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01 -
Le marchand de gadoue 3'24
02 -
J'entends qu'on vit 2'43
03 -
Je pisse dans un violon 4'29
04 -
Les rats 3'34
05 -
Trop de... 2'36
06 -
Monsieur 3'44
07 -
English song 2'14
08 -
Croque-mort 3'43
09 -
Troglo 3'27
10 -
Qui a dit ? 3'53
11 -
L'idiot du village 3'30
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01 -
Le marchand de gadoue
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J’ai rêvé cette nuit
Que je marchais sur le cul
Et que des femmes nues
Chevauchaient des chiens édentés.
J’ai rêvé cette nuit
Que je courais comme un âne
Et quÂ’une femme en blanc
Me donnait la fessée.
Le marchand de gadoue agite son arrosoir
Se fige sur les genoux, lance un sourire bizarre
Il pleut sous mon chapeau je ne rentre pas ce soir
Je suis comme un crapaud perdu dans sa baignoire.
J’ai rêvé cette nuit
Que je marchais sur le cul
Et que des femmes nues
Chevauchaient des chiens édentés.
J’ai rêvé cette nuit
Que je courais comme un âne
Et quÂ’une femme en blanc
Me donnait la fessée.
Le marchand de soleil nettoie ses présentoirs
Tarifs préférentiels et service au comptoir
Je bois dans mon chapeau je ne rentre pas ce soir
Je suis comme un chameau sur une balançoire.
La porte se referme
Figeant ma solitude
Un plaisir doux-amer
Vient troubler ma quiétude
Se noyer dans les songes
Multi-tentaculaires
De délires de mensonges
D’obsessions passagères.
La porte se referme
Figeant ma solitude
La nuit porte conseil
Le noir la certitude.
Je veux, je veux,
Que le fruit de mes songes
Servent à écrire mon épitaphe
Vu que la vie nÂ’est que mensonge
Et que le jour reste sans trace.
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02 -
J'entends qu'on vit
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JÂ’entends quÂ’on crie
JÂ’entends quÂ’on pleure
JÂ’entends quÂ’on rit
JÂ’attends mon heure
JÂ’entends ces corps
Qui se démontent
JÂ’entends les armes
Qui se racontent.
JÂ’entends quÂ’on prie
JÂ’entends quÂ’on meurt
JÂ’entends quÂ’on vit
JÂ’entends des fleurs
J’entends des âmes
Qui se lamentent
JÂ’entends ces corps
Qui sÂ’en contentent.
JÂ’entends quÂ’on dit
JÂ’entends quÂ’on leurre
JÂ’entends lÂ’ennui
JÂ’attends mon heure
JÂ’entends la nuit
Qui se dévisage
Je tends mon billet
Pour le voyage.
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03 -
Je pisse dans un violon
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JÂ’ai sur le nez
Des lunettes en papier
Je dessine dessus
Des images animées
Utopiques colorées
Au bon sens affirmé.
JÂ’ai sur le front
Un chapeau de carton
D’où je fais apparaître
Des gens bien éduqués
Des notaires des banquiers
Qui apaisent mes idées.
Je passe mes journées
A faire des cocottes en papier
Animal dépourvu
De tout sens de raison
Mais c’est bien plus facile à faire
Que les soldats de plomb.
JÂ’ai dans la main
Des poils longs comme des crins
Qui me gênent pour écrire
Le mot révolution
Elles ne peuvent tenir
Qu’un pistolet à bouchon.
JÂ’ai dans les yeux
Un regard malicieux
Contemplant lÂ’injustice
Ne pas être complice
Ne faire que dénoncer
Et combattre sans bouger.
JÂ’ai dans la bouche
Ces quelques mots qui fourchent
Qui gênent pour servir
Ces histoires décousues
Doit-on seulement écrire
Juste des mots pour rire ?
Je pisse dans un violon
En voilà une question
Faut-il serrer les poings
Ou remettre à demain
Ce combat salutaire
Ces mots jetés en l’air ?
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04 -
Les rats
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Lorsque le peuple sÂ’endort
Les rats refont la France
On s’indigne on s’écœure
Au réveil des consciences.
Lorsque le peuple sÂ’endort
Des rats enragés terrassent
Le spectre de la peur
Et les démons refont surface.
Lorsque le peuple sÂ’endort
Que la démocratie se lasse
On achève le rat moqueur
Et les choses reviennent à leur place.
Lorsque le peuple sÂ’endort
Les rats hurlent en silence
On oublie nos craintes et nos peurs
L’Histoire est une roue grinçante.
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05 -
Trop de...
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Trop de piquant dans les orties
Que l’on me sert au déjeuner
Il y a trop de serpents dans mon lit
Qui enveniment mes pensées.
Il y a trop de bruit dans ce couloir
Dans lequel on me fait marcher
Trop de piment dans le caviar
La vie n’est plus ce qu’elle était.
Trop de ciment dans mes godasses
Que l’on dédaigne me cirer
Trop dÂ’insolence dans cette glace
A lÂ’image floue de ce portrait.
