Numéro 4 - Août 2002
L'art Scène Articles catalogue

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2007

lartscene.com v 4_2
 
Bacchus Nicolas
Fiche
Actualité
 Présentation
 Discographie
 Extraits sonores
 Concerts
Revue de presse
Photos


Crédit: Marielle Oury

 

QUALITE FRANCE


Décembre 2000

Pour ce numéro anniversaire, cette rubrique se contentera de répéter - et de prouver - que l'autoproduction (ou la petite production réalisée par des labels) est une idée qui suit son chemin. L'apparition du marché indépendant remonte au mouvement punk et, depuis, le phénomène n'a cessé de s'amplifier. Avec des réussites incontestables en fermes de vente: dans les années 80, Bérurier Noir, Ludwig Von 88 et tout le courant alternatif avant son intégration (Satellites, VRP) ; dans les années 90, Têtes Raides et la vague chanson (La Tordue, Les Ogres De Barback mais également des outsiders imprévisibles tels Tryo, Matmatah ou Rasta Bigoud, qui prouvent que les perspectives sont désormais aussi ouvertes qu'éclectiques. Cette décennie serat-elle aussi fructueuse ? La réponse appartient à tous ceux qui préfèrent prendre leur musique en mains plutôt qu'espérer vainement un conte de fée. Rock & Folk ne manquera pas de rester à leur écoute.
Beaucoup moins rock et résolument chanson, Nicolas Bacchus évoque un Brassens new look avec sa guitare, à peine entourée de quelques instruments pour les besoins de l'enregistrement. Mais ses textes toniques, satiriques et décapants mériteraient un traitement musical et une production à la hauteur de leur verve provocatrice. Car l'homme n'a pas la langue dans sa poche et n'hésite pas, entre autres engagements, à se faire le héraut d'un existentialisme gay qui renvoie certains à leurs contradictions. "Pour m'rouler dans l'herbe et courir après les garçons/ J'ai pas besoin qu'ils soient millionnaires ni qu'entre nous y'iait un ballon". De quoi donner des idées aux rockers-rappeurs-reggaemen gay et français qui continuent de se planquer.
 
H.M. - Rock & Folk
 

ECCE HOMO


16 Novembre 2000

La volière des violettes compte un rossignol de plus. D'un genre nouveau,d'un style spécial... Nicolas Bacchus a tout de la bonne chanson française, engagée (of corse !). Tout ? Trop pour être honnête ! En préparant ses clichés sur "un jeune Brassens qui monte", Pépé peut, tranquille, tirer sur sa pipe : Gaffe ! Celle-ci peut s'avérer plus gay que prévue. Ça donne des chansons très marrantes et amoureuses, où Bacchus retourne si bien les clichés, qu'ils en sont tout renouvelés. Car le petit Nicolas ne veut pas être le chanteur des homos et des écolos. Mâle partie : un des concerts à domicile de la tournée de ce militant de Chiche ! Toulouse tombe pendant le congrès des Verts dans la ville rose. Môman ! Pôpa ! Le Monsieur y me chante des choses !
 
David Langlois-Mallet - Politis
 

EMISSION RADIO AIDES PROVENCE

Chronique d'accueil de Mathieu à l'émission de AIDES Provence en direction des homosexuels sur Radio Utopie (Marseille)


