N° 13 - Mai 2003
 
Béranger François
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Crédit: François Béranger

 

Profiter du temps.
14 titres
Ref : à venir
Sorti : 2002
Production : Futur-Acoustic
Distribution : Musidisc


01 - Profiter du temps.
02 - Valise rose.
03 - Traditions.
04 - Combine anti-G.
05 - L'homosensuel.
06 - Enfants Rahélés.
07 - Chanson pour elle.
08 - Mamadou m'a dit.
09 - Sombrero de Panama.
10 - En avant les p'tites machines.
11 - Comptine.
12 - Irish Stew.
13 - Quand on s'promène au bord de l'eau.
14 - L'Engeôlière.

 
 
01 - Profiter du temps.


Je voudrais, quoiqu’il arrive, / profiter du temps. / Du temps qui me reste à vivre, / Tant de temps, si peu de temps. / Le temps qui tisse sa trame, / le temps qui file sa chaîne, / le temps qui est si pesant, / le temps qui n’existe pas. / Je passe mon temps à ne rien faire : / j’en ai plus pour travailler. / Je surveille le bananier : / les bananes poussent à l’envers. / J’me mets donc la tête en bas / pour voir la chose à l’endroit. / C’est pas bon pour la tension / Mais ça fait jaser les cons. / Prendre son pied ... prendre son pied ... / Prendre son pied dans la moquette, / partir en vol plané. / Vol plané dans mes synapses, / dans mes univers virtuels, / dans mes giga-neurones / aussi vite que la lumière / dans l'infini des mémoires / Un matin l’angoisse te poisse : / tu n’es plus immortel. / Tu jettes un oeil sur ton compte : / il est pas loin du zéro. / Redevenir le héros / du quotidien qui file. / Redécouvrir les gens, / les objets et les jours. / (instrumental) / Temps élastique, ressort à boudin, / temps chewing-gum, temps caoutchouc, / temps sans début ni fin / Interminable quand on s’ennuie. / Impalpable quand on jouit / de la moindre seconde / comme le ravi du village / qui rit de tout et de rien / Je voudrais quoiqu’il arrive / Profiter du temps, (etc ...)
Paroles : François Béranger - Musique : Lalo Zanelli.

 

02 - Valise rose.
Extrait sonore


Un bateau me jette à Marseille / un matin gris au réveil / Depuis deux jours trois mille ivrognes / au fond de ses cales dégueulent / Dans les coursives les fragrances ... / J'te dis pas la bonne ambiance / En rangs serrés sur le quai les cognes / nous attendent avec leurs sales gueules / C'est pas la houle de l'hiver / qui nous met la tripe à l'envers / mais la Patrie Reconnaissante / qui nous accueille à bras ouverts / Dans ce bateau de libérés / c'est pas la joie qui surnage / Après trente mois de merdier / on est épuisé par la rage / Si tu veux pas sombrer foldingue / dans tes souvenirs cradingues / t'as plus qu'à t'échapper pépère / dans des mots imaginaires / C'est pas la houle de l'hiver / qui nous met la tête à l'envers / Dans ma petite valise rose / j'ai de quoi guérir ma névrose / Déjà les grandes fourbures orgrippent / parées de leurs plus belles nippes / Dès le matin ça crougne sec / dans les humidités avec / Les mères turientes s'écartèlent / leur figoune d'hirondelle / Dans le vert Adam ça poétise / ça fragonarde en chemise / C'est pas la houle de l'hiver / qui nous casse le caractère / Ni la Mère-Patrie cette catin / qui va nous pourrir nos lendemains / T'as qui mettre ? me dit mon voisin / pourtant séminariste bon teint / Je me tourne vers lui étonné / c'est pas le genre à ramoner / J'y réponds j'ai l'tachymètre normau / le variomètre à zéro / le badin bien stabilisé / les pistons-cylindres bien huilés / T'as qui mettre me dit mon copain ? / Ben non j'suis tout seul pour les fêtes … / Vers Dieu dirige ton destin ! / Compte là-dessus et joue-moi / d'la trompette / C'est pas la houle de l'hiver / qui nous met la tête à l'envers / Dans ma petite valise rose / J'ai de quoi guérir ma névrose.
Paroles : François Béranger - Musique : Lalo Zanelli.

 

03 - Traditions.


