La
parole aux intermittents...
...
et autres professionnels du spectacle
La
culture au tombeau, cest lascenseur pour les
fachos !!! par
Agnès Bihl chanteuse (2/07/2003)
Les
intermittents du spectacle sont menacés, pire que
les bébés phoques... c'est la saison, on brade,
on solde, on évacue... tout doit disparaître...
Tout
?
Non,
bien sûr, pas les plus forts, les plus friqués,
les "permanents" d'une télé qui
arnaque un système qui lui doit en grande partie
son déficit...
Qu'on
se rassure, ceux qui grugent pour se faire des couilles
en or vont bientôt pouvoir même se les faire
en platine, grâce à la réforme de notre
statut...
En
revanche les artistes et techniciens du spectacle vivant
(...enfin, plus pour longtemps...) et d'un audiovisuel encore
un chouilla libre, eux, n'auront bientôt plus qu'à
se renseigner sur les petits boulots encore vacants... et
tant pis pour eux sils ont un vrai métier...
Le
gouvernement de la France d'en bas n'en a rien à
foutre des artisans de la culture...!
En
automne, on nous a augmentés de 100 pour cent nos
charges... les salaires des ministres, eux, n'ont augmenté
que de 70 pour cent... les pauvres ...
Maintenant
:
-
on nous diminue le temps qu'il faut pour réaliser
nos heures (507 heures à faire en 10 mois pour les
techniciens, et 10 mois et demi pour les artistes)
-
on nous diminue la durée de nos indemnisations (8
mois au lieu de 12)... et bien sûr, on sabre notre
taux d'indemnisation (on va toucher 19 pour cent au lieu
de 31...)
...
Si bien que même si on réalise nos heures,
de toutes manières, la moitié d'entre nous
ne pourra plus vivre décemment de son métier...
...
Et le gouvernement se paye un nouveau porte-avion nucléaire...
...
Et Chirac postule pour être prix Nobel de la paix...
Youpi,
tout va bien !
Mais
le plus grave, c'est même pas que 30 pour cent d'entre
nous (moi la première) vont jarreter, et que les
autres n'ont pas fini de galérer...
Non,
le plus grave, c'est que les gros vont continuer à
pomper le système...
C'est
sans doute pour ça que TF1 ou M6 ne font pas grève...
Parce que, imaginez un peu : un français, tu lui
zappes sa sécu, sa retraite, et ben, y en a qui descendent
dans la rue, d'autres qui s'en foutent, d'autres encore
qui sont très contents... mais tu lui retires la
télé, et c'est la révolution !!!
En
24 h, le gouvernement nous donnerait gain de cause...surtout
qu'il n'aurait plus l'arme médiatique de son côté...
Parce
qu'en matière de communication, il est fortiche !
Faut
voir comment on nous donne l'information... Spéciale
dédicace d'ailleurs au Parisien, qui nous à
présentés comme des friqués nantis
voulant juste conserver leurs privilèges hallucinants...
Mais, venant d'un journal proposant des mots fléchés
antisémites, ça ne m'étonne pas ...
qu'il sorte donc son revolver en entendant le mot "culture",
on sait comme ça à quoi s'en tenir...
On
nous dit que notre statut pompe des millions à l'état...
mais pas un mot sur les richesses qu'on génère...
Que
notre statut n'est pas viable... c'est d'ailleurs vrai qu'il
faudrait une réforme... mais pour virer les puissants
qui arnaquent les Assedics en payant des demis salaires
à leurs employés ... pas en faisant sauter
les artistes, non ?...
Et
puis merde ! en quoi l'art doit-il être rentable à
un état ? On n'est pas dans un régime totalitaire
au point de mettre les artistes dans l'obligation d'être
classés "utiles" ou "surnuméraires"...
Ah si ?
Personne
ne comprend en quoi consiste notre statut : sait-on que
la plupart du temps, on est obligés de travailler
au black, chantage à l'emploi oblige ? Et que du
coup, faire 507 heures dans l'année, c'est pas gagné?