16 Octobre 2000

Bonsoir et bienvenue sur Forum gay. Aujourd'hui est un triste jour, car nous avons la honte et la douleur de recevoir ce soir un promoteur zélé de la décadence des mœurs, un apologiste inconséquent de la sodomie et de l'infidélité érigées en valeurs vertueuses, et pour finir, un fossoyeur probable de la famille, de la France et finalement du Monde. Oui, Nicolas Bacchus est un danger public, un exemple déplorable pour notre belle jeunesse innocente, honnête et hétérosexuelle. Il a bien voulu sortir un instant du marécage putride, du cloaque grouillant de vermine qu'il occupe habituellement pour venir faire la promotion de son spectacle immonde et décadent, le samedi 21 octobre à partir de 21h00 au (B)érêt volatile, 14 rue Sénac à Marseille, réservation conseillée et prix pas cher (60 balles).
Tout d'abord, je tiens à signaler à nos auditeurs, que Bacchus n'est pas votre vrai nom, puisque vous vous appelez Nicolas BAGES et que vous êtes donc un imposteur. Car le vrai Bacchus était Romain et il tenait l'alcool mieux que quiconque, et il avait des pieds de bouc, et même, il pouvait sodomiser 1500 jeunes vierges en une seule journée. Or, ne le niez pas, vous êtes vous même ivre-mort au bout de deux bières et vous avez des pieds humains. Un peu grands, certes, mais tout de même humains. Quand aux jeunes vierges, elles ne font pas partie de votre public : c'est Pascal Obispo qui se les tape. Donc, vous n'êtes pas plus Bacchus que je ne suis Apollon et je m'en serais voulu de cautionner votre imposture dans une émission aussi sérieuse que celle-ci.
Quant à votre esprit décadent, il ne sert à rien d'essayer pitoyablement de vous défendre, car je possède des preuves écrites de vos nombreuses perversions. En effet, dans votre album mille et mille fois maudit Coupe d' Immondes, dont le titre est un outrage inqualifiable à notre glorieuse équipe tricolore; on trouve plusieurs "chansons" qui sont autant de preuves accablantes des péchés que vous voulez mettre dans la tête des petits enfants innocents. Vous incitez à l'adultère et au triolisme dans Déjà, vous vous moquez honteusement des sportifs dans Coupe d'Immondes, vous vous gaussez de la véritable chanson française dans La cerise sur le gâteau, et, partout où il vous est possible de le faire, vous faites la promotion de la sodomie qui, je vous le rappelle, est un acte ignoble et qui fait pleurer le Petit Jésus. Mais manifestement, le Petit Jésus, vous n'en avez rien à foutre !!! En plus, je n'ai cité que ces chansons, mais c'est tout votre album qu'il faudrait brûler, et vous avec, ainsi que ce Jean Genet dont vous avez adapté un poème à la seule fin de pouvoir chanter des cochonneries avec une caution artistique.
Je suis d'ailleurs étonné qu'on ait laissé cet "auteur" s'exprimer en toute impunité à une époque ou les mœurs étaient tout de même plus convenables qu'aujourd'hui. C'est vrai : aujourd'hui, on s'encule avant de se dire bonjour, et encore, on ne se dit pas forcément bonjour !!! Un incroyable renversement des valeurs s'est opéré, dont vous êtes l'actif complice, Nicolas Bacchus. De nos jours, l'homosexualité est mieux considérée que le catholicisme et les Drag-Queens font plus recette que les curés. Les gens ne se confessent plus car il ont dépouillé la sexualité de toute notion de péché, et c'est sans aucune culpabilité, qu'ils s'adonnent à la fornication dans des positions que la morale réprouverait si elle existait encore. Mais qui, à part moi même, le Pape et Philippe De Villiers ose encore dire à la face du monde l'odieuse Vérité ???
La Vérité, c'est que Dieu est mort, et que vous êtes complice du meurtre, Nicolas Bacchus. Et qu'à cause de ça les homosexuels ne sont plus honteux comme ils devraient l'être, et qu'ils se dressent fièrement pour provoquer de leurs gestes obscènes les quelques âmes vertueuses survivantes à ce monde de dépravation. Et qu'encore à cause de ça les femmes réclament du plaisir lors de l'acte de procréation et que les petits enfants nous rient au nez quand nous leur parlons de l'Immaculée Conception et des bébés qui naissent dans les choux.
Même le SIDA, qui était la Punition que Dieu avait envoyé aux méchants, eh bien, même ceci a servi de support promotionnel à la contraception et à la liberté sexuelle. Au lieu d'avoir l'effet escompté d'un retour aux valeurs chrétiennes, la sanction Divine a permis la publicité éhontée du préservatif, instrument du Malin qui retient l'enfant mais laisse passer le plaisir. Alors, après ces accusations, vous comprendrez parfaitement que je ne peux pas faire ici la promotion de votre spectacle écœurant qui se tiendra Samedi prochain au (B)érêt Volatile, 14 rue Sénac, en face du Cancan (célèbre boîte homo, ndt), à partir de 21h, et ce au tarif alléchant de 60 francs.
 
