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Delphine Courtois : "L'art, c'est un don que tu fais aux autres" (11/2003)
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DELPHINE COURTOIS : « L’ART, C’EST UN DON QUE TU FAIS AUX AUTRES. »
A 33 ans, Delphine Courtois, artiste peintre prolifique, expose les fruits de son travail dans les bars. Ses illustrations charbons et jaunes nicotine sont des tranches de vie populaires, mêlant à profusion absurde, étrange, jovialité et humour. Qu’ils mettent en scène des musiciens, des vieilles dames, des prostituées, des pochards, des clowns, des femmes fatales ou des chiens, ses dessins interpellent. Ils ont ce trait à vif qui déborde toute la production de la « M’zelle Courtois. » Marque de fabrique prononcée, inimitable et caractéristique d’une facture exceptionnel. Ses peintures, quant à elles, sont le témoin du coup de pinceau virtuose et maîtrisé. Nous avons rencontré Delphine Courtois à la Mercerie où elle expose tout au long du mois de novembre 2003. Entretien avec une artiste adroite et lucide. |
L’art-scène : Tu exposes dans les bars - comme ici à la Mercerie, rue Oberkampf, à Paris. Peux-tu nous expliquer brièvement pourquoi tu privilégies cet endroit comme lieu d’exposition et quel sens cela revêt pour toi ?
Delphine Courtois : Je ne sais pas si ça a un sens, mais ça a manifestement un lien avec mon univers ; je dessine beaucoup de scènes de bars ; je vais moi-même beaucoup dans les bars. C’est le premier lieu qui m’est venu à l’esprit pour exposer. Au-delà de ça, je trouve qu’il y a quelque chose de positif à se mêler à un intérieur qui a déjà sa décoration, ses petites lampes, ses appliques, sa propre couleur… Dans un café comme la Mercerie par exemple, avec tous ses murs de vieux papiers peints vieillis, tous ces objets, les œuvres sont presque déjà chez quelqu’un. C’est une façon de montrer son travail qui est plus proche de sa finalité finalement. J’expose aussi dans les bars parce que c’est un lieu populaire où toutes sortes de gens vont et viennent. Le bar, c’est aussi un endroit festif ; on y boit, on rêvasse au dessus d’un verre de vin ou d’une tasse de café. C’est un lieu où on traîne donc on peut facilement s’asseoir face à une image et s’arrêter dessus.
L’art-scène : Est-ce que, pour toi, exposer dans les bars défend une certaine idée de la culture ?
Delphine Courtois : Il y a quelque chose comme ça, je n’y ai pas mûrement réfléchi. Le fait que l’art descende dans les bars, lui qui se met toujours à un certain niveau, c’est quelque chose qui se fait de plus en plus à Paris et je trouve ça très bien ! C’est une façon de le désacraliser et de le mettre au niveau des gens parce que c’est ça le but : je parle des gens et donc je trouve que mon travail a sa place dans les bars. |
L’art-scène : Ça veut dire quoi pour toi « être artiste » et de quelle manière éprouves-tu ce statut au quotidien ?
Delphine Courtois : Etre artiste est pour moi une conséquence de ce que je fais. Artiste, ça veut dire artisan, manuel. Après ça peut avoir une portée philosophique, etc. Mais je dessine depuis que je suis petite. Si je suis artiste, je le suis depuis longtemps… C’est une profession pour moi. Ce n’est pas tout un ensemble de choses qui entourent une personne et qui la remplissent.
L’art-scène : Au quotidien, est-ce que tu penses être plus attentive ?
Delphine Courtois : Fatalement oui. Le fait que j’exerce tous les jours fait que je peux m’arrêter plus longtemps sur une personne parce qu’elle va me faire penser à mon univers. Mais c’est d’abord un plaisir de voir des gens qui t’amusent ! Je pense que ça, ça peut arriver à n’importe qui. Beaucoup de gens qui n’exercent pas un métier dans l’image éprouvent du plaisir à regarder les gens à une terrasse de café.
