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Polo
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Crédit : Flavie Girbal
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Polo Live
14 titres
- 49 min Ref : IRFPL708 Sorti : 2003 Production : Atmosphériques Distribution : Irfan
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01 -
Célimène est en cage 3'44
02 -
Immortel 2'47
03 -
Les jonquilles 2'54
04 -
Le dégel 3'40
05 -
Joël 2'26
06 -
Fauchés 4'14
07 -
Quel beau mariage 3'42
08 -
Les couples d'amis 2'44
09 -
Stances à la baise éternelle 4'35
10 -
Vous avez déjà tout 4'51
11 -
La flemme 4'47
12 -
J'ai ta main dans ma main 2'31
13 -
P.R.P. 3'11
14 -
Bienvenue dans l'univers 2'39
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01 -
Célimène est en cage
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Célimène est un spécimen
D'oiseau de beau lignage
On peut admirer son plumage
En soirées parisiennes
Dans toutes les avant-premières
Ou il fait bon d'être invité
Quand son mari s'est absenté
En voyage d'affaires
En aristocrate concierge
Elle observe, en haleine,
Peu de ce qui se dit sur scène
Mais plutôt sur les sièges
Si vous avez quelqu'intérêt
Ou au moins quelques références
Elle vous enverra ses avances
Et ses civilités
Célimène a dans ses tablettes
Les importants portables
Les numéros les plus aimables
Et le tout Internet
Dans son loft elle tient salon
Comme jadis le faisait la
Comtesse de Blanzac et Ma-
Dame de Maintenon
Tous les fins esprits les plus"tops"
Plaisamment réunis
Viennent boire le vin, le whisky
Du mari philanthrope
Devant l'assemblée elle professe
Elle philosophe, elle s'enflamme
Sur la nature des autres femmes
Et le poids de leurs fesses
Il faudrait être une souris
Pour apprécier le ton
Des torrents de conversations
Qui prennent source ici
Sous chaque mot de la rivière
Se cache un sixième degré
Et chaque pierre soulevée
Débusque une vipère
D'ailleurs, puisqu'on parle de sources
Elle cite les siennes
La coiffeuse ou l'esthéticienne
Sont ses cours de la bourse
Docteur en Sorbonne, elle constate
Toutes les incidences de
L'éternelle danse des queues
Avec les trous de chattes
Pour meubler les après-midis
Où ses amis travaillent
Dans les boutiques il faut qu'elle aille
Se chercher des habits
De la concorde au châtelet
Elle est connue comme le loup blanc
En courrant d'Isabel Marrant
A Jean-paul Gautier
Reçue comme une ministresse
Dans les plus beaux cartiers
Les vendeurs l'accueillent avec des
Effusions de liesse
Ils savent que la belle dame
Est solvable à cent lieux
Que ce n'est qu'Ã sa carte bleue
Qu'elle dit ses états d'âme
Quand Célimène a du chagrin
Quand elle broie du rose
Elle s'en va allumer les roses
Du fond de son jardin
Car la belle aime les rosiers
Et c'est ce qui nous rapprochait
Avant que je ne sois rayé
De ses petits papiers
Finis pour moi, feux d'artifices
Jolis bals costumés
Sérénades et karaokés
Rigolades complices
Juste pour les fêtes nocturnes
Je lui tire ma révérence
Et lui envoie ces humbles stances
A paris, sous la lune
Célimène est en cage
Célimène est en cage
De sa jolie prison dorée
Elle a jeté la clé
Paroles et musique : Polo
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02 -
Immortel
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Aux cow-boys adorés,
à la verte Atlantide
Avec toi qui me guide
sur la route enchantée
Immortel
Aux chemins d'eau salée,
au goût de la farine
A la ronde tartine,
aux lèvres dessinées
Immortelles
Aux petits galets,
au canoë, au clair de roche
Aux gravillons qui font des trous
au fond des poches
