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01 -
Les glace-murailles
02 -
La chanson de Bascoulard
03 -
Un temps médiéval
04 -
Le mariage de Jenny Mc Gowan
05 -
Absente Absinthe
06 -
Mouches
07 -
Dans le cerisier
08 -
Joyeux naufrage
09 -
Toromythos
10 -
Flambe l'ombre
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01 -
Les glace-murailles
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Nous sommes quelques glace-murailles
Ombres des siècles révolus
On n'fait plus peur qu'Ã la marmaille
Quand la légende lui est connue
On voudrait rejouer des sonnailles
Mais nos mémoires sont altérées
On agite un peu nos ferrailles
Mais sans entrain sans espérer
Aucune fourrure aucun chandail
Ne saurait bien nous réchauffer
On a du froid plein les entrailles
Un grand hiver à expirer
Nous sommes quelques glace-murailles
Chancelant sous le poids des mots
Qu’on nous traite d’ épouvantails
Ou d’ phénomènes paranormaux
Nos crânes craquent nos dents déraillent
On donne dans l'horreur surannée
Face à vos warriors qui mitraillent
Les glace-murailles font rigoler
Aucune fourrure aucun chandail
Ne saurait bien nous réchauffer
On a du froid plein les entrailles
Un grand hiver à expirer
Nous sommes quelques glace-murailles
Et pour nous voir il faut y croire
Nous rêvez-vous ? … Pincez-vous !… Aïe !
Vous criez seul seul dans le noir
Et de Versailles à la Cornouaille
On s’décompose on s’désagrège
Avec du vitrail dans l'poitrail
Nos tombes baillant sous la neige
Aucune fourrure aucun chandail
Ne saurait bien nous réchauffer
On a du froid plein les entrailles
Un grand hiver à expirer
Nous sommes quelques glace-murailles
Ombres des siècles révolus
On n'fait plus peur qu'Ã la marmaille
Quand la légende lui est connue
Paroles : Jean-Pierre JOBLIN / Musique : Lulu BORGIA
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02 -
La chanson de Bascoulard
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Ça fait déjà bien dix secondes
Qu’il te tord le cou les artères
Tu te prépares à quitter l’ monde
Le monde amer le monde immonde
Ça fait déjà bien dix secondes
Que le ciel tourne avec la terre
Y’a ton décor qui fait la ronde
Ça fait déjà bien dix secondes
Ça fait déjà bien dix secondes
Qu’il t’a foutu la gueule par terre
Comme un mouton avant la tonte
Avec l’angoisse qui monte qui monte
Ça fait déjà bien dix secondes
Et tu commences à manquer d’air
Tu te débats tu tousses tu grondes
Ça fait déjà bien dix secondes
Et c’est la vie qui s’ fait la belle
Et c’est ta vie qui s’barre
Pauvre Bascoulard
Et dans l’évanouiss’ment qui vient
Tu réentends l’coup d’révolver
De ta mère qui tua comme un chien
Ton père qui le méritait bien
Et dans l’évanouiss’ment qui vient
Tonnent et résonnent des cloches de fer.
Sonnent-elles à Bourges dans le lointain ?
Ou dans l’évanouissement qui vient ?
