N° 13 - Mai 2003
 
Clercq Karin
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Crédit: Youri Lenquette

 

Femme X
13 titres - 48 min
Ref : PIASB 071 CD - 941.071.020
Sorti : 2002
Production : [PIAS]
Distribution : [PIAS]


01 - Femme X 3'24
02 - Les petites errances 3'21
03 - Ne pas 3'17
04 - Rouillée 3'45
05 - Désir 3'53
06 - Douce 3'42
07 - La chanson d'Anna 3'48
08 - Fêlure 3'20
09 - Kassandre 7'19
10 - Je t'ai dans la peau 2'32
11 - Manqué 3'03
12 - Grise 3'14
13 - Etranger 3'34

 
 
01 - Femme X


Pourquoi quand je marche dans la rue, / je passe toujours inaperçue / Les gens ne me remarquent pas, / comme si je n’existais pas / Peut-être suis-je transparente, / pas assez différente / J’aimerais pouvoir leur parler, / j’arrive pas à les affronter / Je dois leur sembler insipide, / insignifiante ou trop timide / Être personne, ça me dérange / je voudrais tant que ça change / Oui que ça change... / Quand je suis seule chez moi le soir, / j’ose être quelqu’un dans mon miroir / Alors je retire ma carapace / Je me mets nue devant la glace / J’étale du rouge sur mes lèvres, / je souris, je me sens moins mièvre / Je me surprends des airs fougueux, / des sous-entendus langoureux / Je sais que ça ne durera pas longtemps / mais je me sens belle quelques instants / Être personne, ça me dérange / Oh je voudrais tant que ça change / Oui que ça change / Et dès demain, au matin gris, / je retrouverai ma vie sans bruit, / ma vie de triste anonymat, / de femme x qu'on ne voit pas / Je reprendrai, en solitaire, / la marche de celle qui voudrait plaire / Mais sans épine et sans odeur, / difficile d’accrocher les cœurs / Et les regards sur mon corps glissent / Sans doute que je suis trop lisse / Être personne, ça me dérange / Oh je voudrais tant que ça change / Oui que ça change / Mais quand je serai seule ce soir, / je serai quelqu’un dans mon miroir / Oui quand je serai seule ce soir, / je serai quelqu’un dans mon miroir.
Texte : Karin Clercq / Musique : Guillaume Jouan

 

02 - Les petites errances
Extrait sonore


Sillonner les trottoirs / dans un sens / dans un sens puis dans l’autre / parce qu’on se sent dérisoire / qu’on cherche un exutoire / ça n’arrive pas qu’aux autres / Danser furieusement / dans un sens / dans un sens puis dans l’autre / parce qu’on affiche «vacant» / qu’on a besoin d’un amant / ça n’arrive pas qu’aux autres / Dans nos moments de défaillance / nous avons nos petites errances / Se débattre dans son lit / dans un sens / dans un sens puis dans l’autre / parce qu’on a peur la nuit / de ce qui resurgit / ça n’arrive pas qu’aux autres / Se faire une porte vitrée / d’un violent coup de pied / parce qu’il faut que ça sorte / si ça saigne peu importe / Dans nos moments de défaillance / nous avons nos petites errances / Boire des litres de blanc / dans un sens / dans un sens puis dans l’autre / pour briser ce carcan / qui freine nos élans / ça n’arrive pas qu’aux autres / parler tout seul, parler / pour être sûr d’exister / pour se convaincre qu’on est / moins seul qu’il n’y paraît / Dans nos moments de défaillance / nous avons nos petites errances / Au sein de notre existence / elles font de la résistance / Nos petites errances.
Texte : Karin Clercq / Musique : Guillaume Jouan

 