Au milieu du stade deux tas de chiffons / informes et sanglants bougent encore un peu / En fait c'est deux femmes que les Talibans / en cercle autour d'elles lapident à mort / Les gradins du cirque sont noirs à craquer / et la foule noire en appelle à dieu. / Sous le Burqua immonde qui nie leur existence, / femmes vendues, battues, / femmes qu'on ne soigne plus. / A ces faux croyants / aux sourates du coran / à ce père sans âme / je préfère Omar Khayyam / SOUS LES MILLE MASQUES / DE LA TRADITION / LA CRUAUTE SE CACHE / ET EMPESTE LA MORT / Des villages d'Afrique aux banlieues de nos villes / on étouffe les cris des petites filles / que les matrones torturent, excisent, infibulent / pour les marier mieux, les rendre plus dociles / Elles ne jouiront jamais, seront sages pour servir, / vendues encore enfants aux mâles libidineux / Elles porteront sans faille des portées de marmaille / puis, vieillardes avant l'âge, on les répudiera. / De tous mes voyages / me poursuit l'image / du regard sans espoir / de ces enfants sans âge / SOUS LES MILLE MASQUES / DE LA TRADITION ... / Dans nos stades aussi, les olé insistants / comme des cris de plaisir, portent un freluquet / Un pantin de gravure, brodé, doré sur tranche, / qui tourne en dérision la bête qui n'en peut plus. / Faire de la beauté d'une masse de vie / d'un seul coup d'épée de la viande de boucherie / Les aficionados ont un puissant orgasme / Ils disent qu'ils rendent hommage au soleil, à la vie / Aficionados / en treillis kaki / dont le sexe craignos / est en forme de fusil / SOUS LES MILLE MASQUES / DE LA TRADITION ... / Dans l'Extrême- Orient j'ai vu dans des cages / des ours énormes ligotés vivants. / De leur vésicule percée par un drain / s'écoule leur bile qui guérit tout, dit-on.
Paroles : François Béranger - Musique : Lalo Zanelli.

 

04 - Combine anti-G.


Le beau pilote, le bel aryen / dans le hangar met sa combine, / sa combinaison anti-G / pour monter à 50.000 pieds. / Comme tu es fier mon beau guerrier / sorti d’une bande dessinée. / Le héros de la presse people / s’apprête à nous faire son pipeau. / Le cerveau plein d’mathématiques, / la fine fleur de nos Ecoles, / le meilleur de notre élite / va jouer avec nos milliards / de ces systèmes électroniques / sur quelques tonnes de poussée. / Faut être un surhomme sûrement / pour s’y retrouver là-dedans. / tu sens bon le sable chaud / - - - et l’after-shave. / Comme c’est dommage que le vide / de ton beau regard bleu / si macho, si viril / si plein de rien / si plein de nos vraies valeurs / soit caché par tes Ray ban / Tu passes le temps à t’entraîner / sur les garrigues provençales : / assourdir les populations, / terroriser les moutons, / faire tourner le lait des chèvres, / en voilà de nobles missions ! / et monter à la verticale / faire quelques bangs dans les étoiles ... / Fort heureusement à l’occasion / une guerre pointe à l’horizon, / qui consiste, à haute altitude, / à déverser proprement / sur les quartiers d'habitation / des bombes guidées au laser / pour ne pas priver l’Occident / de son carburant tout-puissant. / Et puis revenir à la base / - - - pour le debriefing. / Descendre l’échelle de l’avion / fier comme un conquérant / T'offrant / à notre reconnaissance / dans la totale complaisance / des télés internationales / Où s'est-il enfui le bon temps / des vrais combats, des vraies bagarres ? / Ou encore les épopées / des vieilles tiges pour le courrier. / Ce qu'ils faisaient, disait l'un d'eux, / aucune bête ne l'aurait fait. / " Ma mère, vive les aviateurs, / " z'avaient les couilles près du moteur ..." / Beau pilote, bel aryen, / tu attends tes ficelles, / les galons d'or qui viendront / orner tes épaulettes / Tranquille, à l'ancienneté, / fonctionnaire. / La combinaison anti-G / c'est une bonne combine.
Paroles : François Béranger - Musique : Lalo Zanelli.

 

05 - L'homosensuel.