...Au
point que beaucoup n'arrivent qu'à 400h, pour lesquelles
ils ont - bien évidemment - cotisé, sans toucher
à l'arrivée un sou des Assédics...!
Sait-on
aussi que, la plupart du temps, on va au fin fond de la
province pour 500 balles ? ( trouvez-moi un plombier se
déplaçant à ce prix-là, et on
recausera de nos "privilèges"...)
Sait-on
que, trouver un appart', c'est une galère sans nom
pour un intermittent ? Que les banques nous prêtent
à des taux exorbitants ?
Que
travailler comme un fou pendant 2 mois, et puis après,
plus rien pendant 6 mois, et ben, ça rend fou...
Que
le plus gros de notre travail (création, répétition,
etc.) n'étant pas, ou rarement rémunéré,
c'est précisément en ça que consiste
le rôle des Assédics spectacle...
Alors
stop à la désinformation, et à l'intox...
Demain, c'est le public qui n'aura plus le choix de regarder
autre chose qu'une culture jugée à propos
par les professionnels du fric, du pouvoir et de la politique...
Supprimer les artistes, c'est quand même plus pratique
que la censure pure, non?
Alors,
désolée pour les boites et festivals qui sont
dans la merde à cause des grèves, mais c'est
plus que notre peau qu'on défend : c'est la survie
de la culture.
Agnès
Bihl
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La
parole aux intermittents
par Josette Kalifa - Chanteuse interprète. (03/07/2003)
Bravo
Agnès.
Je vais essayer de ne pas redire ce que tu as déjà
dit.
Il me semble que le terme "intermittent du spectacle"
a fait son temps, et que la réforme dont il est question
a au moins l'avantage d'avoir réveillé les
esprits. Et oui, nous nous étions endormis, nous
les artistes, bien assis sur notre siège éjectable,
à courir le cachet pour avoir OUF !!! les 507 heures
fatidiques au bout d'une année, à n'importe
quel prix ??? et pour combien au fait à l'arrivée
: pour une grande majorité d'entre nous moins que
le SMIC, un peu plus que le RMI.
Et
pendant ce temps là, en dehors des doutes existentiels
que l'on se pose, parce que dire à quelqu'un "j'suis
artiste" ça veut dire quoi au fond ? c'est notre
rapport au monde que nous interrogeons, le sens de notre
vie, le pourquoi et qu'on le veuille ou non à quoi
ça sert ?
Et
bien aujourd'hui la réponse est arrivée du
MEDEF ! Ca sert à rien !
La commerçante victime du Parisien nous montre pourtant
le contraire :
Ca sert au moins à la faire vivre elle et tous ceux
qui pensent comme elle ; ça sert l'image de la France
à l'étranger et au regard des touristes déçus
qui filment les manifestants comme ils filment les Mickey
chez Disney ! ça rempli les caisses des Régions
! bref ça rapporte du pognon et qu'importe que nous
on soit des crèves-misère ! Est-ce qu'ils
se posent la question, ceux qui s'alarment de l'annulation
des Festivals, comment nous on vit le reste de l'année
? Combien ça nous coûte de faire venir le public
pour qu'il remplisse leur tiroir-caisse ? Est-ce que eux-mêmes
vont jamais au spectacle en dehors des enregistrements publics
Télé ?
Reste
la question de l'esprit. Heureusement des intellectuels,
des hommes politique, les artistes eux-mêmes, le public
commencent à prendre la parole pour dénoncer
la honte de la position de la culture en France et de ceux-là
mêmes qui la font.
Profitons
de cet accord scélérat pour demander une véritable
reconnaissance (salaire) de ceux qui ont choisi, parce que
cela leur correspond, parce qu'ils en ont les compétences,
parce qu'ils ont fait des études pour, parce qu'ils
ne demandent rien que de pouvoir exercer leur métier.
N'en déplaise à ceux qui ne croient que ce
qu'ils voient, notre métier s'exerce dans l'intime
de l'artiste lui-même, prend forme à l'ombre
d'une cave ou d'une salle de répétition de
théâtre, avant que de paraître et de
se donner au grand jour et c'est cela qu'on appelle "intermittence"
: la nuit/jour d'un spectacle.
