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Labels et la BĂŞte. (12/2002)
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A nos yeux de consommateurs, nous considérons disques et concerts comme plaisirs, comme loisirs. Comme activité culturelle sans que cela sonne prétentieux. Mais, nous sommes nous déjà interrogés sur les rouages de la fabrication d’un album, de la mise en place d’une tournée ? Antoine Crespin, producteur du label indépendant Futur-Acoustic Production, livre le récit de son expérience. Il évoque la création de sa société – pluridisciplinaire -, dévoile les coulisses d’un album et d’une tournée, apporte son regard de professionnel vis à vis des majors et du rôle qu’elles jouent dans l’industrie du disque.
L’art-scène : Comment est né Futur-Acoustic ?
Antoine Crespin : On était une bande de copains, on faisait tous de la musique et on participait à des concerts de façon très amateur. J’ai pris une orientation plus technique et on a monté Futur dans un but purement technique pour faire de la sonorisation de concerts. Premiers concerts avec Pia Colombo, tournée Vigneault, Béranger, grande période de jazz, etc…
L’art-scène : C’était autour de 1975 environ ?
Antoine Crespin : Oui, le démarrage c’était 75. La création de Futur c’est en 1980. |
L’art-scène : Un label comme Futur-Acoustic représente combien de personnes, de salariés ?
Antoine Crespin : Plutôt que parler de nombre de personnes, je parlerai plutôt de secteurs. Il y a deux activités en parallèle. Il y a l’activité purement technique et d’autre part l’activité de production, concerts et disques. Cela nécessite des personnes au booking (vente des concerts), à la logistique, à l’administratif et des techniciens sur le terrain. Selon les périodes l’effectif varie. Quand on fait Marciac, on est 30. En ce moment, on doit être 8.
L’art-scène : Combien d’artistes Futur-Acoustic a-t-il à son catalogue ?
Antoine Crespin : En dehors de notre activité de producteur de concerts, on représente Béranger, Nilda Fernandez, Gilles Vigneault, les Cool Crooners, Allan Stivell et Edgar Ravahatra qui devrait nous rejoindre.
L’art-scène : Quels sont les différents secteurs d’activité du label ? Production de disques, de concerts, etc…
Antoine Crespin : On représente tout. Je ne sais pas s’il y a d’autres structures comme la nôtre. Alors, d’un côté c’est bien parce qu’on maîtrise toute la chaîne, d’un autre côté on peut très bien nous taxer de "touche à tout" et nous demander ce qu’on fait vraiment bien là -dedans. |
L’art-scène : A quoi sert un label ? Qu’est-ce ? Est-ce la même chose qu’une maison de Disques ?
Antoine Crespin : Nous, on n’est pas vraiment un label. Ensuite, j’aimerais bien qu’on m’explique la différence entre label et maison de disques. Souvent, les labels sont des sous-marques de majors, comme East-West chez Warner. En fait, c’est un peu pour ne pas mettre au même catalogue des artistes et des musiques qui n’ont rien à voir parce qu’on comprend très bien qu’il y a tellement d’artistes dans ces boîtes-là , qu’ils faut bien faire des catégories. Et les catégories, c’est des labels chez eux. Après, si on sort des majors, les labels indépendants c’est une partie de la chaîne. C’est le démarrage. C’est des gens qui se débouillent pour faire la production de l’album et puis après soit le mettre en licence, soit le mettre en distribution quelque part. En fait, le label, c’est le premier contact avec l’artiste.
L’art-scène : Quel est le cheminement, la chaîne de la réalisation d’un album ?
