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01 -
Ca doit ĂȘtre bien
02 -
Le monument aux oiseaux
03 -
L'amour minéral
04 -
Chanson d'amour
05 -
Ma fleur
06 -
La tite toune
07 -
L'ancien chemin de fer
08 -
La fĂȘte du temps
09 -
Madrigal (instrumental)
10 -
Choral (instrumental)
11 -
Nao
12 -
Je pourrais dire
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01 -
Ca doit ĂȘtre bien
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Refrain : Ca doit ĂȘtre bien / d'ĂȘtre de quelque part / d'en partir et puis d'y revenir / quand on est de nulle part / On marcherait sur un plateau / le vent crierait y'aurait pas d'eau / la nuit glaciale et le jour chaud / Et puis enfin six jours passĂ©s / on arriverait dans la vallĂ©e / en traversant le bois de Roger / en longeant le champ d'Marie-AndrĂ©e / C'est tout Ă fait comme autrefois /La scierie coupe toujours du bois / Refrain / La scierie coupe toujours du bois / Me voilĂ revenu chez moi / bien que les chiens quand je passe aboient /Y'a de belles fleurs chez le curĂ© / J'vais au cafĂ© chez l'Gros PelĂ© /Qu'a pas plus d'cheveux qu'l'an dernier / Tous les copains sont attablĂ©s / Ca par exemple te v'la enfin / assieds-toi donc et bois en un / Refrain / Assieds-toi donc et bois en un / Raconte nous c'que t'as vu au loin / Aller si loin c'est pas malin / As-tu revu tes vieux lĂ -haut / et la maison du Bois d'Ormeaux / Ma mĂšre pleure en m'embrassant / Salut gamin ça fait longtemps / J'crois bien qu'je vais rester dix jours / Y'a pas d'raison d'marcher toujours / Refrain.
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02 -
Le monument aux oiseaux
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VoilĂ le soleil / on ne l'attendait plus ç'ui-lĂ / qui fait fumer le vieux goudron mouillĂ© / A moins que ce soit les phares d'une balayeuse / qui racle dans la nuit toutes le saloperies / Ca y est je l'ai enfin trouvĂ©e / mais je ne sais pas oĂč elle est / Je marche dans la forĂȘt des rues / Je sonne aux portes on croit qu'j'ai bu / Si jamais vous l'apercevez / dites-lui que je l'attends oĂč elle sait / Elle ne pourra pas se tromper / ça fait mille ans qu'on est Ă se chercher / SOUS LE MONUMENT AUX OISEAUX / SUSPENDU ENTRE DEUX EAUX / DANS LE CIEL / VoilĂ le bonheur / on ne l'attendait plus ç'ui-lĂ / qui me transforme en gros ballon de joie / A moins qu'ce soit un tour que m'joue mon pote le pot / qui prend mes nerfs pour des cordes Ă violon / Ca y est j' l'ai enfin trouvĂ©e / mais je ne sais pas oĂč elle est / J'ai arpentĂ© tous les quartiers / sauf l'Ăchangeur et l'Grand MarchĂ© / OĂč es-tu amour que fais-tu / par quel inconnu es-tu retenue / Ta mĂ©moire s'est-elle envolĂ©e / que tu ne te souviennes dĂ©jĂ plus / DU MONUMENT AUX OISEAUX / SUSPENDU ENTRE DEUX EAUX / DANS LE CIEL / VoilĂ le printemps / on ne l'attendait plus ç'ui-lĂ / qui fait vibrer la ville qui dormait / A moins que ce soit / tous les gaz dĂ©lĂ©tĂšres / qui se propagent en pourrissant la terre / Ca y est je l'ai enfin trouvĂ©e / mais je ne sais pas oĂč elle est / Le mieux c'est de ne plus marcher / par crainte de m'en Ă©loigner / Je m'assieds dans le terrain vague / lĂ oĂč la lune fait pousser des forĂȘts / Peut-ĂȘtre en y croyant encore / vais-je m'envoler trĂšs loin de mon corps / JUSQU'AU MONUMENT AUX OISEAUX / SUSPENDU ENTRE DEUX EAUX / DANS LE CIEL.