Sinon
c'est le spectacle en kit, en toc, en boîte. Le spectacle
formaté. Le divertissement nécessaire pour
ces millions de gens qui n'osent plus penser, tenaillés
par la peur du lendemain que le Medef fait planer au-dessus
de leur tête, les chômeurs résignés,
battus.
Bien sûr ils y a ceux qui sont contre notre révolte,
Mouchkine, Chéreau et les autres, ces artistes géniaux
que le pouvoir a pervertis. C'est peut-être un peu
exagéré, mais ils me font penser à
ce reportage que j'ai vu à l'occasion du 300ème
anniversaire de Saint Pétersbourg : après
avoir montré les bidonvilles et leurs habitants interdits
dans la grande capitale parée pour le grand show
au profit des plus grands nantis de notre monde (une nuit
à l'hotel pour Georges Bush = 20 ans de loyer pour
cette famille), le journaliste interroge un homme visiblement
très riche : "savez-vous que dans votre pays
vivent des millions de gens en dessous du seuil de pauvreté
? " Réponse : ³Je crois que c'est un choix
de vie. Il y a ceux qui préfèrent la crasse
et d'autre la propreté !² (Arte-2003).
Avant
de terminer, et parce que je ne sais pas si ce Monsieur
reçoit l'Art Scène, je voudrai remercier Monsieur
Jack Ralite, Sénateur de Seine Saint Denis, Ancien
Ministre, Animateur des Etats Généraux de
la Culture, pour la lettre qu'il a adressé aux citoyens
en date du 1er Juillet "Rappel au Réglement".
J'ai rencontré Monsieur Ralite à l'occasion
d'une rencontre à Juvisy sur Orge fin 2002 et j'avais
été très impressionnée de la
puissance de sa pensée, la beauté de sa philosophie
et l'ardeur de ses convictions. Merci Monsieur Ralite.
Que
notre révolte d'aujourd'hui soit celle de tous ceux
qui ne veulent plus de cette société là
!
Josette
Kalifa
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Deux
courants intéressants par Nicolas Bacchus
- Chanteur auteur / compositeur / interprète (03/07/2003)
Bonjour,
Je dois jouer à Avignon off mon spectacle de chansons.
Un spectacle très politique et où l'implication
citoyenne ne saurait être déconnectée
des évènements actuels.
Pas encore sur Avignon, j'ai été contacté
pour faire part à l'AG du 2 Juillet de mes réflexions
en l'état actuel des choses.
D'abord,
sur l'accord signé : il semble que les calculs soient
complexes. Visiblement, c'est un peu moins diabolique que
ce que présente la CGT, mais très nettement
moins rose que ce que mentent la CFDT et le MEDEF : selon
les calculs, certains des plus démunis seraient avantagés,
d'autres pas, certains des plus favorisés itou...
mais ça reste l'affaire de ceux qui resteront dans
le régime. Le problème est plutôt l'éviction
d'un grand nombre (dont je serai de toute évidence),
ou le recours obligé à la fraude quand elle
a été évitée jusque là.
J'aime pas bien qu'on me force à tricher pour me
le reprocher après. Tout ça pour dire qu'on
parle plus des problèmes de virgule (importants)
de ceux qui toucheront encore et pas de la survie des nombreux
qui passeront d'un peu à rien.
Dans
cette optique, que faire ? Je ne veux pas ne rien dire,
ne rien faire. Je me dis aussi que si l'enjeu est notre
survie, si on "arrête" un mois on sort de
toute façon du régime (ancienne ou nouvelle
manière) et des moyens de cette survie. Alors que
faire ?