Antoine Crespin : Au départ, il y a la vague idée d’un artiste qui se dit « j’ai des chansons, je suis prêt ». A un moment quand l’artiste a des chansons, il a envie de les sceller quelque part, de les enregistrer. En général, il y a toujours une étape de maquette où l’artiste a plus ou moins élaboré ses chansons juste avec une guitare ou un piano, d’autres plus élaborés parce qu’ils ont tous – pour la plupart - maintenant des multi-pistes numériques. Ensuite, il y a l’étape qui consiste à déterminer avec quels musiciens va se faire l’album et avec quel arrangeur ou directeur artistique. Après, moi j’insiste toujours pour qu’il y ait une phase que j’appellerai de « pré-prod » avant d’entrer en studio. Car le studio, ça stresse toujours, ça a un coût et on est censé faire un produit fini. Même si on élimine le côté financier de l’histoire, t’as pas envie de passer des semaines en studio avec des moyens techniques de ce niveau-là pour à la fin ne pas être satisfait du résultat. Donc, une fois qu’on est satisfaits, on crée une espèce de planning pour faire cohabiter les notions de budgets, de nombres de musiciens et on s’installe en studio. Après, on laisse reposer ça comme une pâte à crêpes, et on ré-écoute, on réfléchit, on voit s’il y a des choses à reprendre. Il y a des choses que l’on peut refaire à Futur puisqu’on a ce qu’il faut sur place, c’est appréciable aussi. On a refait des voix, des montages, etc… Vient ensuite l’étape importante des tables de mix où le temps passé sur chaque titre peut être complètement aléatoire. |
L’art-scène : Ensuite, c’est la phase construction matérielle de l’objet ?
Antoine Crespin : Alors, en parallèle, il y a la phase construction de la pochette. Ce qui n’est pas une mince affaire. Il y a toute la conception graphique qui se fait autour des idées de l’artiste, celles du graphiste. Pour l’album de François (Béranger, Profiter du temps) par exemple, on a eu l’opportunité de le faire en interne. Ca a mis du temps mais ça a un côté génial, c’est que François étant en province, avec les possibilités d’Internet, il pouvait voir pratiquement en temps réel l’évolution de la pochette. Après, on rentre dans une phase technique d’impression, de pressage. Avec des boîtes comme SNA, MPO, on a l’avantage de se simplifier un peu la tâche puisqu’ils font un produit fini : impression de la pochette, digipack, pressage du CD, mise sous cellophane et conditionnement. Et ça part directement chez le distributeur. Ca va très vite. Entre le moment où tu envoies la commande et le moment où ça part chez le distributeur, il se passe 2 semaines. Là , c’est un peu l’angoisse à ce moment-là car on n'a pas encore vu le résultat et on n'est pas à l’abri d’une faute orthographe, d’un oubli ou d’une erreur dans les crédits, etc… La relecture c’est un truc terrible parce que tu peux relire 50 fois et laisser passer une erreur énorme.
L’art-scène : Après, ça part directement dans les bacs ?
Antoine Crespin : En fait, il y a une étape de pré-commande. On établit un bon de pré-commande qu’on donne au distributeur et que lui répercute auprès de tous les magasins. Ceux-ci passent leur pré-commande. C’est une étape qui se déroule environ un mois avant la fabrication des disques. C’est une période importante car c’est le moment où l’on va tenter de convaincre les magasins d’en prendre 50 ou 100, etc… D’un autre côté, il ne faut pas non plus exagérer parce que le pire de tout, ce serait que les disquaires se retrouvent avec des invendus en grande quantité. Ils ont un droit de retour. Non seulement on risquerait de se retrouver avec des retours importants et on ne saurait pas quoi en faire mais surtout, c’est qu’ils ne recommanderaient pas. Le mieux pour nous, par exemple pour un Béranger, c’est qu’une FNAC en prenne 50 et quand elle les a vendus, elle en recommande autant. |
L’art-scène : Si je vais à la FNAC et que j’achète un disque 100 balles (Je parle en francs, ça fait plouc mais c’est plus facile à comprendre je pense). Pourrais-tu m’expliquer comment se décompose le prix du disque ?