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03 -
L'amour minéral
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Tu m'as laissĂ© dans un dĂ©sert / avec mon amour minĂ©ral / Je sais bien que la place des pierres / c'est d'ĂȘtre dans les dĂ©serts / Je sais aussi qu'Ă la nuit tombĂ©e / les pierres trop chaudes Ă©clatent en poussiĂšre / HĂ DIS DONC BĂ©RANGER FAUDRAIT P'T''ETRE FAIRE DES CHANSONS PLUS GAIES / Une chanson sur Amsterdam / avec une dame / Ou sur une Ăźle de Bretagne / dans les brumes de l'hiver / Faudrait aussi qu'on voit la dame / grande et blonde et calme / Mais qu'ça fasse pas plus d'trois minutes / Ă cause des programmes / Tu m'as laissĂ© dans un dĂ©sert / avec mon amour minĂ©ral / Si je te dis qu'il est ainsi / c'est que les pierres ça dure plusieurs vies / Mais si j'en juge par l'aujourd'hui / je peux te dire que les pierres souffrent aussi / HĂ DIS DONC BĂRANGER FAUDRAIT P'T''ETRE FAIRE DES CHANSONS PLUS GAIES / Une chanson dans une maison / chaude et parfumĂ©e / Avec un gros chat familier / devant la cheminĂ©e / Ils font l'amour dans un grand lit / sous un Ă©dredon / Et puis ils s'endorment en rĂȘvant / qu'ils recommenceront / Tu m'as laissĂ© dans un dĂ©sert / avec mon amour minĂ©ral / J'ai beau avoir une soif d'enfer / de mon malheur je vais faire / un paradis un peu bancal / dans mes profondeurs abyssales / HĂ DIS DONC BĂRANGER FAUDRAIT P'T''ETRE FAIRE DES CHANSONS PLUS GAIES / Car quelquefois dans le dĂ©sert / derriĂšre les pierres / on voit jaillir une oasis / et des eaux claires / Y'a des jardins qui sont d'un vert / que c'en est Ă crier / avec de fruits avec des fleurs / et des gens qui rient / Tu m'as laissĂ© dans un dĂ©sert / avec mon amour minĂ©ral / Moi je t'attends hors du temps / dans l'oasis que j'ai dite / Encore un voeu pour en finir / c'est que cette chanson t'ait fait rire.
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04 -
Chanson d'amour
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Vous m'avez toutes fait tant marcher / que j'en ai usé mes souliers / Mon coeur de pierre s'est fendillé / il n'a plus d'étanchéité / Le vent la pluie le froid le gel / toutes ces images conventionnelles / sur lesquelles on s'extasie tant / quand on croit que c'est pour longtemps / Elles s'insinuent dans mes fissures / me paralysent les membrures / Soudain le soleil devient lune / et la légÚre plume enclume / Oh oh hé hé hi hi ha ha / comme c'est original tout ça / Un faux poÚme avec huit pieds / d'ailleurs la SACEM m' a refusé / Refrain : NE DIS JAMAIS JAMAIS / NE DIS JAMAIS TOUJOURS / LAISSE A LA MORT LE SOIN / DE PRONONCER CES MOTS / La premiÚre était un navire / avec qui j'ai vogué longtemps / On s'est embarqué pour le pire / Quel équipage par tous les temps / Comme disait Aristide railleur / je l'ai aimée tant que j'ai pu / mais j'ai plus pu lorsque j'ai su / qu'elle voulait naviguer ailleurs / Avec une autre j'ai voulu / à mon tout goûter l'exotique / Mais aprÚs deux jours de pratique / j'avais trop chaud je n'vivais plus / Un jour soudain moment trÚs rare / illumination temps de gloire / Mais les habitudes le mari / la récupération la vie / Refrain / Rions vivons parlons de fleurs / visitons le Jardin des Plantes / AprÚs l'amour quelle langueur / mais ta tendresse me fait peur / Mais ta tendresse me fait peur / tu vas m'y emmener trop loin / et m'y laisser dans quelque coin / comme une étoffe sans couleur / Sans doute sommes-nous destinés / à monter puis à retomber / comme à la foire les manÚges / comme les notes dans les arpÚges / Ces mots écrits ces mots chantés / anti-poÚmes et anticorps / contre la maladie de mort / contre les angoisses lancés / Refrain.
