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Polo
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Crédit : Flavie Girbal
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Bienvenue dans l'univers
14 titres
- 46'43 Ref : 2302-2 Sorti : 1996 Production : Atmosphériques Distribution : Trema / Sony Music
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01 -
Bienvenue dans l'univers 3'16
02 -
Où est-tu mon pote ? 4'07
03 -
Quelle crise 3'49
04 -
Laisse-moi t'oublier 3'27
05 -
En sortant de l'école 2'18
06 -
La fée Clochette 3'05
07 -
Ma caravane 3'45
08 -
Les idiots importants 2'15
09 -
Voyages au long cours 3'17
10 -
L'histoire d'une mouche 3'21
11 -
P.R.P 4'20
12 -
Les petites musulmanes 2'23
13 -
L'amour fou 2'44
14 -
Les coquillages de la pensée 4'22
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01 -
Bienvenue dans l'univers
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Savez-vous qu’il y a des millions d’étoiles dans l’univers ? / Savez-vous qu’il y a même peut-être des milliers d’univers / Des années lumière, des kilomètres de poussière / Des champs magnétiques, des cimetières de météores / Des parcelles de vies, des montagnes de morts à travers l’univers / Et nous sur la Terre / Faut qu’on lève la tête / On s’assoit par terre et on regarde passer les queues des comètes / A travers l’univers / Bienvenue dans l’univers, bienvenue dans l’univers / Des milliards de secondes, des millénaires de minutes / Des instruments à vents, des satellites et des sondes à travers l’univers / Des ères primaires, secondaires, tertiaires, des ères quaternaires / Ici sur la terre, on a inventé un truc épatant / On l’appelle le temps / Ici sur la Terre / On trace des frontières / Et si on pouvait, même, on les allumerait pour les faire clignoter / A travers l’univers / En tout petits pointillés / A travers l’univers / Quelque part sur la terre, y’a un ours polaire / Qui hurle à la lune, qui hurle à Saturne et à la Grande Ourse / A la voie lactée, à la mer de glace / Qui suit à la trace une étoile de mer, une étoile polaire / Et nous sur la Terre / Faut qu’on lève la tête / On s’assoit par terre et on regarde passer les queues des comètes / Parce que sur la Terre, on trace des frontières / Et si on pouvait, même, on les allumerait pour les faire clignoter / A travers l’univers / En tout petits pointillés / A travers l’univers / Bienvenue dans l’univers, bienvenue dans l’univers
Paroles et musique : P. Lamy
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02 -
Où est-tu mon pote ?
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Les routes pour nous étaient toujours assez belles / Pas de vaisselle, pas de maison / Un hérisson qui de temps en temps se mettait en boule / On étaient deux limaçons discutant innocemment / Des libellules, du prix du vent / Sur un serpentin qui se déroulait lentement et « cool » / On était des potes / Deux saltimbanques, deux somnambules, / Deux nourrissons qui se nourrissaient du lait de la voie lactée / Sans aucun souci, on s’est, comme on dit, lancés dans la danse / On a grandi comme une bande de deux bandits / On a appris la musique du bout de la nuit / Et le long des fils électriques, on a appris les notes / Où es-tu mon pote ? / Les chemins pour nous étaient toujours assez long / Soudain passe un avion tout en haut dans le ciel / Une hirondelle nous avait balancé sur la piste aux étoiles / Il nous poussa des ailes / On était deux énergumènes professionnels, deux phénomènes, deux cerfs-volants / On avait même de l’argent et du bon temps à passer / Souvent la même idée des façons de le dépenser, mais / Tombe la nuit, s’allument les lampadaires / S’allume la plume lapidaire des journalistes / S’allume le feu dans les yeux du commun des mortels / Tout là -bas sur scène / Tombait la neige et tombait le vent / Et battait la musique de notre petite république / Quand mon violon tous les soirs illustrait les histoires / Que racontait ta guitare, mon pote… / Tombe le vent sur le béton des terrains vagues / Tombent les algues / Mes cheveux blancs, sur le haut de mon front / Mon violon / Trottine encore tout au long de jolis petits paysages / Mais sans ta guitare il tourne en rond, il tourne / Comme une ours en cage / Les routes pour lui, se sont faites un peu rares / Les chemins pour lui sont toujours un peu courts / Et moi je cours encore, toujours derrière mon ombre / Et les routes pour moi sont de plus en plus sombres / Où es-tu mon pote ? Où es-tu parti ?