Tu revois nettement les détails
Des dessins du Palais Jacques Cœur
A tant cerner la pierre de taille
Ta vie fut un crayon qui s’ taille
Tu revois nettement les détails
La cathédrale peinte par cœur
L’enfer et le Christ au portail
Tu revois nettement les détails
Et c’est la vie qui s’ fait la belle
Et c’est ta vie qui s’barre
Pauvre Bascoulard
Ta langue déjà tire sur le bleu
T’as pourtant pas bu l’encrier
A l’école tous les galvaudeux
Te surnommaient le dessineux
Ta langue déjà tire sur le bleu
Tu ne pourras même pas crier
Adieu les rues les quartiers vieux
Ta langue déjà tire sur le bleu
Tu voudrais retourner vers la Saint-Etienne
Pour lui bouffer l’ogive lui croquer les vitraux
Et mouiller d’aquarelle sa dentelle chrétienne
Toi le quasi-clodo quasi-Quasimodo
Tu gis tout seul dans la boue sale
De ton dernier jour de janvier
Comme un crachat de cathédrale
Une gargouille tombée sur la dalle
Tu gis maint’nant dans la boue sale
Qui donc aura bien pu t’envier
Une fortune proche de que dalle
Tu gis tout seul dans la boue sale
Paroles : Jean-Pierre JOBLIN / Musique : Lulu BORGIA
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03 -
Un temps médiéval
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C'est un temps où se clone de la chair à gargouille
C'est un temps où l'on compte les plumes des grenouilles
C'est un temps médiéval
C'est un temps médiéval
C'est un temps où le ciel tombe en pluies de hall'bardes
Un temps d'épidémies un temps vraiment très hard
C'est un temps médiéval
C'est un temps médiéval
C'est un temps rien qu'un temps dans la danse macabre
Un temps de testament un temps de candélabre
C'est un temps
C'est un temps où rêvant du Jardin des Délices
Quelques bourreaux peaufinent les tout derniers supplices
De ce temps
C'est un temps de misère et de Cour des Miracles
C'est un temps qui génère la charité-spectacle
C'est un temps médiéval
C'est un temps médiéval
C'est un temps de pardon pour le prélat sucré
Qui sacrifie l'enfant joue les Gilles de Rais
C'est un temps médiéval
C'est un temps médiéval
C'est du Bruegel en flammes c'est du Munch c'est du Bosch
C'est un temps d'oriflammes c'est too much et tout moche
C'est un temps
C’est un temps d’amnésie pour la Nef(e) des fous
Qui vogue sur le sang sans remords sans dégoût
De ce temps
Ô mes frères humains qui après nous tuerez
Cracherez-vous l'enfer par-dessus les brasiers
De ce temps ?
Paroles : Jean-Pierre JOBLIN / Musique : Lulu BORGIA
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04 -
Le mariage de Jenny Mc Gowan
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Quand Kent est arrivé
Avec sa tête de bois
Et sa gueule de grand con
Tout le monde s'est écarté
Du grand comptoir en bois
Pour de vrai pour de bon
Quand Kent s'est accoudé
Une chope au bout des doigts
Et d’ la mousse au menton
Quelqu'un s'est écrié
Ça y’est y'a Kent qui boit
Pour de vrai pour de bon
Allez hop ! Une Guinness !
Allez hop ! Deux Guinness !
Allez hop ! Allez hop ! Allez hop !
Allez hop ! Trois Guinness !
Allez hop ! Quat' Guinness !
Allez Allez Allez hop !
Toute la caisse !
Y'a Kent qui boit
Au mariage de Jenny Mc Gowan
Il est en sueur
Déjà des larmes
Coulent dans sa bière
Quand Kent a entonné
Les chansons qu'on aboie
Du pub à l'entrepont
Tout l' monde a rigolé
Putain ! Quelle bamboula !
Pour de vrai pour de bon
Et quand Kent a chopé
La Jenny par le bras
Pour lui dire... et puis… non !
Au lieu de s’ déclarer
L'a dit - Faut fêter ça
Pour de vrai pour de bon !
Allez hop ! Cinq Guinness !
Allez hop ! Six Guinness !
Allez hop ! Allez hop ! Allez hop !
Allez hop ! Sept Guinness !
Allez hop ! Huit Guinness !
Allez Allez Allez hop !
Toute la caisse !
Y'a Kent qui braille
Au mariage de Jenny Mc Gowan
L'est tout en sueur
L'est tout en larmes
I' pue la bière
Quand Kent a eu l’idée
D’ la faire tourner jusqu’Ã
N’être qu'un tourbillon
Tous les deux sont tombés
Mais l’Kent i 's’ relève pas
Pour de vrai pour de bon
Y'a Kent qui ronfle
Au mariage de Jenny Mc Gowan
Quand Kent va s’réveiller
Avec la gueule de bois
Et les yeux au plafond
Jenny sera mariée
Au brasseur de l'endroit
Pour de vrai pour de bon
Quand Kent va s'redresser
LÃ sur la piste en bois
S'il repère les cartons
Pleins d' canettes goupillées
P’t êt’ bien qu' i’ s'enverra
Pour de vrai pour de bon
Tout le stock de Guinness !
Un vrai wagon d' Guinness !
Allez hop ! Allez hop !
Allez hop ! Cent Guinness !
Allez hop ! Mille Guinness !
Allez hop ! Allez hop !
