avait à faire, et voilà le travail. / Pour conclure, chers petits amis, si on lui disait, à ce garçon, que c'est pas un branleur parce qu'il a une toute petite bite, et bien il serait probablement pas tellement content, parce que quand il se branle, il se branle, et quand il baise il baise, ou alors comment vous voulez appeler ça? Aussi ai-je dit à ce musicien, récemment mis au chômage: en ce qui me concerne, c'est exactement la même chose, quand je chante, je chante, et je veux pas qu'on vienne me casser les noix avec ma petite voix. Et maintenant, si vous le voulez bien, nous allons chanter une petite chanson tous ensemble, de tout notre coeur et tout simplement: / Un okapi, pipi / Qu'une okapi plaqua, caca / Pour noyer son dépit, pipi / Consommait du coca / Cet okapi, pipi / Qui buvait du coca, caca / Qui buvait sans répit, pipi / Gonfla et suffoqua.
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22 -
La Saga des machins et des zinzins
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J'ai mis le nez à ma fenêtre ce matin / Y avait une centrale nucléaire dans mon jardin / J'ai dit holà holà qu'est-ce que c'est que ce machin / Vous auriez pu essayer de le mettre un peu plus loin / Le flic m'a dit mon vieux, c'est là qu'on en a besoin / J'ai dit holà holà mais pourquoi qu'on en a besoin / Le flic m'a dit mon vieux, c'est pour faire marcher les machins / J'ai dit holà holà mais pourquoi qu'on fait marcher tous ces machins / Le flic m'a dit mon vieux c'est pour pas les avoir achetés pour rien / J'ai dit holà holà mais pourquoi qu'on achète tous ces machins / Le flic m'a dit mon vieux c'est pour pas les avoir fabriqués pour rien / J'ai dit holà holà mais pourquoi qu'on fabrique tous ces machins / Le flic m'a dit mon vieux vous commencez à me casser les machins / Même que vous commencez aussi à me les hacher fin fin fin / Même qu'il faudrait peut-être arrêter de faire le malin / Parce que si je veux, quand je veux, je vous fais coffrer chez les zinzins / Alors là j'ai couru dans la rue crier holà holà faut arrêter tous les machins / J'ai couru dans la rue crier holà holà vous avez pas vu ce qu'ils ont mis dans mon jardin / Y avait un mec qui regardait le foot en couleur chez les Argentins / Y avait un mec qui regardait tourner un gigot dans un four Arthur Martin / Il avait mis du poivre, du sel, de l'ail et du romarin / Une chiée de trucs, une craquée de bidules et puis un tas de machins / Il attendait d'une minute à l'autre l'arrivée de quelques copains / Et puis j'ai vu une maison ousque y a rien qu'était éteint / Même qu'alors là dans cette maison, c'était allumé dans tous les coins / Même qu'alors y avait pas un seul coin qu'était éteint / Alors j'ai regardé le numéro de la rue et ben c'était le mien / Alors j'ai pensé à la facture du mois prochain / Mais là y a le flic qui m'a dit mon vieux faut pas t'en faire on est voisin / C'est pas pour les prunes que la centrale est dans ton jardin / Alors je me suis dit dans le fond cette centrale, et ben elle est très bien / Y a qu'à la peindre en vert, avec un petit peu de lierre on n'y verra plus rien.
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23 -
Le meuh de la fin
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Y a un mec un peu zonard / Qui m'a filé un pétard / Y m'a dit vas-y c'est bonnard / Tu vas t'éclater c'est le panard / En français: y a un pouilleux beatnik / Qui m'a donné du hakik / Y m'a dit d'un air satanique / Tiens fume ça vient d'Belgique / Y a un mec hors de sa tête / Qu'était tout bourré aux amphètes / Y m'a dit sers-toi c'est ma fête / Y faut que tout le monde se pète / Y a une nana un peu vaseuse / Qui m'a filé sa shooteuse / Elle m'a dit vraiment radieuse / Ça rend la mort merveilleuse / J'ai fait du stop y a une tapette / Qu'a voulu toucher ma quéquette / Il la trouvait tellement chouquette / Y voulait que je sois de la jaquette / Y a un témoin de Jéhovah / Qui m'a causé de son papa / Qu'est tout là -haut tout là -bas / Si tu y crois pas tu vas pas / Y a un marxiste-léniniste / Qui me trouvait trop spontanéiste / Y trouvait que mes machins sans "iste" / Faisaient le jeu des capitalistes / Y a ma gentille bonne amie / Qu'avait chopé la pneumonie / Elle me faisait toujours des mimis / J'ai attrapé ses bactéries / J'étais au zinc chez Maurice / On carburait au pastis / J'en avais déjà bu 26 / Pis y m'a dit vas-y mon fils / Tout l'monde y veut que je boive comme eux / Tout l'monde y veut que je fume comme eux / Tout l'monde y veut que je croye comme eux / Tout l'monde y veut que je baise comme eux / Tout l'monde y veut que je tousse comme eux / Tout l'monde y veut que je pense comme eux / Tout l'monde y veut que je soye comme eux / Tout l'monde y veut que je crève comme eux / Mheuh!
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