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24 images/seconde [10 Février 2004]
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C'est dans les locaux de Wagram, dans le sud de Paris, que Philly et Fred ont répondu à nos questions
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L'art-Scène : |
Pouvez-vous revenir brièvement sur les raisons de votre séparation d'avec Yelen et votre arrivée chez Wagram ? |
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La Ruda : |
Philly : Ce n’est pas forcément nous qui avons décidé de nous séparer de Yelen. On s’était quasiment mis d’accord pour continuer à chaque album. Il s’est avéré que pour des raisons officielles, le son qu’on leur a amené n’a pas convenu à la nouvelle politique artistique du label Yelen. D’où la séparation. On a reçu notre lettre de licenciement au mois de mai l’année dernière…et donc nous avons proposé notre nouveau son à différents labels, et Wagram a accroché.
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L'art-Scène : |
Pourquoi avoir changé de nom ? |
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La Ruda : |
Fred : C’est une décision commune parce que dès le début on disait « la Ruda ». Une des raisons aussi, c’est que lorsque tu donnes le nom Ruda Salska à quelqu’un qui ne connaît pas, le mec va entendre « la Ruda » et le « Salska » devient « salsa », « sale ska »,…donc voilà c’est plus simple. Et puis aussi, les morceaux de l’album sont plus simples et efficaces, et dans cette logique là , « la Ruda » aussi !
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L'art-Scène : |
Ce qui surprend à l'écoute du cd, c'est le son. Il est plus gros que jamais, un peu à l'américaine... |
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La Ruda : |
Fred : Oui c’est clair que les morceaux rock sont dans le son d’une école à l’américaine. Les morceaux ska sont d’un autre producteur et amènent un autre univers. C’est pour ça que je ne dirai pas qu’il s’agit juste d’un album à l’américaine.
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L'art-Scène : |
Pourquoi avoir choisi deux équipes de producteurs différents justement ? Est-ce pour diversifier l'ambiance sonore ? |
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La Ruda : |
Philly : Oui et puis : nos familles de morceaux peuvent être très éloignées les unes des autres, donc il vaut mieux tabler sur une personne qui sait faire un style de son. Et puis c’est venu aussi un peu comme ça…on s’est laissé emporter par les nouveaux choix qui étaient face à nous. Comme pour les labels, on a proposé notre son à différents producteurs…et il s’avère que ces gens là correspondaient pile poil au « pack » dont on avait besoin, à savoir : des mecs sachant faire du clair et quelqu’un sachant faire du saturé. Pour les citer, il y a Fabrice pour le saturé et Loo et Placido pour le clair.
Fred : Et en plus, ça permet aussi de garder une certaine fraicheur dans le travail. Par exemple, Loo, Placido et Antoine étaient donc 3 pour 4 morceaux. Et l’énergie que tu peux donner pour 4 morceaux n’est pas du tout la même que pour un album complet.
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L'art-Scène : |
Il y a toujours une évolution dans votre son. Vous n'avez jamais fait deux fois le même cd... |
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La Ruda : |
Philly : On a pas eu forcément le choix. Si l’on revient un peu sur l’histoire : le premier, comme tous les groupes, tu le fais avec les moyens du bord. Le second, c’était la première fois que l’on achetait du matériel sans forcément connaître comment ça fonctionnait…Je crois que le son des disques et des groupes est intimement lié à la maturité sonore de chacun des membres du groupe et du groupe lui-même. Ce que l’on peut dire, c’est que l’on ne s’est jamais arrêté dans cette évolution, et c’est déjà un bon point. Maintenant, on aurait pu retravailler avec Andy Lyden (nda : prod de Passager du Réel) et ne pas chercher ailleurs. Donc, forcément, chaque album apporte un son nouveau puisque des personnes nouvelles.
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L'art-Scène : |
Craignez-vous la réaction du public, ou pensez-vous qu'un artiste doit faire abstraction de l'attente de son public pour rester libre dans son art ? |
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La Ruda : |
Philly : Le son est lié aux bonhommes. Et cette maturité existe aussi pour le public. Quand tu écoutes les vieux tubes des années 80, même sans connaissance, tu te rends compte qu’il y a eu quand même une évolution ! Si les gens sont déçus par le son d’un groupe qui vient de sortir un album tout neuf, c’est sûrement qu’ils sont arrêtés dans leur tête…
Fred : Et pour revenir à ta question, on fait de la musique pour qu’elle soit entendue. Donc à la base, la démarche la plus saine c’est : « je fais de la musique et je veux qu’elle soit écoutée ». Après, est-ce qu’il faut prendre les gens dans le sens du poil, ou justement les étonner ? Nous, c’est une espèce de mélange. On essaye de faire en sorte que cet album là , même si le son n’a rien à voir avec ce qu’on a pu faire, on essaye que les gens reconnaissent que c’est la Ruda. Et en même temps, on a essayé de les étonner. On a rechercher l’énergie du premier et la maturité des compositions et des arrangements du second album.
