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Miossec
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Crédit: Youri Lenquette
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Baiser
13 titres
- 40 min Ref : BIAS 351CD Sorti : 1997 Production : [PIAS] Distribution : [PIAS]
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01 -
La fidélité 3'06
02 -
Une bonne carcasse 2'52
03 -
Ca sent le brûlé 3'05
04 -
Je plaisante 3'48
05 -
Le célibat 2'52
06 -
Le mors aux dents 3'44
07 -
Tant d'hommes (et quelques femmes au fond de moi) 2'42
08 -
L'infidélité 3'03
09 -
On était tellement de gauche 3'13
10 -
Juste après qu'il ait plu 2'56
11 -
La guerre 3'19
12 -
Le critérium 2'28
13 -
Salut les amoureux 3'05
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01 -
La fidélité
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Et je sors, et je drague comme on crève / Avec tellement de choses à regretter / Comme ta langue sur mes lèvres / Et mes mains sur tes poignets / Dis-moi que puis-je y faire / Si je ne sais faire que traîner / Car tu es loin et moi je crève / De ne pouvoir te toucher / Et je sors et je drague comme on crève / Avec tellement d'envie à ravaler / Mais si ma bite et mon cœur font grève / Je peux très bien me toucher / Et si ma langue traîne par terre / Je peux très bien l'avaler / Car tu es loin et moi je crève / De ne pouvoir te baiser / Oh mon amour, oh mon amour / Oh mon amour, je crève de ne pouvoir t'enlacer / Oh mon amour, oh mon amour / Oh mon amour, je crève de ne pouvoir te baiser / Mais si un beau jour je cède / Pourras-tu me pardonner / Mais si un beau jour je m'achève / Dans l'infidélité / Penses-tu que l'on se relève / De tous ces corps si étrangers / Ou que l'on en crève / Ca me ferait tellement marrer / Et si l'envie m'envahit les lèvres / Je peux très bien me lécher / Et si ma langue traîne par terre / Je peux très bien l'avaler / Oh mon amour, oh mon amour / Oh mon amour, je crève de ne pouvoir te toucher / Oh mon amour, oh mon amour / Oh mon amour, je crève de ne pouvoir te baiser
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02 -
Une bonne carcasse
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C'est possible enfin de s'agrandir / Quand il n'y a plus personne en face / Enfin, on se touche, on respire / On occupe toute la place / La seule qu'on n'ait jamais su tenir / Celle de sa gueule devant la glace / On sait enfin à quoi s'en tenir / Quand tout seul on se fracasse / La gueule contre ses meilleurs souvenirs / Mon dieu, comme le temps passe / Tout seul aussi on peut maudire / Sa toute petite carcasse / Même sur tes lettres de repentir / J'ai enfin tiré la chasse / Car j'aurais dû tout raccourcir / Car désormais tout me dépasse / Comme j'ai été con d'en finir / Mais que veux-tu que j'y fasse / Si des meilleurs souvenirs / Ne reste plus que la carcasse / Et aujourd'hui c'est dire / Je suis l'homme devant sa glace / L'homme qui voudrait se sourire / Mais qui ne fait que des grimaces / Et l'on nage, et l'on nage, et l'on hèle des navires / Et l'on rage, et l'on rage, et on en pousse des soupirs / Et aujourd'hui c'est dire / Je me retrouve chez une sombre connasse / Toi au moins tu me faisais rire / C'est ça qui me tracasse / Savoir que l'on peut laisser mourir / Le plus grand amour sur une paillasse / Sans même oser lui dire / Sans même oser lui dire en face / Qu'on aurait dû tout raccourcir / Car désormais tout me dépasse / Qu'on aurait dû tout raccourcir / C'est ça qui me tracasse / Et l'on nage, et l'on nage, et l'on hèle des navires / Et l'on rage, et l'on rage, et on en pousse des soupirs
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03 -
Ca sent le brûlé
