|
Auteur: L'art-scène
Date: 08/01/2003 22:02
Suite au message publié le 13/12/2002 à 21h50 par l’utilisateur Le Local, Maître Jérôme GIUSTI, avocat d’Alain Klingler, nous fait parvenir aujourd’hui ce courrier.
« Monsieur,
Alain Klingler, dont je suis le conseil, me remet un dossier duquel il ressort que les pages forum du site internet www.lartscene.com, que vous exploitez, font apparaître à deux reprises un message adressé le 13 décembre 2002 à 21 heures 50 dont l’auteur est le « le local », lequel comporte des propos diffamatoires et dénigrants à l’égard de mon client.
Il est en effet allégué que Alain Klingler aurait utilisé les services du studio de l’Association Le Local pendant 18 mois en laissant « une ardoise de 5 300 euros (35 000 francs). Affaire pour laquelle il y aura bientôt un procès ».
Ce message prétend également « rendre justice » à Yann Julé, présenté comme l’ingénieur du son et réalisateur du deuxième disque de Alain Klingler, en laissant entendre que mon client passerait sous silence la collaboration de ce dernier.
Enfin, il est fait état d’un « procès aux prud’hommes pour non paiement d’un musicien-chanteur-réalisateur » ayant opposé ce dernier à mon client. Le rappel de cette affaire est illustré par le propos suivant : « une bien sale affaire à suivre… »
Or, ces propos sont tronqués, voire totalement mensongers et contraire à la vérité.
Ils ont, en tout état de cause, pour objet de nuire à la réputation et à la carrière de Alain Klingler dont le dernier disque « Cercle d’amis » est sorti en septembre 2002. Il jette, de surcroît, le discrédit sur cet artiste dans les rapports qu’il peut entretenir avec les différents professionnels amenés à collaborer avec lui.
Ces propos sont d’autant plus préjudiciables à mon client qu’ils sont tenus sur un site dédié aux professionnels de la musique et au grand public.
En votre qualité d’exploitant d’un site internet, vous ne pouvez pas ignorer que la jurisprudence la plus récente (Tribunal de Grande Instance de Lyon, 28 mai 2002 et Tribunal de Grande Instance de Toulouse, 5 juin 2002) considère que les exploitants de forums de discussion « doivent répondre des infractions qui pourraient avoir été commises sur le site qu’ils ont créé », ces derniers ne pouvant se retrancher derrière un prétendu « défaut de surveillance » ou « la nature de l’internet. »
En l’espèce, les propos tenus dans le message incriminé sont diffamatoires et dénigrants au sens des articles 29 et 32 de la loi du 29 juillet 1881 et font encourir à leur auteur une amende de 12 000 euros.
Ils sont en tout état de cause, fortement préjudiciables aux intérêts moraux et financiers de mon client qui est en droit d’en obtenir réparation par application de l’article 1382 du code Civil.
Dans ces conditions et afin de sauvegarder les droits de mon client, je ne peux que vous mettre en demeure de :
- supprimer totalement le message incriminé des pages forum du site internet www.lartscene.com ;
- veiller à ce que Le Local ne réitère pas dans l’avenir de tels propos sur le site que vous exploitez, ainsi que tous autres propos qui seraient diffamatoires et dénigrants à l’égard de Alain Klingler ;
- diffuser, aux mêmes lieu et place que l’article incriminé, le droit de réponse suivant :
« Faisant suite à la diffusion sur ce site d’un message adressé le 13 décembre 2002 à 21 heures 50 dont l’auteur est « le local », Alain Klingler qui a été visé personnellement par les propos diffamatoires et dénigrants qui y étaient contenus entend porter à la connaissance des utilisateurs du site www.lartscene.com qu’il conteste avec la plus grande fermeté devoir la moindre facture à l’Association Le Local à l’occasion de l’enregistrement de son dernier disque dans les locaux de cette association à Saint-Ouen et que Yann Julé apparaît bel et bien sur la pochette de son album « Cercle d’amis » comme ayant coréalisé ce disque avec Alain Klingler. »
Faute par vous d’avoir déféré à cette mise en demeure sous huitaine, mon client m’a donné instruction de porter cette affaire devant les tribunaux.
Vous devez de ce fait considérer la présente lettre comme une mise en demeure de nature à faire courir tous délais, intérêts et conséquences que la loi, particulièrement l’article 1153 du code Civil et les Tribunaux, attachent aux mises en demeure.
Bien entendu, je reste à la disposition de celui de mes Confrères que vous chargerez de la défense de vos intérêts afin de m’entretenir avec lui de cette affaire. »
Le message incriminé a été retiré ce jour. La publication de cette lettre vaut pour réparation demandée par Maître GIUSTI.
N’étant en rien au fait du différend qui oppose Alain Klingler à l’Association Le Local, et ne souhaitant prendre parti ni pour l’un ni pour l’autre, L’art-scène estime néanmoins que des affaires privées n’ont pas lieu de cité sur son forum. C’est la raison pour laquelle nous répondons favorablement à la demande de Maître GIUSTI en publiant l’intégralité de sa lettre, dans le but de relater l’origine de cette affaire.
Cependant, en tant que magazine culturel et militant, dévolu à la découverte d’artistes et sensible au travail d’associations oeuvrant dans ce même sens d’entraide entre intervenants de la culture, L’art-scène déplore cette situation.
La rédaction.
|
|
Répondre à ce message
|
|
Auteur: le local
Date: 02/02/2003 17:00
Nous vous présentons toutes nos excuses pour ce déballage peu ragoûtant et comprenons que votre forum n'est pas le support idoine pour règler ce genre d'affaire.
Elle peut cependant servir d'exemple à tous les intervenants du milieu culturel quant au besoin d'établir des documents écrits à chaques moments de l'élaboration des projets artistiques : bon de commande, feuille de présence, reconnaissance de dette...
Tout ce que nous n'avions alors pas mis en place.
L'artiste incriminé était devenu en 18 mois de travail "notre ami", son projet, le nôtre. Alors ses quelques difficultés financières : "on peut attendre un peu". Cercle bien connu et imparable lorsque l'affectif et la passion artistique se mêlent au professionnalisme.
Le studio "Le Local"(association loi 1901), répétition et enregistrement, emploi 3 Emplois-Jeunes et un Contrat Emploi Consolidé. Dans le 93, nous nous engageons chaque jour pour la cause musicale en offrant des prestations professionnelles de qualité à des prix extrèmement bas. Nous proposons aussi des formations.
Beaucoup de talentueux anonymes (pour l'heure) ainsi qu 'Arthur H, Bosco, Autour de Lucis, Philippe Katerine... sont venus dans nos studios.
Cette affaire, en privant notre association d'un très substantiel revenu, l'a mise en grande difficulté financière.
Le recours à un avocat coûte très cher pour des structures comme la nôtre.
Il faut pourtant se battre et ne pas laisser faire : il en va de l'avenir collectif de notre profession.
Cette affaire aura au moins eu l'avantage que nous vous découvrions et vous lisions, votre ligne éditoriale étant assez proche de nos préoccupations.
merci encore
|
|
Répondre à ce message
|
|
| |