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La décroissance soutenable (oct 03)
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J’ai découvert Nicholas Georgescu-Roegen au détour d’un périple d’internaute. Quelle révélation ! Quel ramassis de bonnes idées ! Il est de ces hommes qui vous éclaire par ses pensées construites, qui vous éclaire justement puisqu’il véhicule la lumière.
En quelques mots, voici les grands principes de sa théorie.
Economiste roumain né en 1906, il étudie à Paris (1930) puis enseigne aux Etats-Unis après 1948. Il se démarque radicalement de tout économiste occidental, en cela qu’il ne distingue pas l’économie de la planète et des lois vivantes universelles.
1) Non, on ne peut pas poursuivre dans « l’impasse écologique et sociale de la croissance illimitée », sans y laisser la vie de la Terre, rien que ça. Croissance n’est pas développement.
2) Non, l’économie ne peut pas être considérée comme un objet mécanique, comme un système fermé, isolé.
3) Car oui, le temps est irréversible et les lois thermodynamiques bien réelles.
N. Georgescu-Roegen explique, de sa manière lumineuse, la conséquence irréversible de la deuxième loi de la thermodynamique, scientifiquement appelée loi de l’entropie. Le système planétaire dispose d’une quantité déterminée d’énergie. « Toutes les formes d’énergie sont graduellement transformées en chaleur et la chaleur en fin de compte devient si diffuse que l’homme ne peut plus l’utiliser.[…] L’illustration classique est la grande quantité de chaleur dissipée dans l’océan, qu’aucun navire ne peut utiliser. » extraits du livre Demain la décroissance de N. Georgescu-Roegen
Ainsi, par nos comportements hautement consommateurs et par l’anthropocentrisme de l’Occident, nous consommons, à grande vitesse et de façon irrévocable l’énergie utilisable de notre environnement. Il resterait 40 années de réserves de pétrole (Statistical Review of World Energy), 70 de gaz (GDF) et 55 d’uranium (Commission des Communautés Européennes). Vous me direz, quand il n’y en aura plus, on n’en utilisera plus !
La solution ne réside pas dans un retour à l’âge de pierre. Fort de sa mesure, N. Georgescu-Roegen propose un modèle de décroissance soutenable, dans l’espoir de ne plus toucher au capital naturel, voire de le reconstituer. Nous avons déjà prélevé une quantité de matière première considérable et le recyclage permettrait de répondre à nos nouveaux besoins en objets de première nécessité. Quand aux matières vivantes, elles se cultivent.
Pourtant, qui pourrait encore établir un tel fonctionnement sur la planète ? Qui même connaît et répand les idées salvatrices d’économistes comme Georgescu-Roegen ? Qui les maintient confidentielles ?
Bien sûr, pour les occidentaux le manque de consommation s’apparente vite à un gouffre alors que 80% des humains n’ont ni auto, ni frigo, ni téléphone et que 2 milliards souffrent de carence alimentaires…
C’est passionnant mais fastidieux de reprendre ici toutes les idées de ce savant, d’autant que certains le font beaucoup mieux que moi, par ici :
www.decroissance.org/textes.htm
Pour finir sur un hommage à Pierre Desproges, rions de tout. Voici, trouvé dans le site précité, un exemple caricatural de la connerie et de l’orientation de l’économie occidentale.
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Porsche et le développement durable.
« L'objectif affirmé de Porsche est de réduire au minimum les effets préjudiciables à l'environnement, et de soutenir également les efforts internationaux visant à résoudre les problèmes écologiques globaux. » Site Internet de Porsche
Nouveau Porsche 4 x 4 Cayenne : poids 2 tonnes et demi , 450 Chevaux, 266 Km/h.
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