| |
 |
Fersen Thomas
|
|
|

Photo Sandrine Expilly
|
|
Le bal des oiseaux
13 titres
Ref : 4509-91369-2 Sorti : 1993 Production : tôt Ou tard Distribution : tôt Ou tard
|
|
|
|
01 -
Le bal des oiseaux
02 -
Je t'attendais
03 -
Juillet
04 -
Tout, tout, tout et plus rien
05 -
Pour toi mon amour
06 -
Lofotens
07 -
La baston
08 -
Libertad
09 -
Ces bouches à nourrir
10 -
A Dahouët
11 -
Ne me touche pas
12 -
Mon pays
13 -
Allons nous coucher
|
| |
| |
01 -
Le bal des oiseaux
|
|
Au printemps de ma vie
Je quitte mon père
La ville attend
Petit rat des champs.
Une jolie fermière
Me dit : "où vas-tu ?"
"Monte derrière
Avec les laitues".
Les pieds dans le ciel
Chez les hirondelles
Nous filons doux
et la route est à nous.
"Petit, la vie est belle à l'école buissonière
Nous irons danser au bal des oiseaux près de la rivière
Les prés sonts verts, quel âge as tu toi?"
Au petit matin
Nous voilà en ville
J'ai déjà faim
Comme un crocodile
J'ai beau demander
Un café au lait
On n'me donne rien
Même un morceau de pain
La campagne se prête à tout, mais la ville pas du tout
Nous irons danser au bal des oiseaux près de la rivière
J'suis pas un voleur
Mais comment me nourrir
Je marche des heures
J'sais pas où dormir
A la fontaine
J'ai bu de l'eau fraîche
J'ai pêché l'amour
Ça ne mord pas tous les jours.
Mais ce jour lÃ
Il y en avait pour moi, oui
La femme de ma vie
avait soif elle aussi
"Amour, la vie est belle dans tes bras de velours,
Nous irons danser au bal des oiseaux près de la rivière
Les prés sonts verts, quel âge as tu toi?"
J'ai trouvé une place
Au piano dans un bar
Le Miami Palace
Tout près de la gare
Tous les samedis soirs
Il y a des bagarres
Je chante mes histoires
Des trucs un peu noirs
Amour, je rentre tard mais demain c'est dimanche,
Nous irons danser au bal des oiseaux près de la rivière
Près de l'eau...
|
02 -
Je t'attendais
|
|
Pour passer l'temps dans le métro
J'ai acheté des cerises
Je t'attendais mon amour,
Je t'attendrai toujours
Tu le sais
Je guettais ton sourire
Ton sourire, ton bonjour
Je t'attendais mon amour,
Je t'attendrai toujours
Tu le sais
J'entendrais les coups sûrs
Et tout le monde autour
Entendra les coups sourds
De mon petit tambour,
Je le sais.
Aux puces de Clignancourt,
Au marché aux bestiaux,
Je t'attendais mon amour...
Tu le sais
Vendeur de roses à la sauvette,
Joueur de clarinette
Dans les courants d'air chaud
Du métro la Muette,
Je t'attendais mon amour,
Je t'attendrai toujours
Au fur et à mesure
Des rames de velours,
Tu le sais.
Si tu n'arrive pas
Le temps m'emportera,
Je t'attendrai toujours
Tu le sais
Pour passer l'temps dans le métro
J'ai acheté des cerises
Je t'attendais mon amour,
Je t'attendrai toujours
Soudain c'est toi je cours
Et j'avale un noyau
J'ai si mal aux boyau
Je casse mon tambour
Au métro Père Lachaise,
Au métro Père Lachaise
Tu passeras fatalement
Dans l'couloir où j't'attends.
|
03 -
Juillet
|
|
Le ciel est si tendre,
Le ciel est si doux.
Les oiseaux chantent,
Le soleil est roux.
La brise est mourante,
Le tremble s'ébroue.
C'est juillet, c'est juillet
Partout.
Oh mon amour, quelle chance.
Tout semblait t'attendre
Et là , parmi tout,
Tu tombes des nues,
Parfaitement nue.
C'est juillet, c'est juillet
Partout.
Oh mon amour, le jour nous attend.
Ces soirs d'été
Durent l'éternité.
Au coeur de ce champ,
Allons nous coucher.
C'est juillet, c'est juillet
Partout.
Avec le soir,
Le ciel enfile sa chemise noire.
L'orage est mûr.
Il va pleuvoir
Sur mon pays,
Ivre de pluie.
C'est juillet, c'est juillet
Aussi.
|
04 -
Tout, tout, tout et plus rien
|
|
Martha est venue dans la grange ce matin?
Tout, tout, tout et plus rien?
Ça sentait la pomme, le vieux bois, le petit linge,
Tout, tout, tout et plus rien
La fièvre à tout emporté, la morale, la raison
La fièvre à tout emporté, tes bottines, mon pantalon
Pendant que tu m'emportais mon amour,
Tout, tout, tout et plus rien
Nous n'avons pas vu que tout brûlait autour,
Tout, tout, tout et plus rien
Le feu a tout emporté, le cheval, la maison,
Le feu a tout emporté, ma chemise, tes botillons
Tout, tout, tout et plus rien
Tout, tout, tout et plus rien du tout, non
Tout, tout, tout et plus rien, rien !