A la douce grammaire
des bois de châtaigniers
Aux verbes irréguliers de l'été
La prière Immortelle
Immortelle
A tes cheveux sucrés,
à tes yeux dans les miens
La forme de mes mains
sur tes mains adorées
Immortelles
Le soleil et la neige,
tu les verras pour moi
Et tu leur enverras mon éternel baiser
Immortel
Aux petits chevaux,
aux petits veaux
De l'herbe tendre
Aux deux moitiés d'abricot,
et à qui veut les prendre
Aux cow-boys adorés,
à la verte Atlantide
Avec toi qui me guide
sur la route enchantée
Immortel, immortel , immortel
Paroles et musique : Polo
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03 -
Les jonquilles
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Voir : A Paris
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04 -
Le dégel
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Je t'écris d'un hiver long et impitoyable
Où tu m'as condamné à passer la saison
De l'insecte doré, de la feuille d'érable
J'attends le renouveau, et la résurrection
Dans le jardin glacé, quelques ombres s'approchent
Mes dieux apprivoisés
doucement me saluent
Pauvre roi de fourmis,
d'herbes sèches et de roches
Aujourd'hui mes sujets
ne m'obéissent plus
On ne peut être roi
si l' on aime à genoux
Toi tu voudrais l'amour
un peu plus fort que toi
Comme tu seras belle en allongeant ton cou
Pour réclamer la mort à un plus fou que moi
Ma belle déchirée d'enfance interminable
Fuyant les incendies de palais en palais
Brisant les vases creux et renversant les tables
Et laissant tes cheveux
en des lieux désertés
Ma belle, dévorée de sublime tristesse
De métal dangereux,
et d'automne en fusion
Tu souris sur un lit
de lames vengeresses
Et t'endors au creux
de l'épaule des garçons
On ne peut être roi
si l' on aime à genoux
Toi tu voudrais l'amour un peu plus fort que toi
Comme tu seras belle en allongeant ton cou
Pour réclamer la mort à un plus fou que moi
Paroles : Polo ; musique : O.Daviaud
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05 -
Joël
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Ils sont là , sur un banc, trois ou quatre, dressés
Comme des Artabans inabordables, austères
Oubliés des vivants, ils ne font qu'avaler
Des litres de gros rouge ou des boîtes de bière
Des souliers ne sauraient plus contenir leurs membres
Ils ont des doigts d'autruche et des pieds d'éléphants
La tête en feu, le corps et la peau du gingembre
Et l'odeur de leurs jambes éloigne les passants
Une heure est consacrée à rouler un mégot
Qu'il vont laisser s'éteindre et rallumer sans cesse
Une journée entière on dissèque un ragot
Mille fois raconté, comme on entend la messe
Ils discutent à grand voix, ils s'engueulent à grands gestes
Sous les feux du néant, ils jouent la tragédie
Ils crachent des cailloux en secouant leurs vestes
Sur le quai du métro le théâtre est gratuit
Personne ne lit plus son journal ou son livre
Les gens sont résignés et regardent au loin
En attendant qu'enfin un wagon les délivre
Ils se font insulter en prenant l'air de rien
Rien ne sert de partir, il est là , dans la rame
Qui s'appelle Joël, qui cherche du boulot
S'excuse d'exister avec ses trous à l'âme
Il a "tout essayé", nous dira-il bientôt
Pendant qu'il refaisait son éternelle requête
Flottant sur sa figure on pouvait voir l'enfant
Les premiers matériaux qui construisaient sa tête
L'ange qui revenait au visage d'antan
De quels verts paradis ou de quels noirs tumultes
Est-il sorti ? Et quel soleil l'a condamné
A ces enfers terrestres et à cet age adulte
A ce chemin de croix toujours recommencé
Connût-il un jardin où courait l'antilope ?