L’art-scène : As-tu déjà été attirée par l’art conceptuel ? Quelle idée de la peinture défends-tu ?
Delphine Courtois : Je n’ai jamais fait de l’art conceptuel, mais j’ai fait un peu d’art abstrait… Ca a été très court et ça n’a jamais été exposé. L’art conceptuel me touche moins, il est moins proche des gens. Je vois un peu ça comme un art extraterrestre (rires) Ca m’amuse plein de fois et ça suscite aussi des questions. Je suis beaucoup moins hermétique qu’avant à cette forme d’art. Mais je défends mon coup de charbon ! Le matériel que j’utilise, c’est de la mine de plomb, la mine la plus grasse qui existe, du vernis à bois, du papier et du carton. Je fais aussi de la peinture à l’huile. Tout ça sont des matériaux qui existent depuis longtemps. Ma technique fait aussi partie de mon univers d’inspiration et de travail, c’est un tout. Je ne pourrais pas travailler avec un feutre par exemple… Il y a quelque chose de brut dans mes outils. |
L’art-scène : Peux-tu nous présenter une œuvre de cette exposition et nous expliquer ce qu’elle représente pour toi ?
Delphine Courtois : Ce sont Monsieur et Madame Kurltz. Je voulais bizarrement une consonance un peu allemande à leur nom parce que je ne sais pas pourquoi ces gens – surtout l’homme – me font penser à la bourgeoisie allemande d’une certaine époque. En effet, cet homme me fait penser à Fellini, que j’adore, pourtant il a quelque chose d’allemand… Au final, ils s’appellent Monsieur et madame Kurltz. J’aime dessiner des gens qui font partie d’une certaine bourgeoisie parce qu’ils sont toujours très sophistiqués et physiquement et dans la façon dont ils sont habillés. Ça me donne l’occasion de raconter énormément de choses. Chez les femmes, je travaille beaucoup l’habillement alors j’aime bien quand elles ont plein de froufrous dans les cheveux autant que sur les vêtements.
Dans ce dessin, Il y a aussi une histoire de couple. Je dessine très souvent des couples qui sont très loin l’un de l’autre. Et physiquement et dans leur regard : ils s’évitent et n’ont pas l’air de s’aimer. Il y a quelque chose d’amusant dans ces couples-là qui vont passer toute une vie ensemble en se regardant de loin. Il me semble d’ailleurs que cela arrive à beaucoup de gens d’avoir ce regard un peu lointain envers l’autre car on peut être à deux et être absent… C’est aussi une chose qui arrive très souvent dans les couples que je dessine.
L’art-scène : On a l’impression que c’est plus le dessin qui te raconte une histoire plutôt que l’artiste qui raconte une histoire avec le dessin…
Delphine Courtois : La plupart du temps lorsque je commence un dessin, je ne sais pas ce que je vais raconter. J’ignore ce qui va se passer sur le papier. C’est souvent l’expression d‘un visage qui va m’amener à raconter une histoire. Effectivement, c’est mon trait qui inscrit une histoire que je découvre au fur et à mesure que je dessine. Ce qui me fait plaisir, c’est de voir tout ce qui peut se dégager d’un regard. Si les expressions sont bien trouvées, un peu énigmatiques, un peu bizarres, on peut se raconter mille et une choses. Dans mon travail, il y a beaucoup de scènes immobiles qui racontent pourtant beaucoup de choses aux gens. Tant mieux si mes dessins produisent ça mais il est vrai, qu’au commencement d’un dessin, je ne décortique pas un sujet d’actualité ou une scène complexe et précise. |
L’art-scène : Est-ce que le fait de dessiner passe forcément par un dialogue avec toi-même au moment même de dessiner ou c’est lorsque tu exposes les dessins, que tu en parles avec les gens que tu as besoin de passer par les mots pour raconter un dessin ?