J'aime les femmes je n'aime qu'elles / sous toutes les coutures je les aime / En robe de bure en robe de bal / j'aime les homosensuelles / Je sais pas si c'est Dieu ou le Diable / qui m'a fait homosensuel / Je sais pas si c'est bien si c'est mal / y'a que le féminin qui m'aille / Qui se plaint de ça c'est normal / partout partout je mets deux L ... / Pour moi ce sera une femme ou rien / Je suis un homosensuel / Quand je ne suis pas amoureux / le macho qui est en moi sommeille / Ca fait mal quand il se réveille / Je sors tout seul je rentre à deux / Je rode la nuit comme un chacal / dans toutes les boites à tango / je danse ma danse des sept voiles / je ne suis pas un salaud ... mais / j'assure et je fais ce qu'il faut / pour séduire la demoiselle / et partout je luis mets deux L ... / pourvu qu'elle soit homosensuelle / Quand j'en croise une avec deux L / je me fais doux comme un agneau / Le macho prend du plomb dans l'aile / Le coureur de jupes est KO / De chien fou je deviens fidèle / très sage et presque comme il faut / Je ne vois plus rien autour d'elle / pourvu qu'elle dise jamais NO / quand je prends ses jambes à mon cou / depuis le plancher jusqu'au ciel / de son ombre je suis jaloux / On est deux homosensuels / Je lui fais l'amour tout le temps / comme font l'amour certains hommes / Toujours plus elle veut qu'on se donne / tous les deux devant tous les gens / avec les yeux avec les mains / avec le sentiment sincère / qu'il n'existera pas sur terre / deux amants plus forts et plus grands / Mon regard ne la quitte pas / c'est pour ça qu'elle est la plus belle / Je sais qu'elle a besoin de moi / pour être une homosensuelle.
Paroles : Michelle Agsen - Musique : Lalo Zanelli.

 

06 - Enfants Rahélés.


Personne n'a réclamé / quelques enfants échappés / d'un ghetto de banlieue / où ils vivaient très heureux / Sur la Grande Décharge d'ici / dans les ordures compactées / ils ont creusé des abris / et vivaient là, ignorés. / Les grands rats, maîtres des lieux, / et les mouettes aux plume tachées / se sont juste serrés un peu / pour leur faire un nid douillet / De ces parents de hasard / de cette promiscuité / une nuit, dans un trou noir, / est né l'enfant rat – ailé. / Il a un pelage gris / et de très grandes ailes blanches / Une petite queue pervenche / des yeux couleur de rubis / La nuit, avec ses compères / ils vont au bord de la mer / avaler quelques poissons / et jouer avec l'horizon / Un jour je vous raconterai / toutes les merveilles qu'ils font / comme détruire les pollutions / et manger tous nos déchets / car maintenant je m'en vais / visiter ces nouveaux sages / écouter leur message / voir les enfants rahélés.
Paroles & Musique : François Béranger.

 

07 - Chanson pour elle.


Elle est si jeune, si sage et si veille / elle est si douce, si cruelle aussi / Si veille dans son repère sous terre / cachée depuis des millénaires / Si jeune dévalant la montagne / attendant son heure pour jaillir / Providence des assoiffés / s'offrant si on a besoin d'elle / Mais capturée par les soiffards / qui la vole, l'enferme et la vende / Si pure, la jeune fille innocente / qu'on viole, qu'on fouille, qu'on tourmente / Si pure, la jeune fille qu'on souille / et qu'on mélangera aux sanies / C'est la mère qui nous a portés / dans son extrême suavité / Dans sa chaleur de ventre tendre / quand dehors il gèle à pierre fendre / Avant de nous abandonner / au froid, au feu, au sort commun / dans une déchirure sans gloire / enfant chétif et sans défense / Mais jusqu'à nos moindres cellules / tu nous lègues tes particules / Tu restes jusqu'au bout de notre âge / notre plus précieux héritage / Ma mère, tu gazouilles des chansons / en t'insinuant partout sur terre / Et tu grondes des destructions / quand tu grossis dans tes colères / Dans la mer aux mille poissons / que personne encore n'a vidée / tu portes sur ton dos bleuté / tes prédateurs et leurs poisons / Ceux qui défèquent sans relâche / leurs déchets inaltérables / dans tes abysses insondables / où tu digères tout, croit-on / O mère, dans ma langue, ô surprise, / tu es signe d'admiration / Le signe de la perfection / dont la brièveté déroute / Dans d'autres parlers tu ressembles / au premier mot des enfants / qui en appellent à leur mère / ma, el ma, ô maman / Mais d'une seule ride de vieillesse / tu sais engloutir des contrées / D'un tsunami briser les côtes / dans la joie de refaire le monde.
Paroles & Musique : François Béranger.

 

08 - Mamadou m'a dit.