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L'art-Scène : |
Il y a des scratchs, des machines...c'est une sacré révolution ! |
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La Ruda : |
Fred : les scratchs sont fait à la guitare ! (rires) Et je vais te répondre que le premier album de la Ruda commence par un gros sample de la mort ! (rires)
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L'art-Scène : |
Alors autant vos prises de risques sur cd sont importantes, on les sent moins palpables sur le choix de vos morceaux en concert... |
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La Ruda : |
Philly : On s’y essaie. La prochaine tournée devrait apporter de grandes nouveautés !
Fred : Le prochain live part sur une majorité de titres de 24 images/seconde. Quant aux anciens morceaux, on choisit ceux qui ont été peu joués sur les anciennes tournées. On les ressort, on essaye de ré-adapter le son…et puis il y a aussi quelques classiques.
Philly : On a la volonté pour tous les anciens titres de refaire ne serait-ce qu’un détail si ce n’est de les retravailler fondamentalement.
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L'art-Scène : |
Le Bruit du bang est votre fanzine envoyé sous forme de mails...c'est une promo efficace ? |
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La Ruda : |
Philly : On ne sait pas, mais il semble que oui. On ne l’a pas calculé. L’histoire a commencé puis a gonflée. Le BDB va continuer à envoyer une lettre après chaque concert. On a une nouvelle maquette du BDB, on s’est amélioré, modernisé. Il y aura toujours des photos mais je vais essayer aussi d’insérer de petites vidéos de 40 secondes. Et Fred souhaite faire un morceau par jour également. C’est à dire qu’il y aura aussi du mp3.
Et la Street Team Ruda (nda : la STR est un réseau de « super-mailers » qui reçoivent des cadeauxet infos exclusifs en échange d’un peu de promo pour le groupe) a été remonté avec Wagram. L’important est d’avoir des partenaires qui suivent.
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L'art-Scène : |
Il y a combien d'inscrits ? |
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La Ruda : |
Philly :2683 environ pour le BDB et 80 pour la Street Team Ruda à travers toute la France.
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L'art-Scène : |
Des clips à venir ? |
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La Ruda : |
Philly : Il y en a un (24 i/s) qui a été fait au Québec par Nu Film…
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L'art-Scène : |
Et maintenant c'est toi qui t'y colle ? |
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La Ruda : |
Philly: Oui j’ai envie de m’y coller. C’est lié au BDB, c’est la même histoire. J’ai envie de progresser, des photos passer à l’image et tenter de le construire de mieux en mieux. Alors je n’y connais rien, je n’ai jamais fait d’école…j’utilise la matière première que j’ai sous la main, donc la Ruda (rires). Ca n’a pas la prétention de dépasser un quicktime sur un ordinateur.
Actuellement il y a 2 projets en cours : L’admirable Refrain, qui est un résumé de l’année passée en studio et sur les scènes. Pour le 2e clip nous avons monté les décors, et on l’a tourné en DV. C’est Pensées Malsaines.
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L'art-Scène : |
Le DVD live qui doit sortir après votre tournée, c'est toi aussi qui le mettront ? |
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La Ruda : |
Philly: Non pas forcément. Personne n’a d’étiquette définie dans le groupe. Si les gars me font confiance aujourd’hui, j’ai tout à fait conscience que mes montages correspondent à mon artistique qui est plus ou moins développé sur le sujet (rires). Et il y a le budget aussi qui rentre en compte…ceci dit pour le DVD, il y aura forcément du budget.
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L'art-Scène : |
Je n'ai pas trouvé de question rigolotte ou de connerie pour conclure...alors à vous...! |
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La Ruda : |
Philly:Non…heu…et bien écoute si ! Enfin, c’est pas une connerie, mais on va réaliser tout à l’heure notre première version accoustique de la Ruda sur Oui FM. C’est la première fois qu’on franchit le pas….et donc ce n’est pas une connerie (rires) !!
Diffusion le 12 mars. Ecoutable à partir du site de Oui fm.
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