Dans les centaines de mails de ces derniers jours, deux
courants intéressants : d'un côté, on
entend ça :
"Les réactions aux grèves ou menaces
de grève qui touchent les festivals montrent que
la lutte a touché juste. L'importance de la perte
économique redoutée dans les villes qui accueillent
les festivals vient contredire d'une manière simple
et évidente le soupçon de parasitisme et remet
à sa juste place la notion même de déficit
de l'UNEDIC. L'impuissance des pouvoirs publics face à
la défection de quelques dizaines ou centaines d'intermittents
rappelle la spécificité et la spécialisation
profonde de nos métiers. Quoi, si peu de gens dans
un lieu ou une ville génèrent autant de retombées
économiques ? Les flics peuvent vider et tabasser
les salles, ils ne les rempliront pas. Pour une fois les
grévistes ne seront pas remplacés par l'armée
ou alors je veux être sur les gradins pour voir ça."
(mail disponible en entier sur demande)
Vous savez quoi ? C'est un peu vrai, quand même. Depuis
le temps qu'on essaie d'expliquer, de montrer les retombées,
seules de réelles annulations (Montpellier, Aix)
ont mis aux édiles le nez dans leur caca et ont fait
parler la Presse. D'un autre côté, Faivre d'Arcier
disant que si le "In" est annulé, faut
annuler le "off", m'a fait sourire. Ce ne sont
pas exactement les mêmes conditions (et la même
médiatisation) : les troupes du "In" soit
jouent et sont payées, soit ne jouent pas, point.
Dans le "off", les troupes ONT DEJA payé
et vont continuer, qu'elles jouent ou non. Retour au problème
de la survie.
L'autre
son de cloche dont je parlais est le suivant :
"Nous avons la parole, prenons-la.
Tous les feux de l'actualité sont tournés
vers nous en ce moment. Il aura fallu du temps certes, et
c'est un peu tard, mais l'opportunité qui se présente
actuellement est unique.
Rater cette occasion serait impardonnable.
Alors, plutôt que d'annuler les événements
les uns après les autres et s'empêcher ainsi
la rencontre avec le public, rendez-vous sur tous les lieux
de spectacles, sur tous les festivals pour des actions fortes,
pour des prises de parole engagées... au devant des
centaines de milliers de spectateurs partout en France,
au devant des micros et des caméras de télé...
Que cela soit une parole militante, dénonciatrice,
politique dans le bon sens du terme.
Les gens qui réfléchissent ont la RESPONSABILITE
et le DEVOIR d'ouvrir leur gueule ! Bien plus que des amuseurs
publics ou des marchands de rêve, le rôle de
l'artiste doit être d'aider à développer
une conscience collective, et maintenant plus que jamais.
Maintenant parce qu'il y a urgence. Et maintenant parce
qu'il faut profiter de cette tribune que nous offrent les
médias (avant que cela ne s'essouffle avec le temps,
comme tout le
reste)."
C'est un peu vrai aussi, c'est peut-être un peu optimiste,
parce qu'avoir la parole est une chose, être entendu
en est une autre, ça fait un moment qu'on essaie
de dire tout ça. Cela dit, pas avec autant de visibilité
qu'aujourd'hui.
Quoi qu'il en soit, j'ai du mal à envisager de ne
pas jouer du tout, que ce soit pour ce que j'ai à
dire (ma meilleure arme est quand même mes chansons),
pour le public, ou pour ma survie immédiate et future.
Par contre, se relayer quand on ne joue pas, par exemple
sur une occupation de lieu symbolique, ou annuler une (des)
journée entière pour tout bloquer (pourquoi
pas le 14 Juillet, y'a des officiels et des défilés
et des télés partout), ça me semble
non seulement faisable, mais en plus organisable grâce
à la coordination que peut peut-être assurer
l'asso "public off".
Depuis l'AG, on semble s'orienter vers certaines représentations
gratuites (première en particulier), rendez-vous
symbolique quotidien (ville bouchée à heure
fixe par les artistes couchés dans la rue), et du
plus "musclé" encore pas décidé,
toutes les troupes ne sont pas sur place.
Quant au laïus avant ou après chaque spectacle,
que nous faisons partout depuis un moment, ça me
paraît peu réalisable à Avignon justement,
devant des gens qui voient plusieurs spectacles par jour
pendant plusieurs jours (sauf volonté de débat
du public, on peut proposer un temps pour ça).