03 - Ne pas
Extrait sonore


Progresser, se développer / Se concentrer, bien s’exprimer / Anticiper, évoluer / Et toujours rationaliser / Apprendre, réapprendre / Comprendre, entreprendre / Se reprendre, te surprendre / S'étendre, se détendre / Se justifier, se dépêcher / S’écraser, la fermer / Arrêter de téléphoner / Regretter presque d’être née / parce que je ne trouve plus mes clefs / De tout cela j’en ai assez / Si tu pouvais m’accepter mon amour / sans toujours me refaçonner / Si tu pouvais m’accepter sans détour / sans chaque jour me demander / De ne pas gémir, de ne plus mugir / Pas m’abrutir, plus ralentir / De ne pas te contredire / Ne pas mentir comme je respire / seulement parce que je veux séduire / Ne pas avoir la tête en l’air / Ne pas me complaire, solitaire / Ne plus claquer les portes / Ne pas rire quand tu t’emportes / Ne pas regretter le passé / Ne plus te demander de m’épouser / Si tu pouvais m’accepter mon amour / sans toujours me refaçonner / Si tu pouvais m’accepter sans détour / sans chaque jour me demander / De ne pas fumer, ne pas boire / Ne pas me garer sur le trottoir / Ne pas avoir le cafard / Ne pas être contradictoire / Possessive, excessive, impulsive, agressive / Hystérique, romantique, ridicule, pathétique / Ne pas manger entre les repas / Pas oublier le bac de chat / Ne pas dire ça ne m’intéresse pas / Ne pas te reprocher tout ça / Ne plus te dire que je ne comprends pas / comment nous en sommes arrivés là.
Texte : Karin Clercq / Musique : Guillaume Jouan

 

04 - Rouillée


La tête en grève / Paupières collées / C’est un jour trouble / Le corps sans sève / Souffle englué / Je vois tout en double / Machine rouillée / Je me sens crevée / Déconnectée / Rien que de penser / que je dois me lever / j’peux plus bouger / Tout va trop fort / Je fais le mort / Je fais le mort / Faudrait que j’épingle / ces yeux gonflés / qui dégringolent, / que j’attrape mes fringues / éparpillées / sur le sol / J’ai froid au corps / Au cœur aussi / Besoin de chaleur / Plus d’anticorps / dans le moteur / Plus de sortie / J’fais plus d’effort / Je fais le mort / Je fais le mort / J’attends l’instant / où on viendra / me secouer / En attendant / j’ai pas d’autre choix / que mon oreiller / La ville s’agite / là-bas au loin, délire, / et ça court et ça crie / Pour moi tout va trop vite / Rien d’autre à faire que de me blottir / dans mon lit / Tout va trop fort / Je fais le mort / Je fais le mort.
Texte : Karin Clercq / Musique : Guillaume Jouan

 

05 - Désir


Dans le miroir d'un bar, / je croise ton regard / Il m’accroche, m’enlace / et je le sens vorace / Ce flux me magnétise, / et ma soif s’aiguise / Je me sens lâcher prise / C’est se troubler d’une bouche, le désir / S'en approcher doucement au hasard d’un mouvement / Goûter à ce néant / encore quelques instants, / aux pensées carnivores / qui nous narguent, nous implorent / Dans un duel nerveux, / se dévorer des yeux / sans oser se toucher / Surtout ne pas parler / Tu t’approches de moi, / j’ai les sens aux abois / Tu effleures ma peau / Tout est compris sans mot / J’ai le corps en sursis, / il vacille indécis / Succomber à ta chair, / c’est tuer le mystère / C’est s’enivrer d’une bouche, le désir / C’est la goûter lentement et puis s’en arracher / Ne pas laisser mourir / cet instant si fébrile / où l’on ne sait mentir / tant le corps est fragile / Ne pas laisser mourir / ce moment de plaisir / Ne pas laisser mourir / l’étincelle du désir.
Texte : Karin Clercq / Musique : Guillaume Jouan

 

06 - Douce


Petit bout de femme aux cheveux grisonnants / Petit bout de femme, ils sont loin tes 20 ans / Dans ton peignoir fané, tu traînes tes journées / à marmonner toute seule des mélodies passées / Tu chantes ces doux airs que tu as tant joués / et tu bats la mesure de tes pieds fatigués / Tu chantes avec ferveur, tu chantes, tu rigoles / Tu te lances dans la danse, au diable le protocole / La musique est pour toi comme une dernière alliée, / dernier rempart d’une vie qui doucement s’étiole / La musique est pour toi ta façon de résister / et tant pis pour tous ceux qui disent que tu es folle / Et quand sans prévenir la musique s'arrête, / interrompant ces sons qui se promènent dans ta tête, / tu te retrouves sans notes, perdue et isolée / face à la cruauté de ta réalité / Alors tu fermes les yeux, tu attends, / que la musique reprenne son chant, / que les blanches et les croches redémarrent endiablées, / réveillent ta jeunesse, te rendent ton passé / La musique est pour toi comme une dernière alliée / Dernier rempart d’une vie qui doucement s’étiole / La musique est pour toi ta façon de résister / et tant pis pour tous ceux qui disent que tu es folle / La musique est pour toi ta façon de t’évader / Et tant pis pour tous ceux qui disent que tu es folle.
Texte : Karin Clercq - Gabriel Alloing