Antoine Crespin : Déjà , ça ne peut pas être linéaire. Quand on part du prix de gros - c’est à dire du prix de vente du CD au magasin – et qu’on est en distribution, c’est pratiquement pour tout le monde pareil. C’est à peu près 60/40. 60% qui reviennent au producteur, 40% au distributeur. Le prix de gros d’un album qui est vendu 130 F TTC à la Fnac est de l’ordre de 78 F HT. Ensuite, on a un contrat avec l’artiste (et possibilités d’avoir d’autres gens comme l’arrangeur, le réalisateur, etc…) qui varie en général entre 7 et 18 % maximum en fonction de la notoriété de l’artiste. Et puis le reste, c’est pour le producteur qui doit amortir ses frais de production, payer la fabrication de l’album.
L’art-scène : Et la fabrication de l’album, l’objet, en lui-même revient à quelle somme ?
Antoine Crespin : Une fois les documents techniques envoyés à l’usine, en fonction de la quantité, le disque « produit fini » revient à 8 F. Avec le boîtier digipack, le livret imprimé, le disque et l’emballage. Le galette en elle-même doit coûter 2,30F. Finalement, la fabrication ne coûte plus cher comme auparavant, c’est l’étape la plus simple. Dans les frais, il ne faut pas oublier la SDRM évidemment. La société de reproduction des droits mécanique qui est un département de la Sacem. Donc, à chaque fois que tu fais fabriquer des disques, tu paies un pourcentage à la SDRM dont une partie est redistribuée aux auteurs-compositeurs.
L’art-scène : Une fois l’album prêt à la vente, on entre dans la phase promo. Quel est son niveau d’importance et comment se construit-elle ?
Antoine Crespin : La promo la plus efficace et qui est la moins chère, c’est le partenariat avec la radio. Là , c’est parfait, le scénario idéal. L’album est programmé par France Inter, c’est énorme en terme de retombées. C’est le média qui fait la loi. Mais bon, pour reprendre l’exemple de François, il n’est jamais entré dans aucune play-list, à part celle de Radio Libertaire (rires). Le problème est vite réglé. Donc en fait, il y a plusieurs méthodes. Il peut y avoir un attaché de presse qui essaie de faire mousser un peu l’album pour qu’on en parle. Nous, on a pris l’option de faire des pubs presse dans Libé, Le Monde, Télérama. Ca a un coût, ça revient aussi cher qu’un attaché de presse, c’est peut-être mon côté normand, mais c’est du concret. Je n’ai rien contre les attachés de presse mais ça reste quand même très hypothétique en dépit de leur nombreuses connaissances et carnet d’adresses. Mais c’est compliqué la promo. C’est le rouage le moins maîtrisable, le plus fluctuant de la chaîne d’un disque. |
L’art-scène : Un album comme celui de François, quel est le budget de la promo ?
Antoine Crespin : Le budget qui est prévu pour la promo est de l’ordre de 150 000 F. Ce qui ne veut pas dire grand chose parce qu’en fait la promo va accompagner le succès de l’album.
L’art-scène : Généralement, une tournée suit la sortie d’un album. Comment se déroule cette étape de la production ? Comment se construit une tournée ?
Antoine Crespin : Là , on entre dans la partie non pas que l’on maîtrise le mieux mais sur laquelle on a le plus d’expérience. Déjà dans les concerts, il y a deux parties complètement différentes. Il y a d’une part les concerts produits ; tu sais que tu vas faire 3/4000 personnes partout, t’as aucun intérêt à essayer d’aller vendre des concerts. Tu loues les palais des sports, les Zéniths, les salles qui existent partout en France qui ont une capacité qui t’intéresse, tu prends un promoteur local qui va s’occuper de la promo, de l’organisation. Ca c’est vraiment la solution de confort qui est réservée à l’élite de la variété. Et puis après, il y a l’autre aspect de concert qui concerne tous les artistes dont on parle. C’est les concerts vendus. En dehors des concerts parisiens, on détermine un prix de vente qui est calculé en fonction de la notoriété de l’artiste, de sa capacité à remplir les salles. Pour mettre la tournée en place, il y a un travail d’information et on entre dans un problème. Au même titre que la distribution pour le disque pose un problème, la vente des concerts connaît le même sort. C’est très parallèle. C’est à dire que l’on a des contacts, on a des salles mais ils sont submergés, ils ont plein de demandes. Il ne faut pas forcément être le premier mais arriver au bon moment. Vendre des concerts c’est un peu comme aller aux champignons, tu passes un week end, il n’y en a pas. Tu repasses le week end suivant, il a plu, tout le monde est passé et il n’y a plus rien.