Etait-il enfant Roi entouré de parfums
Ou bien enfant des coups et des brûlures de clopes
Qui s'endort à l'école dans le froid du matin
Il a peut-être été blond, peut-être allergique
Il a écrit son nom en marge d'un cahier
Il a peut-être cru qu'il irait en Afrique
Et qu'il serait ami d'un lion apprivoisé
A côté du crédit Lyonnais, il y a deux marches
La première est sa chaise et l'autre son dossier
Sa table. Oh miracle, une radio y marche
Qui envoie du disco ou de la variété
Il tête la huit-six ou bien la Slivovitch
Il pense, il parle à Dieu, dont il nourrit les chiens
Il ouvre un restaurant lorsqu'il mange un sandwich
Où il a pour client tous les pigeons du coin
Et puis, toujours à la même heure, il met les voiles
Pour rejoindre sans bruit quelques ombres alentour
Et là , vautré sous ciel, locataire des étoiles
Il se pisse dessus en hurlant à l'amour
Poème : Polo
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06 -
Fauchés
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Trois étés dans la même veste
La garde-robe qui fait la sieste
Les habitudes du même habit
Qu'il y ait du vent, ou du soleil, ou de la pluie
C'est la longue bohême
C'est toujours la même paire de basket
C'est la chaussette qui cherche sa soeur
C'est l'étagère qu'on connaît par coeur
Dire qu'autrefois on léchait les vitrines
On effeuillait des magazines
On se choisissait des chaussures
Assortie avec sa voiture
Aujourd'hui c'est à pied que l'on traîne ses guêtres
On est le maître Des tours de quartier
Des jours fériés, des tours de garde
Devant sa fenêtre, on regarde
On est fauchés, fauchés, fauchés
Fauché monsieur, fauché Madame
Fauchés comme le sont les âmes
Des damnés
Le bazar et ses savonnettes
Ses étiquettes en Hollandais
Son shampoing et ses artifices
Le goût fade du dentifrice
La lessive en bidons anonymes
Celle qui n'a ni fibres ni enzymes
Celle qui ne nettoie pas en profondeur
Qui ne ravive pas les couleurs
Dans les rayons du supermarché
On repaire d'autres congénères
D'autres experts en l'art et la manière
De cuisiner la pomme de terre
Ceux qui calculent en passant à la caisse
Qui se croisent sans se saluer
Mais se font le clin d'oeil imaginaire
Des traine-misère, des déprimés
On est fauchés, fauchés, fauchés
Fauché monsieur, fauché Madame
Fauchés comme le sont les âmes
Des damnés
Patin couffin, les journées passent
Dans un coin, les factures s'entassent
On reçoit les menaces des Regnier-Noquier
Huissiers de justice associés
Quelle importance, puisqu'au surplus
Le téléphone ne sonnait plus
Et la sonnette pas davantage
Tous les copains sont en voyage
Heureusement il nous reste le vent
Le printemps et la liberté
Les robes de filles en été
Les bancs publics et le rire des enfants
Et le ciel bleu, de temps en temps
En attendant cette heure inévitable
Ou les poètes et les comptables
Sans trompettes, tous mélangés
Seront fauchés, fauchés, fauchés
Fauché monsieur, fauché Madame
Fauchés comme le sont les âmes
Des damnés
Paroles : Polo ; musique : O.Daviaud
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07 -
Quel beau mariage
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Au fond des sombres bois remplis de bogues de châtaignes
D'aiguilles de sapins pointues qui crissent sous les pieds
Longtemps vous vous êtes connus et avez respiré
Le vent du soir et les yeux verts de la forêt qui saigne
Les feuilles de figuiers vous ont cent fois servi d'assiettes
Les vieilles casseroles n'ont pour vous plus de secrets
Vous qui savez-vous contenter de couleuvres en été
De poëlées de girolles et de joyeuses disettes.
Oh! Quel beau mariage, quel joli mariage.