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Allez, allez, dis-moi réponds / D'après toi qu'est-ce qu'il en reste / De toutes nos belles illusions / De toute cette odeur de jeunesse / On était si beaux, si bons / Et voilà que je nous déteste / Avachis dans le salon / On dirait qu'on nous engraisse / A grosses louchées de jeux à la con / Le cul plombé par la paresse / On n'a pas vu venir, c'est trop con / Toute toute cette mauvaise graisse / C'est une véritable invasion / Des pieds au cul, et même le reste / Même nos gueules sont d'occasion / Et ça en devient grotesque / Quoique nous, quoique nous fassions / Même ta respiration m'oppresse / Même la cuisine ne sent pas bon / Ca sent le brûlé et je déteste / Revenir de ce boulot à la con / Et sentir que ça empeste / Mais comment fait-on, pour en arriver là / Je te demande pardon, de te faire vivre tout ça / Tout ce qui était bon aux heures de délices / Devrait rester radieux aux heures de détresse / Car s'il fallait changer pour de bon / Je retournerais tout à grands coups de bêche / Pour retrouver nos illusions / Pour retrouver notre jeunesse / Mais comment fait-on, pour en arriver là / Je te demande pardon, de te faire vivre tout ça
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04 -
Je plaisante
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Même si tu ne m'aimes plus / Fais comme si ça reviendra / Même si tu ne veux plus / Fais comme si tu ne voulais que ça / Même si t'en peux plus / De te voir entre mes bras / C'est comme si t'avais jamais voulu / Ce genre d'histoire là / Où les jours où il a plu / Sont comme les jours où il pleut pas / Y'a la vaisselle qui pue / Et le linge qui attendra / J'ai pourtant fait tout ce que j'ai pu / Même ce que je ne voulais pas / Je me suis pourtant mis à nu / Mais tu ne voulais pas voir ça / Même si tu ne parles plus / A part pour dire n'importe quoi / Même si tu ne supportes plus / Jusqu'au bruit de mes pas / Même si je ne suis plus / Ce que tu pensais de moi / Même si tu ne vois plus / Ce qui te fait rester chez moi / C'est peut-être le cul / Je plaisante mais j'y crois pas / Je vois bien que tu ne veux plus / Ce genre de type comme moi / Un peu mal foutu / Et si souvent maladroit / Que j'ai perdu tout ce qui t'avait plu / Et gagné ce qui ne te plaisait pas
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05 -
Le célibat
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Ne plus jamais se laisser surprendre / Ne plus jamais se laisser embringuer / Par des visages tellement tendres / Des visages qui vous font oublier / Tout ce qu'on a un jour pu apprendre / Tout ce qu'on a déjà essayé / Durant de longues nuits passées / Dans des chambres à se vautrer / Sur des poupées / Mais le matin est toujours là pour surprendre / Tous ces visages démaquillés / Qui se cachent pour ne pas tendre / Leur simple vérité / Ne plus jamais se laisser apprendre / Garder pour soi la moindre vérité / Et souffler un froid à faire fendre / Toute aspiration, toute velléité / Faire comme si c'était toujours décembre / Même en plein mois de juillet / Et chaque jour souffler sur les braises / Mais n'aspirer qu'aux cendres / N'être là que pour la baise / Et surtout pas pour les mots tendres / Mieux vaut toujours avoir un jour à rendre / Qu'avoir un jour à ravaler / Descendre, descendre / Pour ne plus jamais avoir à remonter / Le long de doux mots tendres / Qui vous donnent la nausée / N'être là que pour la baise / Et surtout pas pour les mots tendres / Mieux vaut toujours avoir un jour à rendre / Qu'avoir un jour à ravaler / Descendre, descendre / Pour ne plus jamais avoir à remonter / Le long de doux mots tendres / Qui vous donnent la nausée / S'défendre, s'défendre / Ne plus jamais laisser personne rentrer / Pour ne plus se faire prendre / Pour ne plus se faire voler / Apprendre, apprendre / Apprendre enfin à esquiver / Pour ne plus se faire étendre / Pour ne plus se faire allonger