Mamadou m'a dit, Mamadou m'a dit / on a pressé l'citron, / on peut jeter la peau / Mamadou m'a dit, / Mamadou m'a dit / on a pressé l'citron, / on peut jeter la peau / Les citrons c'est les négros tous les bronzés d'Afrique / Sénégal, Mauritanie, Haute-Volta, Togo, Mali, / Cote d'Ivoire et Guinée, Bénin, Maroc, Algérie, / Cameroun et tutti quanti, Cameroun et tutti quanti. / Les colons sont partis avec des flonflons, / des discours solennels, des bénédictions. / Chaque peuple, c'est normal, dispose de lui-même / et doit s'épanouir dans l'harmonie. / Une fois qu'on l'a saigné aux quatre veines, / qu'on 'a bien ratissé et qu'on lui a tout pris. / Mamadou m'a dit, Mamadou m'a dit / on a pressé l'citron, / on peut jeter la peau / Mamadou m'a dit, Mamadou m'a dit / on a pressé l'citron, / on peut jeter la peau / Les colons sont partis, ils ont mis à leur place / une nouvelle élite de noirs bien blanchis. / Le monde blanc rigole : les nouveaux c'est bizarre / sont pires que les anciens. C'est vraiment un hasard. / Le monde blanc s'étonne quand un petit sergent / se fait sacrer empereur avec mille glorioles. / Après tout c'est pas grave du moment que la terre / produit pour les blancs ce qui est nécessaire / le coton, l'arachide, le sucre, le cacao / remplissent les bateaux, saturent les entrepôts. / Mamadou m'a dit, Mamadou m'a dit / on a pressé l'citron, / on peut jeter la peau / Mamadou m'a dit, Mamadou m'a dit / on a pressé l'citron, / on peut jeter la peau / Apres tout c'est pas grave, les colons sont partis, / que l'Afrique se démerde, que les paysans crèvent. / Les colons sont partis avec dans leurs bagages, / quelques bateaux d'esclaves pour pas perdre la main. / Quelques bateaux d'esclaves pour balayer les rues. / Ils se ressemblent tous avec leur passe-montagne. / Ils ont froid à la peau et encore plus au coeur. / Là bas c'est la famine et ici misère. / Et comme il faut parfois manger et puis dormir, / dans des foyers-taudis on vit dans le sordide. / Mamadou m'a dit, / Mamadou m'a dit / on a pressé l'citron, / on peut jeter la peau / Mamadou m'a dit, Mamadou m'a dit / on a pressé l'citron, / on peut jeter la peau / Et puis un jour la crise nous envahit aussi. / Qu'on les renvoie chez eux ils seront plus heureux. / Qu'on leur donne un pourboire, faut être libéral, / et quant a ceux qui râlent un bon coup-de-pied au cul. / Vous comprenez, Monsieur, c'est quand même pas normal, / ils nous bouffent notre pain, ils reluquent nos femmes. / Qu'ils retournent faire les singes dans leurs cocotiers, / tous nos bons nègres à nous, qu'on a si bien soignés. / Et puis, c'qui est certain, c'est qu'un rien les amuse / ils sont toujours a rire, ce sont de vrais gamins. / Mamadou m'a dit, Mamadou m'a dit / on a pressé l'citron, / on peut jeter la peau / Mamadou m'a dit, Mamadou m'a dit / on a pressé l'citron, / on peut jeter la peau.
Paroles & Musique : François Béranger.

 

09 - Sombrero de Panama.


Note : la toquilla est la paille dont on fait les panamas.
L’histoire commence en Equateur / Entre Cuenca et MonteCristi / Une histoire de sang et de sueur / On est loin du paradis / Dans ce pays de Cocagne / Tous les pauvres tissent des chapeaux / Ta vie faut bien que tu la gagnes / Ta vie vaut bien un sombrero / Sombrero de toquilla Sombrero de Panama / D’une plante de la montagne / On fait une paille écrue / Les companeros des campagnes / En font un chef-d’œuvre, qui l’eût cru ? / Tisser la paille c’est une galère / Des douleurs plein les doigts / Avec le temps les yeux s’aveuglent / Sur la paille des panamas / Sombrero de toquilla Sombrero de Panama / Les « perros » -les chiens- les marchands / Battent la campagne en négriers / Et raflent pour une misère / Le travail des tisserands / De ce qu’ils volent pour une aumône / Les « perros » font des fortunes : / Achetés cinquante balles à Cuenca / Vendus mille dollars aux USA / Sombrero de toquilla Sombrero de Panama / Un superfino sur la tête / MonteCristi précisément / Un gros havane entre les dents / MonteCristo précisément.
Paroles : François Béranger - Musique : Lalo Zanelli.