Delphine Courtois : Il m’arrive très souvent de revoir un dessin et de me le raconter alors qu’il ne m’avait pas raconté la même chose au moment où je l’avais dessiné. Evidement que lorsque je dessine, il y a un dialogue avec moi-même, mais il est naturel et spontané. Je ne peux pas partir dans tous les sens. Une fois que j’ai découvert l’expression du visage, quand l’histoire et l’atmosphère commencent à venir, il faut que je cerne cet environnement avant qu’il ne m’échappe. Comme rien n‘est établi à l’avance, il faut que je conserve un dialogue avec moi-même parce que je ne sais pas comment ça va finir… Je suis sous tension lorsque je dessine, comme beaucoup de dessinateurs, je me retrouve quelques fois avec sur le visage les expressions des personnages que je suis en train de dessiner. J’accompagne physiquement l’avancement du travail.
L’art-scène : Pourrais-tu par exemple dessiner un personnage sans te demander d’où il vient et ce qu’il fait là ?
Delphine Courtois : Ce qui est génial, c’est que je rencontre des personnages. Certains personnages reviennent dans mes dessins. Certaines physionomies se retrouvent. Par exemple, j’aime bien dessiner des personnages androgynes - ces hommes très fins à la bouche généreuse, on les retrouve très souvent. Mais il m’arrive heureusement de rencontrer le visage d’une personne que je ne connais absolument pas ! C’est le hasard du trait qui fait ça. Comme je dessine de façon nerveuse, il arrive à ma mine de plomb de déraper un peu… La narine devient plus grosse que ce qui était prévue etc. Par exemple, la personne qui est sur ma carte de visite et qui est aussi en première page de mon site je l’ai dessinée un soir à mon bureau et quand je l’ai vue, ça m’a fait quelque chose, ça m’a donné des frissons. Personnellement, je trouve qu’elle a beaucoup de présence, et je ne la connaissais pas du tout… Je ne l’aurais jamais projetée dans ma tête. Depuis je l’ai redessinée quelques fois donc j’ai fini par la saisir, mais je l’ai découverte il y a peu. J’espère en rencontrer d’autres.
L’art-scène : Dans quel univers évoluent les personnages de tes dessins ?
Delphine Courtois : On peut dire que j’ai un bon pied dans le XXe siècle, que ce soit au niveau des costumes ou des décors. Autrement, c’est un univers froid et chaud - ça n’est pas du noir et blanc mais du noir et vieux jaune. Il peut y avoir quelque chose de grinçant ou hautain dans mes personnages, mais il y a toujours une bonhomie ou une douceur. Ensuite, j’adore Fellini, alors fatalement, il y a dans mon univers des gens habillés normalement, avec une tête normale mais qui ont l’air de clown, des femmes à grosse bouche avec des énormes poitrines etc. C’est un univers de gens un peu fous. Un univers populaire et excentrique en même temps. J’adore dessiner des travelots par exemple parce que je les trouve magnifiques. J’aime la chaleur des grosses femmes mais j’aime aussi les androgynes filiformes en costard serré. C’est un vrai arbre de noël en fin de compte. (rires) |
L’art-scène : Une polémique est apparue dans le journal Libération peu après la sortie d’Amélie Poulain. Un journaliste a en effet dénoncé les travers réactionnaires et passéistes que ce film, pourtant apprécié de tous, avait. Tes dessins mettent souvent en scène des ambiances vieillies montmartroises proches de celles d’Amélie Poulain, bien qu’un peu plus décalées. As-tu déjà été taxée de réactionnaire ? Que serais-tu prête à répondre si on te faisait cette réflexion ?
Delphine Courtois : Réactionnaire dans le sens où je vivrais dans le passé ? Je n’ai pas une pensée réactionnaire, mais mes dessins peuvent visuellement faire référence au passé. J’adore les vieilles choses comme un antiquaire adore les vieux objets. Les antiquaires ne sont pas réactionnaires ! Je suis beaucoup amusé par le design des années 70 par exemple, j’aime toute sortes de choses et je ne suis pas réac’ du tout…
L’art-scène : Amélie Poulain rassure sur un quotidien qui n’est plus celui des gens…
Delphine Courtois : C’est un petit monde de gens dans un petit quartier… Ca existait encore à Montmartre. Ca n’est pas réac’, c’est une carte postale couleur bonbon. C’est le style de Genet. L’art, c’est justement sortir de la réalité, du quotidien. Ce n’est pas que ça mais c’est important.