L’art-scène : La logistique doit être très rigoureuse sur une tournée. Comment cela se passe-t-il pratiquement ?
Antoine Crespin : Pour ce qui est des tournées, quand il s’agit de salles qu’on loue, là c’est facile parce que tu peux délimiter les salles en fonction d’un secteur géographique en t’y prenant relativement à l’avance. Quand tu es dans le cadre de concerts vendus, alors là les problèmes commencent parce que tu peux être un jour à Lille et le lendemain à Nice. C’est encore pire durant la période d’été des festivals où l’on arrive à des scénarios aberrants. On a eu le coup une fois. On jouait le 13 juillet sur la côte de Vendée et le 15 à 80 bornes. Le 14 était libre. Et j’ai eu un appel de Mulhouse pour jouer ce jour-là . Voilà comment on s’est retrouvé à faire 1000 bornes dans un sens, 1000 bornes dans l’autre en bus. |
L’art-scène : On voit que le rôle du manager est capital là ?
Antoine Crespin : Oui absolument, on peut appeler ça aussi un responsable de production. C’est lui qui prend la tournée en charge. Il prend contact avec les organisateurs pour mettre au point tous les voyages, les horaires, les heures de balance, les locations de matériel, la feuille de route, etc… En fait, le plus compliqué, c’est de mettre au point les voyages et les horaires surtout dans le cadre de festivals où tu as 3 ou 4 artistes qui passent le même soir et où les organisateurs ont établi un planning logique mais strict auquel tu dois te tenir. Et quand tu dois faire 800 bornes, qu’on te demande d’être présent à 15 heures, ça coince, c’est pas possible. Donc, ça c’est le manager qui s’occupe de ça. En plus de la partie technique comme le matériel, le son, la lumière, de gérer nos besoins, les problèmes d’hôtels, de restos. C’est pas une mince affaire parce qu’en province, passé minuit, il n’y a pas un resto qui t’accepte. C’est d’autant plus important que compte tenu de la difficulté d’une tournée, toujours fatigante pour tout le monde, l’organisation, la qualité de l’accueil, des services ne sont pas à négliger. C’est des qualités que les artistes apprécient généralement chez nous ; c’est sûrement pour ça que ça se passe toujours bien entre eux et nous. C’est quelque chose que l’on maîtrise plutôt bien. Parce que ce sont des problèmes que nous avons vécus nous-mêmes au départ. C’est du vécu.
L’art-scène : Pour finir, quelques généralités sur le milieu des labels et maisons de disques en général. Est-ce qu’il existe une concurrence entre les labels indépendants ?
Antoine Crespin : Non… En fait, c’est en deux étapes. Soit, c’est sur un artiste inconnu et le seul risque qu’a un label, c’est de l’écouter et se dire « non » et puis après de s’apercevoir qu’il est signé ailleurs et que ça fait un carton, soit… non, non en fait ça ne se tire pas la bourre. Après sur les majors ça peut exister, avec des artistes ou des groupes hyper connus qui vendent beaucoup parce que les enjeux sont considérables. Un artiste qui arrive en fin de contrat, ce sera à celui qui fera la proposition la plus intéressante financièrement. Sinon les labels indépendants, il n’y a pas ça. Et puis, on se connaît tous, on s’est tous côtoyé et on n’a rien à gagner à se tirer la bourre ou à se mettre des peaux de bananes. On a tout intérêt à être en bons termes, à se rencontrer, à parler de nos problèmes. |
L’art-scène : Quel regard tu portes sur les majors ? Est-ce que tu penses qu’elles font bien leur boulot, qu’elles jouent leur rôle dans le domaine de la découverte ?