Paroles et musique : P. Lamy
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03 -
Quelle crise
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J’ai une vieille bagnole qui a un drôle de bruit / Ça sent l’essence, la pollution. Les enseignes au néon brillent dans la nuit / Ça me prend de temps en temps, je fais le tour de Paris / Dans mon épave pérave, je suis la proie de toutes les caisses de flics / Ceux qui font la manche au bord du périphérique / Sont bien sapés, vaut mieux faire envie que pitié et ramasser du fric / Chez les merguez frites, c’est toujours la fête / Les mecs glandent en costard et en basket du soleil à la buvette, ici la nuit est belle / REFRAIN : Quelle crise, quelle belle crise ! / La crise est poétique / Quelle crise, quelle belle crise… / J’aime bien « p’tit-déjeuner » au café d’en bas / Dans les tabacs les gens s’achètent des tickets de loto, des tickets de poker, des bancos / On rêve tous de gagner au millionnaire / Tourner la roue de la fortune avec une fausse moustache et une casquette à carreaux / Super ! Les petits métiers reviennent à la pelle / Les vendeurs de clopes, les taxis clandos, les pastificateurs de cartes d’identité / J’aime bien claquer du blé dans les bazars / Ces magasins bizarres où l’on trouve tout et rien qui ressemble à des crèches de Noël / REFRAIN / J’aimerais savoir dessiner les femmes nues / Les filles lascives et inoffensives au regard ingénu et à l’œil inventif / Celles qu’on peut toucher sans préservatif / Chatouiller leurs seins avec mon petit pinceau d’une belle goutte de peinture rouge / Dans la nuit, ça bouge. Est-ce qu’il est sept heures ? / Sept heures du soir, sept heures du matin, le matin j’ai pas souvent l’occasion de la voir / Le chômage a du mon, je dors comme un loir ! / Je passe mes journées à regarder les gens, à jamais regarder l’heure / REFRAIN
Paroles et musique : P. Lamy
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04 -
Laisse-moi t'oublier
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Laisse-moi t’oublier / Tout est fini / Laisse-moi t’oublier / Je rends mon tablier / Et je vais vivre ma vie / Laisse-moi t’oublier / Si on te demande / A la ronde / Des nouvelles / De ma tête / tu dis : / « je n’en sais rien » / Je suis parti pour faire le tour / De la mappemonde / Et les routes pour moi / Ne sont jamais assez longues / Laisse-moi t’oublier / Tout est fini / Laisse-moi t’oublier / T’oublier yé yé… / T’oublier / T’oublier / Ne t’entête plus à tenter des attentas / Dans ma tête ! / Inutile, tout est perdu / Ne m’embête plus, ne me prends plus / jamais la tête / Et tu verras, la vie est bête et superflue ! / Laisse-moi t’oublier / J’ai besoin d’oublier yé yé… / Alors toi aussi / Tu vas essayer / Yé yé yé yé / Essayer de m’oublier / Essayer de m’oublier
Paroles et musique : P. Lamy
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05 -
En sortant de l'école
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En sortant de l'école / nous avons rencontré / un grand chemin de fer / qui nous a emmenés / tout autour de la terre dans un wagon doré / Tout autour de la terre / nous avons rencontré / la lune et les étoiles / sur un bateau à voiles / partant pour le Japon / et les trois mousquetaires des cinq doigts de la main / tirant la manivelle d'un petit sous-marin / plongeant au fond des mers / pour trouver des oursins / Revenant sur la terre / nous avons rencontré / sur la voie du chemin de fer / une maison qui fuyait / fuyait tout autour de la terre / fuyait tout autour de la mer / fuyait devant l'hiver / qui voulait l'attraper / Mais nous sur notre chemin de fer / on s'est mis à rouler / rouler derrière l'hiver / et on l'a écraser / et la maison s'est arrêtée / et le printemps nous a saluer / C'était lui le garde-barrière / et il nous a bien remerciés / et toute les fleurs de toute la terre / soudain se sont mises à pousser / pousser à tort et à travers / sur la voie du chemin de fer / qui ne voulait plus avancer / de peur de les abîmer / Alors on est revenu à pied / à pied tout autour de la terre / à pied tout autour de la mer / tout autour du soleil / de la lune et des étoiles / À pied à cheval en voiture et en bateau à voiles.