Sait-on jamais pourquoi l'idée vous passa par l'esprit
Comme envie de pisser d'aller passer devant le maire
Vous qui êtes si proches du bon dieu ne semblez guère
Vouloir comme d'aucuns pousser vos dimanches avec lui
Vous, qui êtes toujours ensemble après tant de moments
Avez allègrement dépassé le temps des serments
Ce n'est bien sûrement pour les yeux du prince charmant
Mais pour ces misérables joies qui font les vieux amants
Oh ! Quel beau mariage, quel joli mariage.
Nous voilà donc tous réunis sous la voûte sylvestre
Aussi nombreux que les doigts de la main d'un bûcheron
Vêtus d'étranges vestes, et cachés dans les buissons
En attendant que vous reveniez de chez le bourgmestre
Quel étrange équipage en vérité, quelle baliverne
Quelle association de malfaiteurs que de marier
Devant les fleurs d'Octobre et quelques brins de serpolet
Cette gitane dépravée et cet ours des cavernes
Oh! Quel beau mariage, quel joli mariage.
Nous vous avions attendu dans votre maisonnette
Nous avions réquisitionné Boucle d'or aux fourneaux
Parsemés les plateaux de bougies et de perles d'eau
Nous avions installé de jolis plats dans des assiettes
Fouillant dans vos placards nous avions volé vos habits
Tout au long de la nuit nous fûmes pirates et corsaires
Et nous avons versé dans nos guitares et dans nos verres
Le vin clair qui remplit de joie le gosier des amis
Oh ! Quel beau mariage, quel joli mariage.
Le soleil du matin nous trouva encore à la fête
Couchés dans de grands lits sous des montagnes d'édredons
On entendait chanter les troglodytes et les pinsons
C'était l'Ardèche entière qui célébrait votre amourette
Mes amis, que toujours je pense à vous savoir ici
Restez au fond de la forêt, cueillez les vertes gouttes
Du bonheur que l'on trouve au long de ses petites routes
Des sapins enchantés qui bordent le fond de la nuit
Oh ! Quel beau mariage, quel joli mariage.
Paroles et musique : Polo
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08 -
Les couples d'amis
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Nous étions deux couples d'amis
Par l'amusement réunis
Y avait toi et moi, lui et elle
Entre le linge et la vaisselle
Et les restos du samedi
Où sortent les couples d'amis.
Mais entre deux plaisanteries
Dans la chambre de ses yeux gris
Pendant que tu me parlais d'elle
Nous étions deux
Pendant que tu me parlais d'elle
Nous étions deux
Nous étions deux couples d'amis
Et si joliment assortis
Qu'on nous pensait couples éternels
Roucoulant comme tourterelles
Jacassant comme canaris
Comme font deux couples d'amis
Mais entre deux grivoiseries
Pour épater la galerie
Par la flamme de ses prunelles
Nous étions deux
Par la flamme de ses prunelles
Nous étions deux
Nous étions deux couples d'amis
Dont les coeurs un peu étourdis
Faisaient le soir, des étincelles
Piqués par les flèches cruelles
De sentiments très interdits
Au giron des couples d'amis
Entre deux coulées de bougies
On vous regardait, toi et lui
Vous éloigner. Nous, infidèles,
Nous étions deux
Vous éloigner, nous, infidèles,
Nous étions deux
Nous étions deux couples d'amis
Qui ne connaissions de la vie
Que ses plus simples ritournelles
Découvrant le terrible miel
D'adultère et de paradis
Dans l'enfer d'un couple d'amis
Nous étions deux couples d'amis
Un nouveau couple en est sorti
Il n'y eut plus que moi et elle
Nous étions deux
Et dans le linge et la vaisselle
Dans les restos du samedi
A nous scruter le blanc des yeux
Nous étions deux
Paroles : Polo ; musique : O.Daviaud
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09 -
Stances à la baise éternelle
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Je me souviens encore des femmes que j'ai eues