 

10 - En avant les p'tites machines.


Bien entendu, cette chanson est dédiée à Anne-Marie Capote (renforcée), la grande arbitre de la chanson française, pour sa passion des synthés et des machines, qui nous déclare :"Quand y'a des synthés, j'aime pas trop, mais quand y'en a pas, j'en voudrais ..." Anne-MariE Capote au Séminaire d'écriture de la Vraie Chanson Française – St Flour – Août 1995 –
En avant les p'tites machines / qui nous font des jolis songs / Faites monter l'adrénaline. / Les synthés, les sampleurs / les samplings, les séquenceurs / les boites-à-rythmes magiques / les batteries numériques / les tempos, les rythmes / les effets atomiques / les compresseurs-limiteurs / l'égaliseur multi-bandes / Les pianos automatiques / les violons séraphiques / les ambiances cosmiques / Le forwind, le rewind / le punch et l'auto-punch / les triggers et les quantizes / les racks et les patterns / le record, le play, le stop / le solo, le moniteur / et un bon coup de master / avant d'aller au graveur.
Allô ? ... Allô ? ... Salut ! Heu ... tu pourrais baisser un peu la merde derrière, j'entends rien. Merci. Bon, alors tu m'en mets 3 bonnes heures comme ça. Une bonne demi-livre, quoi.(le mec se marre, car c'est un marrant, il est du show-biz branchman )
Parceque moi, tu comprends, j'ai un créneau de diffusion dans la grande distribution : les grands magasins, les restos, les ascenseurs. C'est vachement juteux comme marché.
Bon, alors après, tu reprends la même chose et tu refais le mix avec 100% de groove, tu sais le bouton en haut à droite, là où c'est marqué groove ... Ouais. Et après on le revend aux sourds des rave-parties ! Allez, tchao Coco, je t'embrasse.

Paroles & Musique : François Béranger.

 

11 - Comptine.


Elle me turlupine / ma voisine rouquine / elle est mutine et libertine / Elle trottine coquine / sur ses p’tites bottines : / ça lui fait bouger la poitrine / C’est mon héro, c’est ma coca, / c’est mon héroïne, ma cocaïne / Je fais des mines masculines / pour qu’elle devine et soit encline / C’est une charmeuse. / C’est une dragueuse. / Une ravageuse allumeuse. / C’est une voluptueuse, / pulpeuse sirupeuse, / langoureuse et savoureuse / Affectueuse et amoureuse, / Délicieuse et plantureuse / Un petit peuze racoleuse / et sûrement très onéreuse / C’est bien une sauteuse, / grimpeuse et jouisseuse, / une muqueuse joyeuse. / Elle est très spacieuse, / onctueuse et crémeuse : / une furieuse essoreuse / Juteuse, croqueuse, mais pas vicieuse, / Juste un petit peu fouetteuse. / Lécheuse, curieuse, super masseuse, / et excellente finisseuse. / Cette histoire amoureuse / a une fin malheureuse : / la furieuse est une emmerdeuse / C’est une teigneuse, / une chichiteuse, / une venimeuse capricieuse. / Menteuse, boudeuse, fielleuse, lâcheuse, / une gueuse pétroleuse. / Tuberculeuse, contagieuse, / et finalement très dangereuse.
Paroles & Musique : François Béranger.

 

12 - Irish Stew.