Mathieu - Radio Utopie (Marseille)
 

BACCHUS

Coupe d'Immondes... et Autres Réjouissances Populaires.


Octobre 2000

BACCHUS est directement issu de ces années 60 et 70 où le militantisme ne se pratiquait pas encore selon l'économie de marché. Prudence, sourire commercial, sondages d'opinion, look étudié, public ciblé, manif déguisée en fête, discours déguisé en slogan, lois du marché et du ça va marcher, tout cela ne faisait encore que rigoler les braves contestataires. Si on leur avait dit que moins de trente ans plus tard ils devraient passer autant de temps à étudier la forme avant de penser au fond et renoncer à toutes leurs idées parce qu'il ne faut pas avoir l'air agressif, sans doute auraient-ils répondu qu'ils n'avaient rien à vendre. Mais depuis on a découvert qu'il faut savoir se vendre. Or BACCHUS est ringard. Il en est resté aux temps de la gratuité, ne sait pas jouer les inoffensifs, rassurer le public, relooker la coiffure, remixer les musiques, nettoyer les paroles. Alors certes, parfois on a envie de lui expliquer que le service militaire à 21 ans ou à 18 n'est plus le premier problème à régler et même qu'aujourd'hui il y a pire que Le Pen. On a envie de lui dire de rajeunir l'allure et surtout de mettre un peu de dynamite dans la musique. Mais on lui sait immensément gré pour ses prises de position sans asepsie, pour sa façon de fouler le mythe de la vie privée, de prôner l'outing et l'inconvenance. Pour l'audace avec laquelle il se glorifie de ses mauvaises chroniques en proclamant que "l'essentiel c'est de ne pas plaire à tout le monde". Avec un vrai groupe derrière lui, ses chansonnettes-bombinettes deviendraient hymnes à tout casser (formule à prendre au pied de la lettre). Par exemple "pour m'rouler dans l'herbe et courir après des garçons, j'ai pas b'soin qu'ils soient millionnaires, ni qu'entre nous y'ait un ballon". BACCHUS ne sait pas se vendre. Mais il y a gros à parier qu'il ne sait pas non plus se rendre. Vivement les bacchanales.

 
Alias - Presto ! N° 42
 

BACCHUS: A LA SANTE DE L'INCONVENANCE.