Paroles : Jacques Prévert / Musique : Kosma
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06 -
La fée Clochette
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REFRAIN : Je cherche la fée clochette, la fée des boîtes de nuit / Je cherche la fée clochette, celle qui me fait toujours rentrer gratuit / Je cherche ma fantômette, la fée des fêtes, la fée des bars / Ma fée clochette, qui m’fait toujours rentrer trop tard / C’est une jolie fillette, qui m’fait « coucou » toutes les nuits / A travers un verre de whisky, à travers un verre d’anisette / Elle me raconte des sornettes, tout au fond d’un verre de mescal / J’entends le « ding-ding » du cristal où tape sa baguette / REFRAIN / Pour capturer cette minette, je passe mille et une nuits / A lui raconter qui je suis, à inventer pour qu’elle accepte / De mettre un pied dans mon carrosse, de partager mon verre de rhum / Mais au matin, elle se transforme en fée carabosse / REFRAIN / Je ferai cent mille guinguettes, je boirai cent mille whiskys / Je fumerai cent mille cigarettes pour la ramener dans mon lit / Mais j’ai bien peur que cette chérie n’existe juste que dans ma tête / Mon paradis, ma fabulette, mon Saint-Esprit… / Ma fée clochette !
Paroles et musique : P. Lamy
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07 -
Ma caravane
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La lune rebondit sur la route, la route est au bord de la mer / La mer est un monde au bout des autoroutes et la terre est ronde / La terre est semblable à la lune, elle est comme un ballon qui plane / Et nous, on est comme dans un bateau à voile, on est comme… / Dans un aéroplane / Moi, j’aimerais avoir une caravane / Veux-tu partir dans ma caravane ? / Ce se fera tout petits, dans ma caravane / Et on pourra regarder les étoiles / Qui chantent et qui dansent, / Dans ma caravane / A la cadence / De ma caravane / Car tout commence / Dans ma caravane / Et tout finit aussi ici / Là où la lune est tombée sur la tête, un œuf est assis sur un mur / Une vache aux grands yeux noirs gratte une guitare, dans ma caravane, c’est la fête ! / On entend les animaux rire, une poêle à frire est posée sur un feu / A nous la belle vie, du soleil dans les yeux, quand il brille… / Ou quand il pleut. / Moi, j’aimerais avoir une caravane / Veux-tu partir dans ma caravane ? / Ce sera tout petits, dans ma caravane / Et on pourra regarder les étoiles / Qui chantent et qui brillent, / Dans ma caravane / Qui s’éparpillent / De ma toute caravane / Qui jouent aux billes / Dans ma caravane, dans ma caravane, dans ma caravane… / Les gens qui sont sur les ponts nous font « coucou » quand on passe en dessous / Les chiens nous aboient dessus, moi ça m’dérange pas, / Vu qu’on sait même plus où on va / Du moment qu’on soit dans ma caravane, / Qu’on court les dunes / Dans ma caravane / Qu’on chope la lune / Dans ma caravane / Et qu’on la croque dans une sauce aux étoiles, / Moi j’aimerais avoir une caravane / Veux-tu partir dans ma caravane ? / Veux-tu t’enfuir dans ma caravane ? / Dans ma caravane, dans ma caravane, dans ma caravane.