Y'a un début, y'a une fin / et ça tourne comme à la danse / va savoir où ça commence / va savoir où ça finit / A force de tournicoter / t'as la tête qui s'embrouille / t'as les idées en quenouille / aux murs il fait s'agripper / On tricote une carrière / on franchit des barrières / on met toute son énergie / à gagner le premier prix / Pour s'apercevoir bientôt / qu'au lieu d'avoir le gros lot / on se tape un très gros bide / qui vous jette dans le vide / Tes chaussettes pleines de pognon / sont trouées par l'inflation / va falloir que tu rembourses / tes aventures à la Bourse / Tes gamins ont quarante ans / tu les as pas vus grandir / tu sais pas trop quoi leur dire / pour expliquer le manquement / Je voudrais pas philosopher / Je voudrais pas moraliser / mais faut bien se rendre compte / y a qu'une chose qui compte / Comme dirait ma bignole / qu'est la sagesse populaire / entre deux verres de gnôle / au lieu de laver son parterre / Monsieur c'est jamais trop tard / tant qu'y'a d'la vie y'a d'l'espoir / la seule chose ici-bas / c'est l'amour dans tous ses états / L'amour avec un p'tit A / l'amour avec un grand A / un p'tit amour au grand jour / un grand amour au p'tit jour / Allez-y! Faut pas attendre / qu'il vous tombe dans le bec / tout rôti, bien cuit, bien tendre / pour que vous partiez avec / Mettez l'habit du dimanche / ou bien retroussez les manches / mais bon dieu réveillez-vous / avant qu'on vous mette dans l'trou / Alors allons à la gambille / pour y faire danser les filles / pour y trouver la rareté / qui voudra bien essayer / Justement comme rien n'est sûr / tant qu'on s'réveille le matin / allez, ma belle, en voiture / on va s'en offrir un brin / Des étreintes et des caresses / des passions et des tendresses / des petits mensonges aussi / pour qu'la vie soit plus jolie / Et quand on sera bien vieux / quand le désir se fait rare / des silences au coin du feu / des sourires et des regards / Y'a un début y'a une fin / mais ça tourne comme à la danse / Va savoir où ça commence / va savoir où ça finit / l'amour avec un p'tit A / l'amour avec un grand A / Un p'tit amour au grand jour / Un grand amour au p'tit jour.
Paroles : François Béranger - Musique : Lozac’h.

 

13 - Quand on s'promène au bord de l'eau.


Du lundi jusqu'au samedi / Pour gagner des radis, / Quand on a fait sans entrain / Son p'tit truc quotidien, / Subi le propriétaire, / L'percepteur, la boulangère, / Et trimballé sa vie d'chien, / le dimanche viv'ment / On file à Nogent, / Alors brusquement / Tout paraît charmant ! / Quand on s'promène au bord de l'eau / Comme tout est beau / Quel renouveau / Paris au loin nous semble une prison / On a le cœur plein de chansons / L'odeur des fleurs / Nous met tout à l'envers / Et le bonheur / Nous saoule pour pas cher. / Chagrins et peines / De la semaine, / Tout est noyé dans le bleu, dans le vert … / Un seul dimanche au bord de l'eau, / Aux trémolos / Des p'tits oiseaux, / Suffit pour que tous les jours semblent beaux / Quand on s'promène au bord de l'eau. / J'connais des gens cafardeux / Qui tout l'temps s'font des cheveux / Et rêvent de filer ailleurs / Dans un monde meilleur. / Ils dépensent des tas d'oseille / Pour découvrir des merveilles. / Ben moi, ça m'fait mal au cœur … / Car y'a pas besoin / Pour trouver un coin / Où l'on se trouve bien / De chercher si loin … / Quand on s'promène au bord de l'eau … etc…
Paroles : Julien Duvivier - Musique : Maurice Yvain / 1936 / du film La belle Equipe.

 

14 - L'Engeôlière.


Cœur qui soupire, un détonateur, / livre l'amour a toute chaleur. / Qui fournit la poudre, qui l'allumeur ? / Personne ne sait ni comment / ni où ni quand / Nos lèvres touchent à la bouche / du volcan. / Viens-t-en, vas-t-en, viens-t-en ! / Passé la lune y'a le néant. / Viens-t-en, vas-t-en, viens-t-en ! / Derrière la lune c'est l'océan / Est-ce une chambre, est-ce une cage ? / Enjôle-moi, belle geôlière. / Suis-je en avance sur le carnage ? / La lune est haute, elle est pleine / elle est sincère. / Mes amours, mes samouraïs, / Quoi faire ? / Viens-t-en, vas-t-en, viens-t-en ! / Mon cœur de fer est ton aimant. / Viens-t-en, vas-t-en, viens-t-en ! / Dévore-moi, douce mante. / Suis-je la flamme de ta bombe ? / Est-ce que je vole ou si je tombe ? / Est-ce un serment d'une seconde ? / Préfères-tu que je t'aime / ou que je t'adore ? / Pour la nuit ou pour la vie ? / Trop tard ! / Viens-t-en, vas-t-en, viens-t-en ! / Je te crois même quand tu mens / J't'haïs, j't'haïs, j't'aï …me / J't'aime infiniment.
Paroles & Musique : Richard Desjardins.

 

 


 

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