Si une réelle organisation militante se fait, on
peut par contre les en informer et les tenir au courant
de où et comment ils peuvent être utiles (ce
qui est souvent leur demande d'ailleurs, ils se sentent
solidaires MAIS démunis).
Voilà, je crois avoir fait le tour de ce qui me semblait
important à débattre, et pour ma part j'aurai
un peu la même démarche que Foulquier aux Francofolies
: Il ne prend pas la responsabilité d'annuler son
festival (car 65% de fonds propres donc si annulation, dépôt
de bilan des franco), mais acceptera s'il doit être
annulé, en donnant la parole aux délégations,
et n'ira pas pleurnicher à la télé.
Idem pour moi selon la décision collective qui sera
prise.
Bon
courage à tous, et
A bientôt au plus tard
Nicolas
Bacchus.
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LE
SPECTACLE EN COLERE !!!!!!!! par Le Maximum
Couette - Groupe de ska-rock (03/07/2003)
Bonjour,
À
chacun son art, à chacun son expression, à
chacun son public
Comme
beaucoup d'autres musiciens en France, nous sommes des artistes
indépendants, nous nous produisons sur scène
tous les week-end aux quatre coins de la France, pour le
bonheur de ceux qui préfèrent le spectacle
vivant au divertissement publicitaire de la télévision
NOUS
AVONS BESOIN QUE LA PRESSE FASSE L'ÉCHO DE NOTRE
RÉALITÉ !
Nous
sommes des artistes rarement exposés aux feux de
la rampe médiatique
Pourtant, nous n'évoluons pas en marge de la société
!
Bien au contraire !
Nous sommes des artistes populaires en prise avec la réalité
quotidienne et nous travaillons sur le terrain pour participer
dans la mesure de nos moyens à l'amélioration
de la qualité de vie de nos contemporains.
C'est
ce qui motive notre création, c'est ce qui motive
notre choix de vie !
À
ce titre nous voulons témoigner et alerter le public,
les organisateurs, les élus, les petits commerçants,
brefs tous les gens concernés (et ils sont très
nombreux) sur les conséquences économiques
d'une réforme expéditive et injuste du statut
des intermittents.
Si
l'argent est le nerf de la guerre et bien parlons-en !
Les artistes ne sont pas des parasites !
La culture c'est de la richesse !
A qui profite cette richesse ?
Elle profite à tous !
Le spectacle vivant fait vivre le tourisme !
Le tourisme est une des activités économiques
principales de notre pays !
Toutes les communes ne bénéficient pas d'un
pôle d'attraction naturel
Nous n'avons pas tous la chance de posséder un lac,
une montagne, une plage, un monument historique, un artisanat
ancestral déplaçant les foules
Et
pourtant le renouveau économique des campagnes est
en marche
Grâce à qui ?
Grâce à ceux qui se battent : élus locaux,
commerçants, associations etc
Nous en faisons partie nous aussi ! Les artistes-artisans
!
Beaucoup d'entre-nous exerçons notre métier
en milieu rural, là où les gros spectacles
ne peuvent pas (déficit de structures appropriées)
ou ne veulent (par souci de rentabilité ou de prestige)
se produirent
Il en est de même pour les compagnies
travaillant dans les quartiers de banlieues pudiquement
appelées " zones sensibles "
Notre présence contribue à préserver
le tissu économique et social de ces territoires
peu soutenu par l'état
Concerts,
arts de la rue, théâtre, cinéma de plein
air
Nos spectacles sont des arguments de vente qui s'étalent
sur toutes les brochures des offices du tourisme et sont
souvent le meilleur moyen de faire connaître une ville
Ses habitants
Ses commerçants
Son industrie
Et contribuer ainsi au développement de son image
de marque !
Depuis
toujours, nous travaillons sans beaucoup de moyens et souvent
dans des conditions très aléatoires à
cause du manque d'équipements culturels.
Les communes s'organisent comme elles peuvent et nous de
même ! Pourtant les musiciens doivent régulièrement
se produirent dans des salles de sports
A t'on jamais
vu des footballeurs courir dans un théâtre
?