Paroles et musique : P. Lamy
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08 -
Les idiots importants
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Les idiots importants sont perchés sur des pommes / Ce sont de drôles de bonhommes, les idiots importants / Depuis l’éternité, depuis l’aube de l’humanité / Depuis la nuit des temps, depuis le premier thé / Qu’il nous faut supporter ces majestés / Les idiots importants ne sont pas toujours compétents / Mais n’ont jamais envie de ne pas donner leur avis / Sur les choses de la vie qu’on doit faire même si l’on a pas envie / Même si on est sur terre ici que pour quelques instants / Il nous faut affronter les idiots importants / Chers idiots importants, donnez-nous la santé / Donnez-nous la liberté, l’égalité et la fraternité / Donnez-moi une guitare, et je vous raconterai des histoires / Mais donner-moi un fusil, et je vous pourchasserai jour et nuit / Chers idiots importants, lorsque vous partirez d’ici / Laissez-nous en partant, un petit morceau de ciel gris / Pour bien qu’on pense à vous, dans notre petit coin de paradis / Quand on sera bien peinards, ici, chez nous, devant un petit chablis blanc / Chers idiots importants, chers idiots importants !
Paroles et musique : P. Lamy
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09 -
Voyages au long cours
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Un jour ma belle / Nous irons voir de plus près ces jolies constructions / Qu’on voit sur les paquets de Camel / Et le sable du désert sera notre maison / Notre horizon / C’est des voyages, des parcours / Paysages au long cours / Un jour, ma brune / Nous irons en Somalie trafiquer des fusils / Nous passerons nos nuits sous la lune / Parcourant les continents et pourtant l’océan / C’est long, c’est lent / C’est des images, des carnets / De voyage et d’amour fou / Un jour magique / Nous irons prendre la vue sur des terres inconnues / Nous apprendrons des mots magnifiques / Dont la couleur et les sons seront presque aussi beaux / Que l’illusion / C’est des images, c’est des virages / C’est des images, des parcours, des visages / Des paysages, des séjours / Des voyages au long cours / Des voyages au long cours
Paroles : P. Lamy / Musique : Roro – P. Lamy
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10 -
L'histoire d'une mouche
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Écoutez-moi les habitants des cités dortoirs ! / Je m’adresse à vous pour vous bourdonner mon histoire / Mes ailes sont lourdes et par la tristesse empesées / Lorsque je repense au cauchemar qui m’est arrivé / J’étais une mouche à peine dessalée / Sortant de mon œuf pondu sur la branche d’un pommier / J’étais une mouche plutôt paysanne / Qui déjeunait au soleil, sur les sourcils des ânes / Un jours, des parisiens avaient laissé grand ouvert / La portière de leur Talbot qui sentait bon la voiture neuve / Je m’y installais dans l’idée de me mettre au vert / Lorsqu’ils refermèrent sur moi la porte et démarrèrent / Pauvre de moi mouche, adieu les prairies ! / La voiture ne s’arrêta qu’en banlieue de Paris / Pauvre de moi mouche, lorsque je sortis de là / De ne voir que ces horreurs que je ne connaissais pas / Ici les gens vivent dans des maisons sans toiture / Impossible de dégoter un pot de confiture / Les magasins ont des noms rustiques et poétiques / Mais l’intérieur, qu’elle horreur, il n’y a que du plastique ! / Je suis une mouche perdue dans Cergy / Quelque part entre Drancy, Corbeil et Vélizy / Je suis une mouche fort déracinée / Là où les peupliers ont remplacé des pommiers / Heureusement pour moi, je me suis trouvé du boulot / Dans une petit F2 habité par un « écolo » / Tout ce que j’ai à faire, c’est « couleur locale » / Me poser sur ses posters d’Auvergne et de Bretagne / Je suis une mouche nourrie « Diététique » / Je m’enfile des germes de blé et des produits rustiques / Je suis une mouche un peu à l’étroit / Mais je ne sors jamais dehors, c’est bien trop grand pour moi…
Paroles et musique : P. Lamy
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11 -
P.R.P
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Lorsque par hasard, au cours des conversations, un pékin me questionne / « Cher Polo, avez-vous donc de la religion ? » La réponse que je lui donne, moi c’est : / « J’ai comme qui dirait une église individuelle. Je suis mon seul croyant / J’ai, pour ainsi dire, une religion personnelle, avec un p’tit Dieu d’dans / REFRAIN : P