Nous n'avons pas vu quand la pluie est tombée,
Tout, tout, tout et plus rien
Toute la région a été inondée,
Tout, tout, tout et plus rien
La pluie a tout emporté, les canards, les oignons,
La pluie a tout emporté, nos guenilles, nos haillons
Le destin peut bien nous enlever tous nos biens,
Tout, tout, tout et plus rien
Nous ferons l'amour dans la grange le matin,
Tout, tout, tout et plus rien.
Tout, tout, tout et plus rien...
|
05 -
Pour toi mon amour
|
|
Je suis allé au marché aux oiseaux.
J'ai acheté des oiseaux.
Je suis allé au marché aux fleurs.
J'ai acheté des fleurs.
Des oiseaux, des fleurs, pour toi mon amour,
Des oiseaux, des fleurs, pour toi mon amour.
Je suis allé au marché à la ferraille.
J'ai acheté des chaînes,
De lourdes chaînes, pour toi mon amour,
De très lourdes chaînes, pour toi mon amour.
Et puis
Je suis allé au marché aux esclaves.
Je t'ai cherchée, je ne t'ai pas trouvée.
Oh mon amour,
Des oiseaux, des fleurs, pour toi mon amour,
Des oiseaux, des fleurs et de lourdes chaînes.
|
06 -
Lofotens
|
|
Sur le pont du Polarlys, au soleil,
Entre Kristiansund et Trondheim,
Les yeux dans le ciel,
Lové au fond de mon transat,
Enveloppé de merveilles
Je sens courir dans mes veines
Un grand frisson, un grand frisson.
Je viens retrouver mon Nord.
Elle est dure car elle est vierge
Mais c'est elle,
Elle qui me protège
Sur son aile.
Sous sa peau de pierre,
Elle cache un cœur d'or et de lumière.
Quand ma coupe est pleine,
Je vais la boire en Norvège.
Aux Lofotens, aux Lofotens,
Je viens retrouver mon Nord.
|
07 -
La baston
|
|
Elle est collée, la petite hirondelle.
Elle prend du plomb dans sa cervelle.
Comme les autre volatiles,
Elle se fait empailler en ville.
Elle cherche la baston,
Encore la baston,
Toujours la baston,
Dès qu'ils peuvent.
Planquez vous,
Les coups pleuvent de partout!
Trois cent lignes pour demain,
Dix coups de règle sur les mains.
On va lui couper les ailes.
Elle sera comme les autres, pareille.
Elle cherche la baston...
On va lui couper sa langue!
On va lui briser son cou!
On va lui clouer son bec!
Au piquet et les mains sur la tête,
Elle cherche la baston...
|
08 -
Libertad
|
|
Libertad est en cabane
Deux mois par an.
Je m'en vais là bas.
Je cavale à la Havane.
Je m'évade.
Je vais l'embrasser.
Te quiero mi Libertad, te quiero mi Libertad.
Où te caches-tu Libertad?
Dans une Barbe
Ou dans un havane?
Peut être dans un champ de canne,
Dans un café,
Dans une soutane?
Te quiero mi Libertad, te quiero mi Libertad.
Et je suis fou de toi,
Fou deux mois par an,
Fou de toi,
Fou deux mois,
Fou deux mois seulement,
Egoïstement.
Tu as raison de moi, deux mois par an.
Je joue le jeu,
Je me prends dans les grands sentiments
Et, très gentiment,
Te quiero mi Libertad, te quiero mi Libertad.
J'ai besoin de liberté
Dix mois par an,
Dix mois seulement
Mais Castro n'est pas content
Si je la prends.
Dis-moi seulement
Que me quieres mi Libertad, que me quieres mi Libertad.
Tu veux de moi trois mois,
Douze mois, maintenant.
Mais je suis là deux mois,
Deux mois seulement
Et puis je fous le camp
Et tu me mens,
Tu me traînes,
Tu m'entraînes en riant,
Je me réveille tout en blanc,
Me mariant
Sous le soleil blanc,
Pour la vie sous le soleil blanc,
Pour la vie,
Pour la vie sûrement.
Je voudrais dire à Fidel
Qu'infidèle,
Tu l'es sûrement
Mais ça n'en vaut pas la peine:
Il est seul
Depuis trop longtemps.
Te quiero mi Libertad, te quiero mi Libertad.
Et je suis fou deux mois,
De quoi, finalement,
Si tu te joues de moi,
Deux mois par an?
Sous le soleil Blanc,
Je bois du rhum.
Je bois, mais je marche droit.
Ma voix se casse.
Je me casse.
Mais Castro est lÃ
Avec mon visa.
Te quiero mi Libertad, te quiero mi Libertad.
|
09 -
Ces bouches à nourrir
|
|
A la maison
Ils n'ont rien à manger
A se mettre sous la dent
Les petits.