L’art-scène : Pourrais-tu comparer ton univers avec celui d’Amélie Poulain ? Est-ce que pour toi cette comparaison est justifiée ?
Delphine Courtois : Je ne pense pas qu’on puisse comparer mon univers avec celui d’Amélie Poulain parce que mon univers est sale, il est dur, il n’arrête pas de dérailler, les gens peuvent être beaucoup plus ambigus et beaucoup plus « trash » que ceux d’Amélie Poulain… Amélie Poulain, c’est une carte postale comme je disais, mais ce film m’a mis un bon petit sourire sur les lèvres… C’est un clin d’oeil plein de légèreté et joli à regarder.
L’art-scène : Quelles sont les qualités plastiques que tu privilégies chez tes personnages ? Tu ne les gâtes pas…
Delphine Courtois : Je fais très peu de personnages beaux. Quand ils sont beaux, ce sont en général « elles » qui sont belles, et quand elles sont belles elle ne sont jamais parfaites… J’ai plaisir à dessiner des gens qui ne sont pas beaux parce qu’ils ne sont pas communs. Je prends plaisir à dessiner des gens qui sortent de l’ordinaire.
L’art-scène : A ton avis, comment est né ton style ?
Delphine Courtois : De mon caractère, de ma personnalité, de moi quand j’étais petite jusqu’à maintenant… |
L’art-scène : Est-ce que c’est ça qui t’a permis de trouver cette technique de la mine de plomb et du vernis à bois - technique qui t’appartient en propre ?
Delphine Courtois : Oui, c’est certain. J’aime les choses un peu grasses, j’aime aussi parfois l’humour gras… J’aime les choses qui ont du caractère et de la force et si j’ai abouti depuis des années à utiliser cette mine de plomb, la plus grasse qui existe et qui donne ces noirs charbonneux et profonds qui s’écrasent et s’éclatent, c’est parce que mon caractère est un peu comme ça. Trash, dur et affirmé.
L’art-scène : Les dessins de cette exposition ont des traits plus fins et plus lisses. Il semblerait que ce changement soit dû à la découverte d’un nouvel outil. Est-ce que l’évolution de ton coup de crayon passe forcément par des changements de technique ?
Delphine Courtois : Non, elle passe aussi par ma vie. Il y a une technique qui évolue mais ma vie aussi évolue. Il m’arrive de dessiner à des moments où je suis un peu moins à vif… Mon trait s’en ressent, il est beaucoup moins agressif, il s’adoucit. Ce fameux nouvel outil est un crayon en tissu qui estompe ma mine de plomb et fait des ombres très douces, comme de la fumée… Cette technique va dans le sens de mon envie de faire quelque chose de plus fini.
L’art-scène : Quelles sont pour toi les différences entre le travail de la peinture et celui du dessin ?
Delphine Courtois : Concrètement la différence réside dans l’outil et le support. Pour faire de la peinture à l’huile, je vais me poser sur une toile avec mes différents pinceaux et cette espèce de matière grasse qui sent bon mais qui sent fort… Evidement, la différence tient essentiellement dans la couleur qui possède en elle-même son propre langage. Tout ça rend la peinture plus riche. Mettre un bleu marine sous un vert pour faire vivre le vert, ça n’existe pas en dessin. La peinture, c’est une toute autre technique et un tout autre monde. Je n’ai jamais pris de cours technique de peinture, j’ai découvert la richesse de la peinture seule en travaillant. |
L’art-scène : Tu travailles les deux, dessin et peinture, dans le même état d’esprit ?