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06 -
Le mors aux dents
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S'il fallait se dire / Ce que l'on est vraiment / Ca nous ferait peut-être rire / Mais ça nous tuerait sûrement / Car nos pensées sont tellement pires / Qu'il faut leur mettre un mors aux dents / Car si l'on veut un jour tenir / Mieux vaut se mentir assez souvent / Moi je sais bien que je te ferais fuir / Si tu voyais ce que je pense vraiment / C'est vraiment à coup à frémir / Un coup à claquer des dents / Mieux vaut laisser moisir / Laisser pourrir au dernier rang / Ces mots qui nous feraient pâlir / Nous feraient honte assurément / Je t'aime c'est rien de le dire / Encore faut-il voir que c'est du vent / Un truc pour ne pas en finir / Tout seul jusqu'à la fin des temps / Moi je sais bien que je te ferais fuir / Si tu voyais ce que je pense vraiment / C'est vraiment un coup à pâlir / Un coup à claquer des dents / Mais comme c'est, mais comme c'est, tellement bizarre / Mais comme c'est, mais comme c'est, si mal foutu / Mieux vaut laisser croupir / Laisser reposer le plus longtemps / Les petits trucs que l'on voudrait se dire / Que l'on voudrait jeter au vent / Mieux vaut essayer d'assagir / Laisser reposer le plus longtemps / Les petites pensées qui voudraient sortir / Pour mieux nous rentrer dedans / Moi je sais bien que je te ferais fuir / Si tu voyais ce que je pense vraiment / C'est vraiment un coup à frémir / Un coup à claquer des dents / Mais comme c'est, mais comme c'est, tellement bizarre / Mais comme c'est, mais comme c'est, si mal foutu
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07 -
Tant d'hommes (et quelques femmes au fond de moi)
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J'aimerais bien me prendre moi-même / Moi-même tout seul dans mes bras / Et me dire tu sais je t'aime / Tu sais au monde je n'ai que toi / J'aimerais bien me frapper moi-même / M'envoyer un bon direct au foie / Crois-tu que j'aurais peur quand même / De me faire mal aux doigts / J'aimerais bien me baiser moi-même / Me dire des cochonneries tout bas / Crois-tu que c'est pareil / Ou encore mieux qu'avec toi / J'aimerais tant rire de moi-même / Me foutre de ma gueule pour une fois / Et m'envoyer des bras d'honneur / Crois-tu que ça me plaira / J'aimerais tant pleurer de moi-même / Me dire tu sais ne t'en fais pas / Pour tout le monde c'est pareil / Tout le monde a tant de monde chez soi / J'aimerais tant m'enlever de moi-même / Et me voir de loin pour une fois / Crois-tu toujours que l'on s'aime / Quand on est loin de soi / Tant d'hommes, tant d'hommes, et quelques femmes au fond de moi / Et quelques garces aussi parfois / J'aimerais bien me prendre moi-même / Moi-même tout seul dans mes bras / Et me dire tu sais je t'aime / Tu sais au monde je n'ai que toi / J'aimerais bien me pendre moi-même / Au bout de la corde, c'est bien moi / Crois-tu que l'on voit des merveilles / Quand on n'est plus ici-bas / J'aimerais bien m'enterrer moi-même / Me creuser un trou à moi / Et me jeter quelques chrysanthèmes / Et écrire ici-gît on se sait trop quoi / Tant d'hommes, tant d'hommes, et quelques femmes au fond de moi / Et quelques garces aussi parfois
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08 -
L'infidélité
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Tu ne crois pas qu'il faudrait quand même passer l'éponge / Te rendre compte que tout ça c'est du passé / Mais toi, tous les jours, tous les jours tu y songes / Tu tournes, retournes cette histoire insensée / Et à force, tu vois moi ça me ronge / Même si d'accord j'ai un peu déconné / Regarde-moi là , regarde-moi là je m'allonge / Et je t'embrasse même la plante des pieds / Elle n'était même pas belle, elle était même un peu conne / Et d'ailleurs je n'ai plus le moindre souvenir de sa personne / Elle n'était même pas belle, elle n'était même pas bonne / Et d'ailleurs je n'ai plus la moindre idée de sa personne / Tu vois bien que je ne te raconte pas de mensonges / Je t'avoue même la stricte vérité / Faudrait quand même que tu passes un jour l'éponge / Parce que là , c'est toi qui est en train de nous le faire payer / Et puis, j'aimerais tant que tu songes / Que je ne l'ai jamais au fond vraiment désirée / Alors fais-moi plaisir, allez vas-y prononce / Dis-moi que je ne suis pas qu'un simple enculé