Ils font les marchés
Derrière les maraîchers
Ils ramassent les fruits
Pas pourris.
{Refrain:}
Toutes ces bouches à nourrir
Toutes ces bouches à nourrir qui appellent
Toutes ces bouches à nourrir
Toutes ces bouches à nourrir je les aime
Toutes ces bouches à nourrir.
Les bandes sont nombreuses
De gamins aux joues creuses,
Je suis l'aîné
Décharné
Je gère les ardoises,
Les pourboires des bourgeoises
Qui nous trouvent mignons
En haillons.
En Amérique,
En Asie, en Afrique
C'est pareil les gamins
Tendent la main.
Les larmes du monde
Sont sur eux tant de mouches
Qu'ils sont las de chasser de leurs bouches
De leurs bouches à nourrir
De leur bouches à nourrir qui appellent
De leurs bouches à nourrir
Toutes ce bouches à nourrir je les aime
Toutes ces bouches à nourrir...
|
10 -
A Dahouët
|
|
À Dahouêt,
Les oiseaux,
Les mouettes
Ne boivent pas que de l'eau.
Le soleil
Est pâlot
Et Camille
Rentre son bateau.
On range les parasols,
On sort les parapluies.
Les vacances
Sont finies
Et mon coeur fait
Twoui, twoui, twoui.
Amours tant convoitées
À présent oubliées...
Cette fille en bikini
Me cachait quelque chose.
|
11 -
Ne me touche pas
|
|
Nolli -me- tangere
Perché sono giÃ
Com' una balsamina
A maturità .
Già tocco,il cielo
Con un dito tuo
Un dito che mi sfiora
Con abilitÃ
Ne me touche pas
E la febbre viene
E la febbre va
E se ne tornera
Quando sarai tu
A maturità .
Dimmi, dimmi giù
Bocca, bocca miÃ
Ne me touche pas
Ne me touche plus !
Nolli -me- tangere
Perché sono giÃ
Com' una balsamina
A maturità .
Quando nasce la febbre
E mi dici : "ti amo"
Ti spalmo di balsamo
Il petto che ti bruccia.
Ne me touche pas
Ne me touche plus !
|
12 -
Mon pays
|
|
Un beau matin, c'est le mois de juin.
Oh, mon amour, je ne suis plus très loin.
J'ai bien tenu vingt kilomètres au moins,
Pendu derrière un char à foin.
Mon pays,
C'est ici.
C'est ici que j'ai grandi.
Mon pays,
C'est ici.
C'est d'ici que je suis parti, oui.
Cette fois, je jette ma valise aux orties.
Je reconnais un grand cerisier
Où je picorais en guettant le fermier,
Quand un grand doute a coupé ma faim:
Des petits vers blancs habitaient mon festin.
La campagne,
C'est ainsi.
C'est ainsi que j'ai grandi, oui.
La campagne,
C'est ainsi.
C'est ainsi que je suis parti, oui.
Cette fois, je jette ma valise aux orties.
Hippolyte!
Derrière ce champs de maïs bien mûr,
Je me suis soulagé d'un grand poids.
Un chien errant en a fait son repas.
C'est surprenant mais par ici, c'est comme ça.
Mon pays,
C'est ici.
C'est ici que j'ai grandi.
Mon pays,
C'est ici.
C'est d'ici que je me marie, oui.
Cette fois, je jette ma valise aux orties.
|
13 -
Allons nous coucher
|
|
C'est un rire intérieur.
Dehors, il ne fait pas chaud.
On est lundi, le ciel est gris
Et je suis tombé de mon lit.
Les nouvelles ne sont pas belles.
On les jette à la poubelle.
Quelle grisaille, quelle grisaille,
Et l'amour n'est plus qu'un petit détail.
Allons nous coucher.
Je me réveille au printemps.
Il fait doux, j'aime ce temps.
Les fleurs s'ouvrent et je découvre
Que ton corps est très excitant!
Décrochons le téléphone.
Nous n'y seront pour personne.
Loin des casse-pieds, sous le pommier,
Ça fait longtemps qu'on a oublié
D'aller se coucher,
Allons nous coucher.
La vie est courte: il faut vous allonger.
Oubliez vous et tout va s'arranger.
Pour du bon temps, votre femme vous attend.
Allez retrouver la belle au bois dormant.
Oui, ça c'est la nature qui appelle, et vous
Prenez la main de cette fille, elle
N'attend que ça et vous c'est pareil.
Demain il ne faudra pas pleurer.
Allez vous coucher,
Allons nous coucher.
Il est tard et je suis naze
Et je rentre dans ma case.
Je m'allonge sur un banc,
Ma fumée déroule son ruban.
Sur sa natte ou sous sa couette,
Pour moi la nuit sera chouette.
Je dormirai mieux demain.
Demain, j'irai me coucher dans le petit pré.
J'irais me coucher,
Allons nous coucher.
Paroles, musiques et arrangements - Thomas Fersen
"Le bal des oiseaux" musique d'Olivier Richebé et Thomas Fersen
"Pour toi mon amour" poème de Jacques Prévert
|
|
|