Delphine Courtois : J’ai une approche beaucoup plus difficile de la peinture. Je ne dis pas que j’ai plus de mal, mais c’est comme quand on gravit un sommet… En dessin je le gravis vite, mais en peinture, il est beaucoup plus difficile d’arriver au sommet. Plus de choses entrent en ligne de compte. Pour l’instant, la peinture est plus importante à mes yeux alors qu’il m’est plus facile d’arriver à faire des dessins. La peinture est pour moi plus énorme. Pour moi, la différence entre le dessin et la peinture est un peu la même qu’entre un court et un long métrage.
L’art-scène : Tu utilises le plus souvent le terme de dessiner, travailler : tu ne dis pas que tu crées…
Delphine Courtois : … Que ce soit clair. J’ai un plaisir énorme à faire ce que je fais sinon je ne l’aurais pas fait étant petite, mais je dis également que c’est un travail parce que c’est le moyen qui m’a paru évident pour gagner ma vie. Je ne me suis pas posé la question en fait. Je suis partie des Beaux Arts au bout de la troisième année et j’ai tout de suite exposé dans les cafés. Si je parle de travail, c’est aussi parce que c’est mon travail.
L’art-scène : Certains artistes se mettent en création sans assurance de résultat. Toi, tu travailles pour faire une œuvre et, quelque part, tu n’es pas menacée par le non résultat. Peut-être que c’est cette facilité à dessiner qui fait que tu te détaches facilement de tes oeuvres…
Delphine Courtois : Effectivement, mais ça ne m’empêche pas de les aimer… Quand certaines partent, ça me fait un petit pincement parce certaines me parlent plus que d’autres. Ma famille et moi, nous en gardons quelques unes mais il y en a très peu. Quand j’étais petite, j’étais pareille… Je donnais tout le temps mes dessins ! Qu’est-ce que j’allais en faire ? Je dessine pour montrer et le but est aussi que les gens aient ce que j’ai dessiné chez eux et qu’ils aient plaisir à le regarder. C’est la destinée de mes dessins. C’est comme une roue qui tourne, et pour qu’elle tourne il faut que je travaille, que je crée – parce que je fais de la création. Je dessine à ma table et je donne mon dessin et je recommence. Je suis comme une machine. (rires) |
L’art-scène : Tu es très productive, tu peux travailler très vite et très bien, mais comment expliques-tu le fais que tu n’aies jamais eu peur de la page blanche ?
Delphine Courtois : Quand il y a un outil – je parle vraiment comme un travailleuse – qu’on utilise depuis longtemps, on a une aisance avec. Ce qui pourrait m’empêcher de dessiner serait d’être sans savoir ce que je vais raconter, mais comme ce que je vais raconter, je ne le sais de toute façon pas avant de mettre en route mon outil, j’ai très peu de problème avec la page blanche. C’est assez simple en fait… On peut parler avec beaucoup d’art de son art, moi j’ai un regard très pragmatique et lucide sur mon travail artistique. (rires) On peut se sentir précieux quand on est artiste. Ce n’est pas mon cas et pour moi, l’art n’est pas quelque chose de précieux. C’est aussi pour ça que j’expose dans les bars. L’art, c’est un don que tu fais aux autres.
L’art-scène : Quels sont tes projets ?
Delphine Courtois : J’ai un projet qui me tient à cœur : Agnès Bihl, à qui j’avais déjà fait la pochette de disque, a écrit deux contes pour enfants après la naissance de sa petite fille et elle m’a demandé d’illustrer ses textes. Comme toujours, elle a une superbe écriture ainsi qu’un regard amusant et moqueur à la fois. J’expose également tout au long du mois de décembre au Café Charbon, juste en face de la Mercerie. Cette fois-ci, ce sera une exposition de peintures exclusivement.
Propos recueillis par Flavie Girbal le 30 octobre 2003.
Photos Flavie Girbal.
Illustrations Delphine Courtois. |
DELPHINE COURTOIS EXPOSE
- Jusqu’au 30 novembre 2003 : LA MERCERIE, 98, rue Oberkampf, 75011 Paris M° Saint Maur
- Du 1 au 31 décembre 2003 : LE CAFE CHARBON, 109, rue Oberkampf, 75011 Paris M° Saint Maur
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