Antoine Crespin : Comme dans tout, il faut des moyens financiers. Les majors ont des moyens financiers que nous on n’a pas. Si sur un artiste, signé sur notre label par exemple, un album venait à bien marcher et qu’une campagne télé s’imposait, nous nous n’aurions pas les moyens de suivre. Une major oui, pourrait prendre le relais. Après, sur leur travail de découverte, ce qu’on leur reproche c’est de signer peu de gens. Mais c’est un reproche que l’on peut me faire à moi aussi et à beaucoup. Le problème, c’est qu’elles sont tellement sollicitées tous les jours, qu’arrivé un moment, il n’y a pas la place. C’est un peu comme chez Drucker où tu as 2 personnes qui passent par semaine alors que 500 voudraient y passer. Non, je trouve qu’ils font leur taf, après bien sûr on peut toujours critiquer.
L’art-scène : Tu ne penses pas que les majors recherchent avant tout le profit plutôt que la qualité artistique ?
Antoine Crespin : Attends, Pascal Nègre* c’est pas l’abbé Pierre, il a une boîte à faire tourner, avec des gens. Il veut vendre, il veut faire du chiffre, il veut gagner de l’argent. Donc, à un moment on ne peut pas lui reprocher ça. Le jour où il va faire des choix et mettre les labels en difficultés, on va pas le rater. C’est pas de la faute à Pascal Nègre si les mômes achètent les disques de Star Academy. On n’y peut rien si les gens regardent ces émissions. On ne les force pas.
*P.D.G. Universal Music Group |
L’art-scène : Mais, de part leur domination, ne crois-tu pas que les majors ont une action néfaste sur les labels indépendants et par déclinaison sur les artistes qui ne rentrent pas dans le moule de la grande consommation ?
Antoine Crespin : Ce ne sont pas les majors qui sont responsables. Regarde, si je prends le cas de Béranger, Vivendi-Universal ne signera pas Béranger, c’est évident. Ce n’est pas de la faute d’Universal s’il y a une partie des gens qui préfèrent écouter Céline Dion ou Lara Fabian que Béranger.
L’art-scène : Mais il y a un facteur de matraquage médiatique qui joue en faveur de ces artistes-là non ? Ce n’est pas un peu pervers ?
Antoine Crespin : Oui bien sûr mais avant Star Academy, il y avait le Boys Band, avant il y avait autre chose et ça a toujours existé. Alors maintenant que ça prend des proportions gigantesques on en parle plus, mais ça a toujours existé. Mais heureusement, il y a toujours quelques chanteurs français, quelques groupes qui émergent dans l’année et je ne suis pas sûr qu’il y en ait moins qu’avant. Et qu’est-ce qu’on y peut si les gamins écoutent du rap ? Et le grand public regarde C’est mon choix et Le bigdil. Arte ça les fait chier. On ne peut pas leur reprocher.
L’art-scène : On va conclure sur une note d’espoir alors ? Y aurait-il encore de la place pour tout le monde, aussi bien pour les artistes que pour les labels indépendants ?
Antoine Crespin : Chacun a sa place. Si t’as de l’énergie, que t’as envie de faire des trucs, il y a de la place pour tout le monde et je ne pense pas que les gros nous fassent plus d’ombre que ça. Ce qu’il faut, c’est avoir envie de faire quelque chose et se donner les moyens de le réaliser.
L’art-scène : Merci Antoine.
Antoine Crespin : Merci Ă toi.
Propos recueillis par David Desreumaux.
Illustrations : Visuels de spectacles produits par Futur-Acoustic. |
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