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05 -
Ma fleur
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RĂ©primez-moi si vous voulez, / A cause de mes cheveux trop longs, / Ă cause de ma gueule arrogante / au passage des cars de poulets. / Donnez-moi des coup d'pieds dans l'fion, / des coups d'bidules dans les roustons. / Puis enfin traitez-moi de tante, / faites-moi une tĂȘte bien rasĂ©e / comme les nazis en l'an quarante. / Vous n'aurez pas ma fleur. / Celle qui me pousse a l'intĂ©rieur. / Fleur cĂ©rĂ©brale et fleur de coeur, / ma fleur. / Vous ĂȘtes les plus forts / mais tous vous ĂȘtes morts. / Et je vous emmerde. / RĂ©primez-moi si vous voulez / pour avoir essayĂ© d'aimer / sur les pelouses interdites, / hors des institutions sacrĂ©es. / SacrĂ© nom de dieu c'est meilleur / Essayer pour voir, et puis dites / Divorcez-moi, chĂątrez moi l'coeur, / et puis l'reste aussi, quel bonheur / Et mangez-les avec des frites / Vous n'aurez pas ma fleur, etc / RĂ©primez-moi si vous voulez. / Etre diffĂ©rent c'est un crime. / Etre noir ou jaune ou pĂ©dĂ©. / Ne pas respecter votre frime. / Avez-vous une fois seulement / songĂ© que la haine ça mine. / Alors que l'amour ça dĂ©tend, / que ça rend jeune et beau tout l'temps. / Mais bien sur c'est un gros pĂ©chĂ©... / Vous n’aurez pas ma fleur, etc.
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06 -
La tite toune
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Il pleut sur des jouets rouillĂ©s / L'intĂ©rieur des enfants brĂ»lent / le nĂ©on fait des majuscules / en trois couleurs pour bafouiller / Le ciel est un grand dĂ©potoir / d'oĂč tombe un parfum de latrines / Les mannequins de la vitrine / se font l'amour sans dĂ©sespoir / L'Ordinateur Occidental / chante les facteurs qui lui manquent / L'or dort dans l'estomac des banques / La guerre bĂątit l'hĂŽpital / Un touriste au bĂ©ret vert sang / mange des gĂąteaux en Espagne / et sa lune qui l'accompagne / s'exerce Ă vendre des croissants / Soyez sensibles au goĂ»t du temps / et possĂ©dez votre androĂŻde / faite plus belle et plus solide / et retrouvez vos soixante ans / Le coeur de l'homme a du retard / dĂ©jĂ la mĂ©canique pleure / Un coucou qui m'a donnĂ© l'heure / sonne encore la quart du dollar / Un doux et pĂąle adolescent / dans sa fumĂ©e asiatique / pose une pomme de plastique / au bout d'un bonze incandescent / La faim donne des rĂ©ceptions / La soif dispose de la pluie / et de poubelles qu'on oublie / fusent des pains et de poissons.
Chanson de Gilles Vigneault.
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07 -
L'ancien chemin de fer
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PrĂšs de l'ancien chemin de fer / aux rails rouges de rouille / je vais souvent me souvenir / d'un feu qui brĂ»la des amants / C'est une de ces histoires / auxquelles on ne croit pas / Qu'on range en soupirant dans le tiroir des rĂȘves / De ces histoires qu'on chante faute de pouvoir les vivre / qu'on voit au cinĂ©ma ou qu'on lit dans les livres / Sont-ils vraiment morts les amants / Je voudrais tant qu'ils soient vivants / PrĂšs de l'ancien chemin de fer / aux rails rouges de rouille / les grandes herbes des remblais / chaque soir les engloutissaient / Les herbes folles des talus sont comme la mer / Le moindre vent lĂšve des vagues qui bercent les amours / Vent et vagues vont et viennent sur le corps des amants / Ils font lĂ de longs voyages qui les laissent pantelants / Sont-ils vraiment morts les amants / Je voudrais tant qu'ils soient vivants / Ton corps est dur et froid et chaud / J'ai faim comme un monde / et je voudrais / te serrer te manger te boire et me noyer sans cesse en toi / PrĂšs de l'ancien chemin de fer / aux rails rouges de rouille / je vais souvent me souvenir / d'un feu qui brĂ»la des amants.