Je revois chaque pli, chaque sein, chaque fesse
Chaque frisson d'oubli, chaque instant de liesse
Chaque regard chargé, chaque bouche charnue
Chaque regard chargé, chaque bouche charnue
Au moindre sentiment, à la moindre étincelle
J'allumais le brasier de mon coeur ignorant
Je cherchais des fontaines, je trouvais des torrents
Je cherchais le secret de la baise éternelle
Je cherchais le secret de la baise éternelle
Je fus fort ébahi par mes premiers ébats
Et nous croquions la pomme à longueur de journées
Ouragans de désirs et plaisirs partagés
D'un appétit charnel qui n'en finissait pas
D'un appétit charnel qui n'en finissait pas
Mais passe les saisons, et revient l'hirondelle
Sur la pointe des pieds Eros était parti
Nous laissant aux bons soins du pied de notre lit
A chercher le secret de la baise éternelle
A chercher le secret de la baise éternelle
Nous nous dîmes adieu sans réveiller les morts
Et bientôt je connus le retour de la flamme
Avec d'autres splendeurs, et avec d'autres femmes
Et claquant chaque fois tout l'argent du trésor
Et claquant chaque fois tout l'argent du trésor
Dans la moindre lueur du regard de la belle
A la moindre paresse, au moindre petit rien
Je revoyais poindre le début de la fin
Mais jamais le secret de la baise éternelle
Mais jamais le secret de la baise éternelle
Puisqu'il faut chaque fois constater l'infortune
Reléguons à l'instant et à la quantité
Me suis-je dit un jour qu'une m'avait quitté
Et partons à l'assaut de milles nuit sans lunes
Et partons à l'assaut de milles nuit sans lunes
Offrons à nos beautés des fleurs artificielles
Des gestes convenus, des silences établis
Une fois tirés les douze coups de minuit
Est-ce là le secret de la baise éternelle?
Est-ce là le secret de la baise éternelle?
Dieux des amours naissants et des jeunes idylles
Sachez que vos enfants ne savent pas compter
Ils ne savent pas lire dans le marc de café
Que le temps bat son cours et que tout est fragile
Que le temps bat son cours et que tout est fragile
Distribuez l'amour à petites bouchées
Aux petits amoureux qui sortent de l'enfance
Ne soyez pas pressés et offrez-leur la chance
De découvrir enfin cet éternel secret
Le merveilleux secret de la baise éternelle
Paroles et musique : Polo
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10 -
Vous avez déjà tout
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Qu'est-ce qu'on pourrait bien vous offrir à vous, à vous
Vous avez déjà tout, vous avez déjà tout !
Qu'est-ce qu'on pourrait bien vous offrir à vous, à vous
Vous avez déjà tout, vous avez déjà tout !
On trouve au fond de votre cave quantité de grands crus
Sur vos casiers sont étendus des bourgognes, des graves
Le jurançon jaune y côtoie le grand Saint-Emilion
Les collines d'Arbois, les coteaux du Layon
Lorsque vous ouvrez le frigo, vous n'êtes point Tartuffe
La moindre omelette aux truffes est arrosée au Meursault
Mon pif en promotion vous semblerait bien dérisoire
Mon Cahors carte noire vous filerait des boutons
Qu'est-ce qu'on pourrait bien vous offrir à vous, à vous
Vous avez déjà tout, vous avez déjà tout !
Qu'est-ce qu'on pourrait bien vous offrir à vous, à vous
Vous avez déjà tout, vous avez déjà tout !
Votre jardin est tout rempli de splendeurs végétales
Vos massifs de rosiers s'étalent, embaumés et fleuris
Vos allées de glycines ont des allures de paradis
Qui font pâlir d'envie les voisins, les voisines
Dans des vases précieux vous composez des natures mortes
Dont le parfum emporte autant que le plaisir des yeux
J'aurais peine à vous présenter mon bouquet d'Anémones
Mes tulipes aux hormones, et mes oeillets frileux
Qu'est-ce qu'on pourrait bien vous offrir à vous, à vous
Vous avez déjà tout, vous avez déjà tout !