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09 -
On était tellement de gauche
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C'est drôle de voir ce que nos pensées sont devenues / On était tellement de gauche / Aujourd'hui on ne sait plus / On compte les plaies, les bosses / Tout ce qu'en marche on a perdu / On se dit que de toute façon l'histoire est moche / Ce qui n'était pas gagné d'avance est désormais perdu / Alors on laisse les mains dans nos poches / Même plus envie d'avoir le poing tendu / Les illusions au fond de la sacoche / De l'étudiant que depuis longtemps on n'est plus / On ne pense plus qu'à notre poste / Là où on est prêt à se battre à mains nues / Car on pense au loyer, à la femme et aux gosses / A notre honneur et à tout ce qu'il a fallu / Comme coups bas, comme ripostes / Contre des collègues qui vous tuent / Et les nouveaux qui reluquent votre poste / Comme si ce n'était pas pour vous ce beau statut / Alors ils essayent de vous faire gicler du socle / Par les moyens les plus tordus / A essayer de vivre comme si de rien n'était / On se fait un beau jour rattraper par la marée / A essayer de vivre comme si de rien n'était / On se fait un beau jour rattraper par la marée / Et quand vous apprenez un jour pas la poste / Que de vous, de vous on ne veut plus / Vous repensez alors au cocktail molotov / Ca ne serait pas arrivé si on s'était battu / Mais c'est trop tard pour que l'on rechausse / Les vieilles idées que l'on croyait perdues / C'est désormais bon pour les gosses / Allez les enfants, foutez le raffut
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10 -
Juste après qu'il ait plu
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Je t'aime bien mais je ne t'aime plus / Ca m'est tombé dessus hier soir / Juste après qu'il ait plu / J'ai eu un terrible coup de cafard / En regardant dans la rue / Deux amoureux qui se disaient bonsoir / Ils avaient l'air tellement émus / Que j'ai voulu revoir / Mais il n'y avait même plus / De tendresse dans ma mémoire / Mais des envies d'amour cru / Je t'aime bien mais je ne t'aime plus / Là je te l'écris, t'en parler je n'aurais pu / J'en avais tellement marre / Que tu ne m'aurais jamais cru / Car je suis tellement bizarre / Que j'ai caché tout ce que tu n'as pas vu / Et l'on se bousille et l'on se saigne / Et on se dilapide et on s'égrène / Et l'on se fusille et l'on se parsème / Et on se dégoupille et on se malmène / Je t'aime bien mais je ne t'aime plus / Là je te l'écris, t'en parler je n'aurais pu / Mais comme c'est bizarre / Comme c'est mal foutu / D'avoir le cœur sur des nénuphars / Et le sexe au coin des rues / A la recherche des choses plus bizarres / Que l'on n'a jamais connues / A trop faire l'amour dans le noir / Même le sexe a disparu / Je t'aime bien mais je ne t'aime plus / Ca m'est tombé dessus hier soir / Juste après qu'il ait plu / J'ai bien bien vu / Que j'étais incapable / De faire le grand écart / Entre toutes mes envies et ma vertu / Et l'on s'égratigne et l'on se déchaîne / Et on se dilapide et on s'égrène / Et l'on se bousille et l'on se saigne / Et on se dilapide et l'on s'égrène
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11 -
La guerre