Juillet 2000

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C'est un petit article du Nova Mag de juin qui a attiré mon attention sur Bacchus : électron libre neo libertin écolo alternatif pédé affirmé, disque auto-produit et concerts en vue. Et le contact en prime.
L'article n'a traîné qu'un jour ou deux avant que je ne décroche mon téléphone pour affronter l'animal. Surprise : Bacchus, auvergnat implanté à Toulouse, commet la plupart de ses concerts a "l'infréquentable Bijou" ou se dépose l'Interdit. Les présentations en sont grandement facilitées. D'autant que Bacchus m'apprend avoir adapté mon texte Vie Privée paru ici l'automne dernier et le balancer sur scène en réponse aux abrutis qui l'agressent d'un "ta vie privée, on s'en fout". Mouais. Peut-être. Reste la pluie et le beau temps et puis les imaginaires amours d'été qui ont tant de mal à franchir le cap de l'automne. Au delà de ces deux sujets, tout le reste est privé ou politique et pour moi privé et politique c'est du pareil au même Pour Bacchus aussi. Et pour d'autres aussi, fort heureusement. Je pense par exemple à Gérard Verdier, syndicaliste CGC homo qui en moins de deux ans a gagné son procès pour discrimination syndicale parce qu'on voulait lui imposer le port du costume-cravate et a lancé une campagne contre l'homophobie dans l'entreprise. Libération a dressé son portrait le 8 juin dernier. Une représentante CGT d'Armand Thiery où Verdier est cadre y dit de lui "De tous les directeurs de magasin, il est le seul à l'ouvrir". Et la Direction du travail y avoue "II a imposé un vrai rapport de forces dans l'entreprise, tout en renouvelant le syndicalisme". Bigre, mais comment ? En portant des bracelets, en ouvrant sa gueule, en se clamant pédé et... en renonçant aux augmentations de salaire. En se déclarant (toujours dans le même Libé) "très à gauche, Act Up. Pour l'outing total (...) Je me bats tellement que cela frise le mysticisme. Aucune barrière entre ma vie privée et publique". Et en rappelant que "souplesse, flexibilité, liberté, ces exigences de l'économie sont aussi valables pour le personnel". Tout comme ces affirmations, valables dans l'entreprise, le sont également dans tous les domaines sans exception.
Le système social nous divise et nous oppose à coups de tabous, parce que personne ne veut parler de ses histoires de cul, de ses vexations et frustrations, de son état de santé ou de ce qu'il gagne par mois. Tout cela est censé être grossier, impudique, agressif, bref ça ne se fait pas. Dire la vérité sur soi et s'affirmer tel que l'on est représente ce qu'il y a de plus inconvenant, le scandale absolu. Il faut aussi feindre de ne pas connaître sur qui on écrit, sinon c'est du copinage. Je chie sur toutes ces fadaises, grossièreté en sus.

> Risque zéro
Je m'intéressais a Bacchus avant de savoir qu'il adaptait Vie Privée mais je pressentais déjà une manière commune de voir les choses. C'est cette manière commune de voir les choses qui me permet, à moi plus qu'à quiconque, de parler de lui. Parce que les autres ne s'y intéresseront pas ou pinceront leur nez ou ne comprendront rien à leur sujet. Alors assez d'hypocrisies, assez d'obéissance à des règles que l'on s'impose soi-même, assez de "règlements intérieurs" que l'on ne cesse d'irradier, de s'entre-inoculer. Aucune loi ne nous interdit de parler cul, fric ou santé. Cessons de patauger dans les tabous. Cessons de croire qu'on risque quelque chose à chaque fois qu'on respire un peu plus fort. Merde à la prudence, à la frilosité, au comme il faut, à la réserve, au bien dosé, au quant à soi, à la bonne mesure, aux yeux détournés, à la neutralité, à la gêne, à l'objectivité. Risque zéro ? Prenons le risque, laissons le zéro.

> On trinque ?
Nous bousillons nos vies publiques et privées à coups de peurs. Si vous saviez pourtant comme on se sent bien quand on en a dépassé une, même une seule, même une petite de rien du tout. L'allégresse, le bien être que ça donne d'avoir déployé un peu ses ailes même d'un centimètre, comme ça donne envie de continuer. De sautiller, d'éclater de rire, de sauter à un cou. Rien ne met en joie comme d'avoir bravé un interdit. Pas vrai Bacchus ? On trinque ? Tout ça, en fait, revient à dire que j'adore Bacchus et vous comprendrez pourquoi quand je vous aurai dressé le tableau.