Nous
réclamons un vrai débat public avec des représentants
de tous les secteurs artistiques et économiques concernés
!
Artisans,
commerçants, élus des communes oubliées
par les ministères
RÉVEILLEZ-VOUS !
DÉSERT CULTUREL = DÉSERT COMMERCIAL = DÉSERT
SOCIAL !
Nous avons besoin de votre soutien, vos commerces ont besoin
de nos spectacles !
Vous êtes sur le même radeau !
Le
Maximum Kouette
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Ne
nous laissons pas abattre par Benjamin Ancel
pour PRODUCTIONS SPECIALES - Label (03/07/2003)
Ne
nous laissons pas abattre, ne vous laissez pas abattre,
continuez le mouvement et l'État comprendra bien
que sa croissance économique en période estivale
résulte de la multitude des festivals culturels et
si tous ceux la sont gelés, pas de fric pour l'Etat
et là ils pourront prendre 5 minutes pour REFLECHIR
car depuis ces 3 derniers mois, je crois qu'on peut dire
qu'ils ne suivent pas la stratégie "Nicolas
Hulot" qui disait un truc bête et qui pourrait
s'avérer parfois tellement utile :
`
- On réfléchit avant d'agir !
Benjamin
Ancel
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Soutien
total par François Plet, président
de " Le Mans Cité Chanson " (04/07/2003)
soutien
total soutien total soutien total soutien total soutien total
à l'action des intermittents du spectacle : je le répète
parce qu'on ne répètera jamais assez.
François PLET
maire-adjoint du Mans de 1977 à 2001
président d'honneur des "24 heures du livre
du mans"
président de "le mans cité chanson"
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La
culture risque d'être bien malade par
Grave 2 Grave - Groupe de rock (04/07/2003)
La
culture risque d'être bien malade et le MEDEF est
le seul médecin qui fasse une ordonnance pour supprimer
les cachets. Le serment d'hypocrite, quoi!!!
Grave
2 Grave
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Dans
une société consumériste
par Claire, chargée de promo chez Small Axe, Label
(04/07/2003)
Dans
une société consumériste où
l'on nous inonde d'artistes pré formatés et
où le matraquage publicitaire régit la culture,
les intermittents du spectacle restent la seule alternative.
Laissez les nous !.... Si cette réforme tombe, ce
sont les 3/4 des intermittents qui perdent leur statut et
par conséquent, c'est la perte d'artistes passionnés,
honnêtes et surtout respectueux d'une culture pour
tous, pour nous, pour vous... Aidons les.
Claire
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L'équarrissage
en France ne fait que commencer par
Damni de La Phase, Groupe pungle (04/07/2003)
La
réforme sur le statut des intermittents convient
particulièrement au climat social actuel; c'est l'heure
de casser la gueule aux contestataires de tous poils, aux
"marginaux", l'heure de nettoyer les rues et d'installer
des multiplexes, l'heure d'instaurer un mode de culture
dicté par les affairistes; au fond le gouvernement
de M. Chirac nous rappelle simplement qu'il n'y a pas de
place aujourd'hui dans ce pays pour une culture dite subversive,
celle des petits lieux de concerts rock, celle des spectacles
de rues car elle est non rentable et dangereuse puisqu'elle
véhicule des idées de liberté et d'imaginaire.
Ce qu'ils veulent imposer, c'est la culture de masse, celle
de la Star Academy et autres Loft, c'est la culture de la
danse de l'été et des stades de Johnny, et
cette culture-là se fout bien d'une réforme
pour "gagne-petit". L'équarrissage en France
ne fait que commencer.
Mobilisons-nous
et ne lâchons pas l'affaire car nous sommes la majorité
des minorités!!!
Damni
pour La Phaze
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Tous
des mickey ? Par Skunk, Groupe de rock (04/07/2003)
Le
Medef s'apprête à donner le coup de grâce
aux intermittents.
Quelle va devenir la place de la culture dans cette société
?
Tous des mickey ?
Kristof
pour Skunk
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