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Là où je suis je n'ai plus vraiment le choix / Car sous les balles qui sifflent / Il y en a peut-être une pour moi / Alors je fais comme les autres / Je fais ce qu'il ne faut pas / J'en blesse plein par erreur / J'en achève même parfois / Leurs yeux sont pleins de peur / Leur yeux sont plein d'effrois / Alors je ne regarde que leur cœur / Qui explose au bout de mon bras / Ils voudraient avoir encore une heure / Ils voudraient croire encore une fois / Qu'ils rêvent que c'est l'horreur / Et que demain tout le monde se réveillera / Mais ici il n'y a plus d'heure / Ici le temps ne compte pas / Car chaque minute se bloque sous la peur / Comment te dire tu ne t'imagines pas / Ce qu'on pratique comme horreurs / Pour gagner une forêt, un lac, un bois / Ce qu'on pratique comme horreurs / Pour gagner un lac, un bois / Veux-tu que je te fredonne le bruit des canons qui tonnent / Veux-tu que je te chantonne tout cet amour qu'on dégomme / Parfois bien sûr / Je me révolte de l'intérieur / Car au dehors il ne faut pas / Dire qu'on a si peur / Dire qu'on ne peut plus, qu'on ne peut pas / Respirer toute cette puanteur / Qui vous secoue tout l'estomac / Parfois je pense à leurs frères, à leurs sœurs / A leurs pères, à leurs mères, et aux miens aussi parfois / Veux-tu que je te fredonne le bruit des canons qui tonnent / Veux-tu que je te chantonne tout cet amour qu'on dégomme
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12 -
Le critérium
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J'aimerais tant m'échapper du peloton / Aspirer quelques secondes d'éternité / Je m'en remplirais plein les poumons / Et dans ton corps les soufflerais / Mais je n'ai jamais connu la gloire / N'étant qu'un vulgaire passeur de bidons / Qu'on voit passer l'été sur les boulevards / Noyé dans une meute bleue jaune marron / Tu verras qu'un jour, là tu peux me croire / Je saurai enfin m'imposer / Ma position est celle du bon smicard / Qui souffre l'automne, l'hiver, l'été / Juste bon à resserrer les écarts / Pour finir dans la voiture balai / A cent bornes de la ligne de départ / Et encore plus de celle d'arrivée / Mais le pire c'est de sentir tous ces regards / Qui vous disent, ah c'est encore raté / La saison prochaine et pas plus tard / Ce sera mon tour de raccrocher / Remporter le critérium / C'est pas rien crois-moi / Mais t'embrasser sur le podium / Là c'est tout pour moi / Je voudrais que tu vois comme / J'en chie pour toi / Pour trois fleurs sur le podium / Ah ça j'en bave crois-moi
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13 -
Salut les amoureux
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Les matins se suivent et se ressemblent / Quand l'amour fait place au quotidien / On n'était pas fait pour vivre ensemble / Ca ne suffit pas toujours de s'aimer bien / C'est drôle hier on s'ennuyait / C'est à peine si on trouvait / Des mots pour se parler du mauvais temps / Mais maintenant qu'il faut partir / On a cent mille choses à se dire / Qui tiennent trop à cœur pour si peu de temps / On s'est aimé comme on se quitte / Tout simplement sans penser à demain / A demain qui vient toujours un peu trop vite / Aux adieux qui quelques fois se passent un peu trop bien / On fait ce qu'il faut on tient nos rôles / On se regarde, on rit, on crâne un peu / On a toujours oublié quelque chose / C'est pas facile de se dire adieu / Et l'on sait bien que tôt ou tard / Demain peut-être ou même ce soir / On va se dire que tout n'est pas perdu / De ce roman inachevé / On va se faire un conte de fée / Mais on a passé l'âge, on y croit plus / On s'est aimé comme on se quitte / Tout simplement sans penser à demain / A demain qui vient toujours un peu trop vite / Aux adieux qui quelques fois se passent un peu trop bien
D’après la version interprétée par Joe Dassin
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