Ma p’tite religion particulière / Avec ce p’tit requiem particulier / La Paix, de l’air, la Paix / Je suis donc souvent tout seul avec l’éternel. Pratique pour discuter / Des problématiques et des questions essentielles, ou bien du temps qu’il fait. Mais / Ne me demandez pas s’il porte la barbe ou la boule à zéro car / Mon bon Dieu est toujours caché derrière les arbres et refuse les photos / REFRAIN / Jamais il ne me sermonne, ni ne m’embête avec des instructions / Jamais non plus il ne me ramone la tête avec de punitions. Non ! / Mais si, par le Diable, un jour il me prenait de nuire à mon prochain / Je prendrais direct un sacré coup sur le nez, et ce serait très bien / ( très bien pour ma… ) / REFRAIN / Si vous aussi vous avez une P.R.P, moi, je vous salue bien / J’espère que votre petit Dieu particulier est aussi discret que le mien, car / Voyez-vous, vu l’ambiance sur cette planète, où tout le monde croit en commun / Bien que je sois sincèrement loin d’être honnête, moi je souhaite à chacun / ( d’avoir sa… ) / REFRAIN
Paroles et musique : P. Lamy
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12 -
Les petites musulmanes
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Une petite musulmane s’en allait à l’école / Le soleil brille, un papillon vole sur les HLM / Une petite musulmane rigolait comme une folle / Le soleil luit, la vaisselle étincelle dans les HLM / Et les rayons de lumière du divin Nestor / Passent à travers les mailles / Serrées, délicates et pâles / Des voiles des petites musulmanes / Deux petites musulmanes, arrivées à l’école / Se trouvèrent fort dépitées devant la porte fermée / Deux petites musulmanes dans une école publique / C’est beaucoup trop ostentatoire et contraire à la république laïque / Pourtant tous les mots de Molières et le grand esprit de Voltaire / Passent à travers les mailles / Serrées, délicates et pâles / Des voiles des petites musulmanes / Trois petites musulmanes s’en retournèrent bernées / Secouées, tristes et consternées par tant de bave gaspillée / Trois petites musulmanes se consolèrent pourtant / Sur les chemins plus musulmans de l’école du Coran / Et les rayons de lumière du divin Nestor / Passent à travers les mailles / Serrées, délicates et pâles / Des voiles des petites musulmanes
Paroles et musique : P. Lamy
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13 -
L'amour fou
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REFRAIN : Te souviens-tu de l’amour fou, de l’amour où l’on se disait vous ? / Te souviens-tu de l’amour fou, de l’amour où l’on se disait tout ? / On se disait des mots discrets, on se disait des mots distraits, / On se disait des mots tendres, et des mots malicieux / On se disait des mots secrets, on se disait des mots abstraits / On se glissait des mots sales et des mots silencieux / REFRAIN / On se lançait des mots fléchés, on s’envoyait des mots croisés / On se lançait des mots durs et même des mots fâcheux / On se grisait de mots trouvés, on trouvait des mots inventés / On trouvait des mots à nous où tout n’était que jeu / Mais tous ces mots, ces jolis coquillages / Avec le temps ont séché, ont pâli / Amour surtout ne soit jamais de ceux / Qui veulent emmener les plages chez eux / REFRAIN
Paroles : P. Lamy / Musique : Baz-Baz
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14 -
Les coquillages de la pensée
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Dans les vapeurs opiacées de nos silences / On laisse aller des mots doux, des fleurs séchées / J’ai de longs chagrins immenses, que toi seule sait consoler / Laisse aller les coquillages de la pensée / Tous les mots lents, les mots mous, les stalactites / Et les courses d’escargot que l’on faisait / Le temps, doucement nous quitte. Des minuscules bernard-l’hermite / Se lovent dans les cachettes du passé / Laisse aller les coquillages de la pensée / Laisse aller les coquillages de la pensée / Laisse aller les mots lents, les mollusques / Laisse aller les mots crustacés / Laisse aller les coquillages de la pensée / Laisse aller les coquillages de la pensée / Laisse aller les coquillages de la pensée / Laisse aller les mots qui partent / Sans être sûrs d’arriver / Laisse aller les mots, laisse aller les mots, laisse aller les mots / Jusqu’au bout du voyage / Tout au long des paysages du passé / Tout au bout du bout des plages oubliées / Laisse aller les coquillages de la pensée
Paroles et musique : P. Lamy
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