Et trop de mensonges dans ces mains
Qui s’affairent à me relever
Trop de morphine ce matin
La vie n’est plus ce qu’elle était.
Trop de poison dans le regard
Des prétendants à l’héritage
Trop de froid dans le tintamarre
Des anges et démons de passage.
Trop de vipères en mes entrailles
Et trop de vapeurs inhalées
De verre pilé dans ce champagne
La vie n’est plus ce qu’elle était.
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06 -
Monsieur
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Monsieur rêve de carmélites
De contractuelles cÂ’est insolite
Monsieur dans la farandole
Monsieur passe pour une grande folle.
Monsieur règne sur un empire
Monsieur ment comme il respire
Manipule sans compassion
Monsieur fait dans lÂ’illusion.
Monsieur sÂ’exprime comme un homme
Porte sa voix au microphone
Monsieur exulte quand on l’écoute
Monsieur jouit sans aucun doute.
Monsieur règne sur la planète
Il tripote ses amulettes
Montre du doigt gère ses pulsions
Et fait l’amour à l’opinion.
Monsieur crève dans la richesse
Monsieur pleure dans la vieillesse
Statufié en minuscule
Habillé de ridicule.
Monsieur rêve de carmélites
De contractuelles cÂ’est insolite
Monsieur dans la farandole
Monsieur passe pour une grande folle.
Monsieur pleure
Monsieur rit
Monsieur meurt
Monsieur vit.
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07 -
English song
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IÂ’m alone in the street
And IÂ’m running after the dog
But I just want to kill it.
IÂ’m alone in the street
And IÂ’m running after the cat
But I just want to fuck itÂ…Â…
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08 -
Croque-mort
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Un chat s’angoisse dans ce désordre
La poussière s’agite envahit les carreaux
Je livre pour vous pathétiques orateurs
Cet espace insalubre mon gîte ma demeure.
Je me livre à vous pathétiques orateurs
Moustachus désinvoltes convoyeurs de tristesse
Mécréants acrobates pirates des faubourgs
Pour faire un pied de nez aux marchands de paresse.
Je ne suis pas maréchal
Ou du moins pas encore
Un vendeur de cartable
Ou de poil à gratter
Je ne sais faire de vous
Messieurs et mesdames
Que vous coucher en terre
A lÂ’abri des lauriers.
De mon trou je vous vois
De ce trou je vous crois
Crois capables impassibles
De passer en silence
Lorsque le silence assassine
L’individu en présence
Vous y laisseriez des plumes
A juger tant dÂ’innocence.
Un chat s’angoisse dans ce désordre
La poussière s’agite envahit les carreaux
Je livre pour vous pathétiques orateurs
Cet espace insalubre mon gîte ma demeure.
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09 -
Troglo
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Instrumental
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10 -
Qui a dit ?
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Qui a dit que celui
Qui déambule en marge
Des choses bien établies
Devait être puni ?
Qui a dit que chacun
Devait suivre en cadence
Le chemin du commun
Des mortels en souffrance ?
Qui donc a prononcé
La sentence au procès
De cet homme innocent
Qui ne peut plus parler ?
Et qui a castré les anges
Pour bien moins de questions
Et brisé les phalanges
De ces hommes qui dérangent ?
Au bal des sans sourires
Au bal des marchands dÂ’illusions
Les masques se déchirent
Face aux tourments de ces questions.
Qui donc a censuré
Pour quelques vérités
Les écrits d’un poète
D’un ours mal léché ?
Qui a fait enfermer
Dans une citadelle
Des enfants affamés
Pour une France plus belle ?
Qui a fait enfermer
Au nom dÂ’un souverain
Ces quelques insurgés
Qui criaient liberté ?
Et qui a vendu la mèche
Que lÂ’on allumera
Si la morale empêche
De nÂ’pas penser tout bas ?
Au bal des sans sourires
Au bal des marchands dÂ’illusions
Les masques se déchirent
Face au tourment de ces questions.
Le temps aura bien
Sous cette chape de plomb
Que faire de ces destins
Et répondre aux questions.
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11 -
L'idiot du village
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Je ne suis pas méchant
CÂ’est regrettable
Peu contrariant
Et cÂ’est si confortable.
Je nÂ’aime pas les boniments
C’est méprisable
CÂ’est arrangeant
Et cÂ’est si peu confortable.
Je suis lÂ’idiot du village
Celui qui rêve dès qu’on lui parle
Celui qui danse sans sÂ’exprimer.
Je ne suis pas brillant
CÂ’est regrettable
Peu élégant
Et cÂ’est si confortable.
Et je nÂ’aime pas les arrangements
C’est déloyal
C’est épuisant
Et cÂ’est si peu confortable.
Je suis lÂ’idiot du village
Celui qui rêve dès qu’on lui parle
Celui qui danse sans sÂ’exprimer.
Tous les titres, Paroles & Musique : Ramsès
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