Toutes les caisses
Paroles : Jean-Pierre JOBLIN / Musique : Lulu BORGIA
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05 -
Absente Absinthe
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C'est un temps où se clone de la chair à gargouille
C'est un temps où l'on compte les plumes des grenouilles
C'est un temps médiéval
C'est un temps médiéval
C'est un temps où le ciel tombe en pluies de hall'bardes
Un temps d'épidémies un temps vraiment très hard
C'est un temps médiéval
C'est un temps médiéval
C'est un temps rien qu'un temps dans la danse macabre
Un temps de testament un temps de candélabre
C'est un temps
C'est un temps où rêvant du Jardin des Délices
Quelques bourreaux peaufinent les tout derniers supplices
De ce temps
C'est un temps de misère et de Cour des Miracles
C'est un temps qui génère la charité-spectacle
C'est un temps médiéval
C'est un temps médiéval
C'est un temps de pardon pour le prélat sucré
Qui sacrifie l'enfant joue les Gilles de Rais
C'est un temps médiéval
C'est un temps médiéval
C'est du Bruegel en flammes c'est du Munch c'est du Bosch
C'est un temps d'oriflammes c'est too much et tout moche
C'est un temps
C’est un temps d’amnésie pour la Nef(e) des fous
Qui vogue sur le sang sans remords sans dégoût
De ce temps
Ô mes frères humains qui après nous tuerez
Cracherez-vous l'enfer par-dessus les brasiers
De ce temps ?
Paroles : Jean-Pierre JOBLIN / Musique : Lulu BORGIA
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06 -
Mouches
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Trois mouches volent sous le plafond blafard
Mon cœur lourd mon cœur dur m’a clouée sur le dos
C’est l’été
Il fait beau
Les trois bestioles tournent corsetées de noir
Traçant dans l’air des X des Z et des zéros
C’est l’été
Il est tôt
Trois mouches folles rebondissent au hasard
Sous les coups d’un flipper sans corps ni numéro
C’est l’été
Il fait chaud
Trois mouches volent par-dessus mon cafard
Mon cœur lourd mon cœur dur m’a clouée sur le dos
C’est l’été
Il fait beau
Paroles : Jean-Pierre JOBLIN / Musique : Lulu BORGIA
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07 -
Dans le cerisier
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L’été, perchée dans le cerisier,
Ell’ jetait dans l’ panier d’osier
Les minutes rondes et sucrées
Qui s’égrènent à quatre heures.
« O gué ! » chantait-elle quand les couleurs
Tremblaient, dansaient sous la chaleur.
Dans l’air, tournait tout en douceur
Son bonhomme de paille.
Les trois capitaines…
A la claire fontaine…
Mémé chantait… Mémé chantait…
Les prisons de Nantes…
L’été, perchée dans le cerisier,
Elle entonnait Tino, Couté :
Chanson du gâs qu’a mal tourné…
Tango du « roucouleur »…
Mémé, à pleins poumons et par cœur,
Lançait les refrains du bonheur.
Dans l’air, tournait tout en douceur
Son bonhomme de paille.
De Cadet Rousselle
A la claire fontaine
Mémé chantait… Mémé chantait…
Mandrin et sa bande…
D’été, en été dans le c’risier,
Elle a fui la réalité.
Coiffée de mon panier d’osier,
Elle parlait au danseur.
En mai, en avance d’une couleur,
Mémé tomba de l’arbre en fleurs.
Puis les employés du malheur
Ont fait leur travail.
L’été, je rêve dans le cerisier
Du danseur si léger léger,
Mais, à jamais s’est envolé
Le bonhomme de paille.
Paroles : Jean-Pierre JOBLIN / Musique : Lulu BORGIA
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08 -
Joyeux naufrage
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Le radeau de rivière
Baptisé « Bel av’nir »
A viré de travers
Coulé comme un menhir
Fini l’île au trésor
Les galions de fortune
Nous restons sur le port
Prêts pour la course aux thunes
JOYEUX NAUFRAGE ! JOYEUX NAUFRAGE !
Galère ou Titanic remorqueur de Ouessant
JOYEUX NAUFRAGE ! JOYEUX NAUFRAGE !
Radeaux de la Méduse où sont vos océans ?