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08 -
La fĂȘte du temps
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Dans un pays que vous ne connaissez pas / et qui est mon pays / toute l'annĂ©e on fĂȘte la FĂȘte du Temps / le temps est notre ami / Tout le monde il est beau comme au paradis / les jeunes les vieux aussi / Nous autres la vie on trouve ça bien excitant / bien doux et bien bandant / Au coin des rues dans les carrefours et partout / ça fait dĂ©jĂ longtemps / qu'on a remplacĂ© flics et cognes et agents / par des accordĂ©ons / Comme y'a d'la musique partout et tout le temps / au lieu d'aller marchant / quand tu veux aller d'un endroit Ă un autre / tu y vas en dansant / Mais gare Ă celui-lĂ qui voudrait profiter d'nous autres / en s'amenant lĂ -bas avec son fric et ses soldats / pour ouvrir une banque ou encore clĂŽturer nos champs / Y pourrait bien aller sans bien avoir compris comment / dans l'parc zoologique Ă la place des pauv' zanimaux / qu'ça fait dĂ©jĂ longtemps qu'on a rendus Ă leur Afrique / Quand tu croises une fille dans la rue tu souris / et si elle te sourit / tu vas avec elle dans les bois ou les champs / et c'est bien amusant / Parfois ça dure une heure et parfois vingt ans / mais c'est comme tu l'entends / Comme personne jamais n'est contraint ni forcĂ© / on est tous bien contents / Si la pauv'Julie qu'aimerait pourtant tellement / avoir un p'tit enfant / ne peut pas en faire et c'est bien du tourment / tu dis t'en fais pas tant / Tu lui donnes un des tiens qu'a pas plus d'un an / et c'est bien du plaisir / de le voir avec elle gambader et sourire / et puis devenir grand / Mais gare Ă celui-lĂ qui voudrait profiter d'nous autres / en s'amenant lĂ -bas avecque de grands sentiments / un camion de pĂ©chĂ©s et une armada de curĂ©s / Y pourrait bien aller sans bien avoir compris comment / rejoindre Ă la dĂ©charge les tĂ©lĂ©s les bagnoles les bons / du trĂ©sor qu'on dĂ©truit depuis dĂ©jĂ un bon moment / Dans un pays que vous ne connaissez pas ...
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09 -
Madrigal (instrumental)
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10 -
Choral (instrumental)
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11 -
Nao
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La rĂ©volution d'abord ça vous sort du bide / Ca vous noue les tripes ca vous tord les nerfs ça vous chauffe / La rĂ©volution ça fait se rĂ©veiller les morts / MĂȘme les vivants ça les fait se lever en masse / La rĂ©volution ça dĂ©truit tout par oĂč ça passe / Et mĂȘme souvent ça sait prendre la premiĂšre place / La rĂ©volution parfois ça devient dĂ©gueulasse / Ca fait d'la doctrine d'la thĂ©orie et d'la merdasse / La rĂ©volution cocufiĂ©e par les bureaucrates / mise dans des bouquins Ă©crasĂ©e par les appareils / La rĂ©volution faut jamais que ça s'arrĂȘte / Contre ceux d'hier doivent se lever ceux de demain.
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12 -
Je pourrais dire
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Je pourrais dire / que la femme que j'aime me trompe avec mes meilleurs amis / Je pourrais dire / qu'une autre femme que j'aimais ne m'a mĂȘme / jamais regardĂ© / Je pourrais dire / qu'une autre encore que j'aimais Ă tout jamais dans la mort est partie / Je pourrais dire ... / Mais non / je ne vous dirai rien / Car soudain le soleil se lĂšve / et fait jaillir des cris d'enfants (ad libitum).
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