Qu'est-ce qu'on pourrait bien vous offrir à vous, à vous
Vous avez déjà tout, vous avez déjà tout !
Dans d'immenses rayons, votre salon est un empire
Tout n'est que reliure en cuir et première édition
La comédie humaine et ses marocains alignés
L'Iliade et l'Odyssée et les stances à Chimène
Ah, ça ! Vous devez en passer, des heures à la lecture
Entre ces quatre murs chargés des trésors du passé
Plein d'indulgents reproches, vous seriez très gênés
En sortant d'un paquet mes deux livres de poche !
Qu'est-ce qu'on pourrait bien vous offrir à vous, à vous
Vous avez déjà tout, vous avez déjà tout !
Qu'est-ce qu'on pourrait bien vous offrir à vous, à vous
Vous avez déjà tout, vous avez déjà tout !
La chambre de vos enfants est un temple informatique
De distractions ludiques où l'on s'instruit en s'amusant
Dans une orgie de cd-roms et de jeux vidéo
L’un joue à la Sega, l'autre à la Nintendo
Ils s'en vont prendre l'air sur des vélos américains
Mais choisissent aussi bien la trottinette ou les rollers
Ils affichent pour les bonbons un mépris souverain
Mon album de Tintin me donnerait l'air d'un con
Qu'est-ce qu'on pourrait bien vous offrir à vous, à vous
Vous avez déjà tout, vous avez déjà tout !
Qu'est-ce qu'on pourrait bien vous offrir à vous, à vous
Vous avez déjà tout, vous avez déjà tout !
Vos conversations sont remplies de récits d'aventures
Dans de grosses voitures, vous regardez la vie
Deux jours en Italie, une escapade à Ibisa
Vous partez à Cuba comme je vais à Franprix
Votre amour est serein, et votre couple est exemplaire
Vivante statuaire, exemple pour chacun
Je vous tiendrais les basques avec mes histoires de cocu
Mes illusions perdues et mes amours fantasques
Qu'est-ce qu'on pourrait bien vous offrir à vous, à vous
Vous avez déjà tout, vous avez déjà tout !
Qu'est-ce qu'on pourrait bien vous offrir à vous, à vous
Vous avez déjà tout, vous avez déjà tout !/i>
Paroles et musique : Polo
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11 -
La flemme
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Je me souviens de longues journées à attendre
Le merle noir que j'aimais tant
Je me souviens des moments passés à entendre
Chanter au loin l'été brûlant
Dominant les échos d'une jungle tranquille
Transpirant un souffle intérieur
J'avais une fourmi autour de la cheville
J'avais un arbre au fond du coeur
Je me souviens aussi qu'une odeur de poussière
Dansait dans l'air au feu du jour,
Remplissant mes poumons d'une lourde atmosphère
Ecrasant fenêtre sur cour
Je regardais flotter l'odeur des casseroles
Et des assiettes de l'évier
Je retournais en moi des bouillies de paroles
J'invitais la mort à souper
Plus rien ne fonctionnait des quelques ustensiles
Que j'utilisais chaque jour
L'eau chaude et la télé m'étaient aussi utiles
Que les promesses de l'amour
Et les ombres imagées qui partageaient ma couche
N'imaginaient presque plus rien
Des douceurs sans cheveux, des haleines sans bouches
Qui m'étreignaient sans lendemain.
Paroles : Polo ; musique : O.Daviaud
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12 -
J'ai ta main dans ma main
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Paroles et musique : C. Trenet et R. Breton
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13 -
P.R.P.
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Voir : Bienvenue dans l'univers
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14 -
Bienvenue dans l'univers
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Voir : Bienvenue dans l'univers
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