La barque pour Cythère
Baptisée « Bel amour »
NÂ’a pas tenu la mer
NÂ’a pas tenu lÂ’amour
Nos belles caravelles
Aux coques en demi-lune
S’échouèrent dans l’archipel
Des sables de Saturne
JOYEUX NAUFRAGE ! JOYEUX NAUFRAGE !
Galère ou Titanic remorqueur de Ouessant
JOYEUX NAUFRAGE ! JOYEUX NAUFRAGE !
Les Fiasco de Gama les Tristan attristants !
Le rêve d’hydroptère
Baptisé « Bel azur »
N’a pas quitté la terre
N’a pas frôlé l’azur
Les proues de nos drakkars
Aux gueules en croque-lune
Bâillent dans les placards
Sous le gris des costumes
JOYEUX NAUFRAGE ! JOYEUX NAUFRAGE !
Galère ou Titanic remorqueur de Ouessant
JOYEUX NAUFRAGE ! JOYEUX NAUFRAGE !
Noyons tous nos chagrins pendant quÂ’on est buvant !
Coule petit navire
Et paquebot puissant
Enfonce-toi sous les rires
Des grands fous de Bassan
Tous nos fiers pavillons
Battant à claque-lune
Sombrent dans le bouillon
S’abîment dans l’écume
JOYEUX NAUFRAGE ! JOYEUX NAUFRAGE !
Galère ou Titanic remorqueur de Ouessant
JOYEUX NAUFRAGE ! JOYEUX NAUFRAGE !
On sÂ’embarque toujours en passagers du vent !
Paroles : Jean-Pierre JOBLIN / Musique : J.S. BACH - Lulu BORGIA
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09 -
Toromythos
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TORO
TORO
TOROMYTHOS
MYTOMYTE
TORO
TORO
MYTOMYTE
TOROMYTHOS
Par le dieu taureau de la Crète
Je veux tuer les autres dieux
Piétiner l’idole et le prêtre
Arracher la barbe des vieux
TORO
TORO
TOROMYTHOS
MYTOMYTE
TORO
TORO
MYTOMYTE
TOROMYTHOS
Par le dieu taureau de la Crète
Je veux tuer les autres dieux
Encorner le moindre prophète
Et lancer au plus haut des cieux
TORO
TORO
TOROMYTHOS
MYTOMYTE
TORO
TORO
MYTOMYTE
TOROMYTHOS
Quand le dieu taureau de la Crète
Aura tué les autres dieux
Je craquerai mon allumette
Sur lui j’accrocherai le feu
Pour que jaillissent les flammes d’âmes
Flammes d’hommes et flammes de femmes
Brûlant d’humaine combustion
Brûlant du seul feu des passions
TORO
TORO
TOROMYTHOS
MYTOMYTE
TORO
TORO
MYTOMYTE
TOROMYTHOS
Paroles : Jean-Pierre JOBLIN / Musique : Trad. - Lulu BORGIA
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10 -
Flambe l'ombre
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Pierres blanches ou briques roses
Dalles ou parquets dÂ’hier
Ecrans imaginaires
Où le regard se pose
Recevez l’éphémère
Calligraphie sauvage
Les mouvants tatouages
Des feuilles sous la lumière
Flambe flambe
Flambe lÂ’ombre
Flambe flambe flambe lÂ’ombre
Chinoise sur la page
De mon cahier scolaire
La fantaisie solaire
Signe ses dérapages
Elle glisse de la marge
Baguant mes doigts gantés
Du bronzage d’été
Frémissante noire et large
Flambe flambe
Flambe lÂ’ombre
Flambe flambe flambe lÂ’ombre
Sur la peau de lÂ’amour
Ses langues de nuit fraîche
S’attardent peu mais lèchent
La saveur des beaux jours
QuÂ’elle se couche et sÂ’allonge
Sur le papier la pierre
Je lance la prière
Au grand soleil qui plonge
Flambe flambe
Flambe lÂ’aube
Flambe flambe flambe lÂ’aube
Paroles : Jean-Pierre JOBLIN / Musique : Lulu BORGIA
Musiciens
paroles : Jean-Pierre Joblin
musique, guitare : LuLu Borgia
arrangements, clavier, derbouka, chœurs : Etienne Gauthier
violon, chœurs : Bruno Giglio
guitare, chœurs : Patrick Jean-Joachim
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