> Secouer
Déjà le papelard de présentation : "Bacchus. Subversion politique et sexuelle en milieu urbain. Fin du XXème siècle." Ça continue par des déclarations telles que "L'essentiel, c'est de ne pas plaire à tout le monde". Et de le prouver en arborant (du jamais vu à ma connaissance) les mauvaises critiques comme autant de faits de gloire. Ainsi de La Dépêche-Villefranche de Rouergue : "La liberté d'expression a des limites". Commentaire de Bacchus : "Ouais, surtout à La Dépêche". Ou de la réaction de la MJC Toulouse Ancely : "Trop militant, je n'ai pas besoin de toucher ce genre de public". Commentaire : "Pas grave, ils viendront se faire toucher ailleurs". Mais que pleuvent les Bacchus sur notre planète ! Mais que mille Bacchus nous secouent! Le bougre chanta en son temps Brel, Font et Val, Brassens, Renaud ou Souchon. Aujourd'hui il est à mi chemin entre la chanson engagée à la Tachan et les râles sur fonds manouches de Mano Solo. Il s'illustra en 97 avec le spectacle "Nicolas et les boyz bandent". Aujourd'hui il sort Coupe d'immondes...et autres réjouissances populaires, avec une adaptation de Cayenne de Jean Genet (écrit en 1939 à cette prison de Saint Brieuc qui échauffe tant les esprits...) et onze textes inédits, onze petits diamants, il faudrait tout citer, tenons nous en à Coupe d'immondes : "Pour m'rouler dans l'herbe/ Et courir après des garçons/ J'ai pas b'soin qu'ils soient millionnaires/ Ni qu'entre nous y'ait un ballon (...)/ Les clandés, sans papiers/Ont gagné d'autres billets/ Les yeux rivés sur le ballon/On voit pas passer les avions (...) Matoub Lounès, mais qui est-ce ?/ Josette, il joue où ce Lounès ?"
Qu'est-ce que vous voulez que j'ajoute à ça? Bacchus, t'es pas assez nombreux. Levons nos coupes à l'audace et à l'inconvenance.
 
Alias - L'Interdit #46
 

NEO-LIBERTIN

Nom : Bacchus. Age : 28 ans. Profession : troubadour. Couleurs : Arc-en- ciel, vert et rouge. Situation : ambiguë ("comme la vie", dit-il). Projet : le bonheur (et à la rentrée un passage au Loup du Faubourg). Actu : un CD, des concerts (ci-dessous). Signes particuliers : love (and politic) songs plutôt gaies.


Juin 2000

C'est la petite dissonance distanciée qu'il aime par-dessus tout, Bacchus. Nicolas Bacchus. Avec ses petits airs de satyre méditerranéen, il nous apporte un premier CD plein de promesses... ambiguës. "En fait je suis assez transparent"... qu'il dit. Avec sa guitare et ses accords qui chantent bon la chanson française de tradition, on avait cru pourtant le voir venir de Toulouse : un troubadour ! Un chanteur courtois. Oui, mais voilà : "Non, Madame, cette nuit-là ton fils n'a pas dormi avec les filles", dans ces chansons un peu écolo, le berger trousse parfois... le berger (et le cas échéant, sa bergère). Il chante l'amour tendre et le jus de queue, et le pire, c'est que ça passe super bien (si j'ose dire).
Ça donne un coup de jeune à nos vieux airs et un coup de vieux à nos jeunes pédés. Brassens des backrooms ? "Non. je ne veux pas être le chanteur des pédés et des écolos mais plutôt changer le monde". Chiche ! (c'est un des animateurs des jeunes écolos-alternatifs sur Toulouse) "Pour m'rouler dans l'herbe et courir après les garçons/ J'ai pas besoin qu'ils soient millionnaires ni qu'entre nous y'ait un ballon". Le premier CD est agréable, un peu vin nouveau. On y sent encore la patte des maîtres, mais ses caractéristiques sont déjà la "distance amusée". Mais, "éteignez vos ceintures et attachez vos cigarettes", il a déjà sur scène de l'épaisseur, une vraie intelligence avec le public. "Pour moi, l'engagement est évident et la revendication gay concerne bien la vie publique... et (comme il le chante) "pas la peine de me chercher à la Gay-Pride, (...) j'ai pas b'soin d'un jour pour me montrer". "Je veux chanter l'amour et mes chansons d'amour, c'est ça... Mon but c'est que ce que je fais soit accepté un jour, comme... chanson d'amour". Bacchus fredonne "Je suis venu te dire que tu t'en vas... la pt'ite nuance, entre Gainsbourg et moi, est immense, mon Amour...".
 
David Langlois-Mallet - NOVA Magazine