 

07 - La chanson d'Anna


Il sourit, me parle d’un boulot, / d’un visa pour quitter mon ghetto / Il sourit, je vivrai mieux bientôt, / tout là-bas, cela semble si beau / Je dis oui à toutes ses promesses / car j’aspire à une vraie jeunesse / Je dis oui à cet homme qui me presse / de partir sans laisser d’adresse / Nous roulons, traversons des pays / Il m’emmène très loin, si loin d’ici / Nous roulons, j’aimerais tant voir Paris / Dans mes veines coule une nouvelle vie / Tu sais, si je suis partie, / c’est parce qu’il m’a dit / que ce serait mieux qu’ici / Tu sais, si je suis partie, / c’est parce qu’il m’a promis / A Bruxelles, il ne me parle pas / Moins aimable que la première fois / A Bruxelles, négocie un contrat / Sous la table, prend l’argent puis s’en va / J’attends là ce qu’on m’a promis, / d’autres filles attendent aussi / J’attends là dans un fauteuil blottie, / refroidie, ai-je donc mal compris? / Tu sais, si je suis partie, / c’est parce qu’il m’a dit / que ce serait mieux qu’ici / Tu sais, si je suis partie, / c’est parce qu’il m’a promis / Une femme me murmure tout bas : / « l’employeur t’attend, t’inquiète pas » / Une femme me dit : « apprête-toi / dans une heure, on t’y conduira » / Qu’il est vieux, cet immeuble désuet / Est-ce là que je vais travailler ? / Qu’il est vieux, l’homme, qu’il sent mauvais / pourquoi ferme-t-il la porte à clef ? / Tu sais, si je suis partie, / c’est parce qu’il m’a dit / que ce serait mieux qu’ici / Tu sais si je suis partie... / M’y voilà dans ce pays de fête / où l’on peut dire que tout s’achète / M’y voilà, tout simplement offerte / à tous ceux qui paient pour une experte.
Texte : Karin Clercq – Gabriel Alloing / Musique : Guillaume Jouan

 

08 - Fêlure
Extrait sonore


Que sont ces pulsions voluptueuses / qui rendent aveugle l’amoureuse, / lui font oublier ses serments / pour les plaisirs d’un court instant / Que sont ces frissons impromptus / qui la secouent, qui la remuent, / ravivent la passion endormie / et l’égoïsme de ses envies / Et elle s’oublie, oui elle s’oublie / pour cet instant, elle s’amnésie / Elle s’oublie et elle l’oublie... / Que sont ces regrets dès l’aurore / sous les dents fines du remords / qui rongent ses nuits effrontément, / lui font payer son égarement / Que sont les « je t’en prie pardonne-moi / Je n’ai jamais aimé que toi » / face à un regard qui gémit, / un corps qui se replie sur lui / Et elle supplie, elle le supplie / sous la fêlure elle s’atrophie / Elle supplie, elle le supplie... / Est-ce le temps qui nous menace / qui justifie nos impasses / Où est-ce par boulimie d’amour / que l’on se permet des détours / Si la fêlure est là, / juste entre toi et moi, / si la fêlure est là, / laisse mes lèvres repenties / effacer ce qui t’a meurtri.
Texte : Karin Clercq / Musique : Guillaume Jouan

 

09 - Kassandre


- Première partie -
Je ne compte plus les années qui se sont écoulées / à parcourir la terre, moi qui suis visionnaire / Dans des corps de jeunes femmes, réincarnant mon âme / aux prédictions de cendres; je suis la dernière Kassandre / Un jour devant mes yeux paraît le dieu-solaire, / symbole de clarté, de violence, de lumière / Il me veut toute à lui, sur-le-champ, impérieux / On ne discute pas les désirs d’un dieu / Et pour mieux me séduire, il m’offre l’avenir, / le don de prophétie, pareille à la pythie / Mais l'orage sur Kassandre, doit déchaîner sa rage / et mes mots ne pourront empêcher les ravages / Comme je refusais, malgré toutes mes promesses, / de lui céder mon corps de vierge immaculée, / Apollon outragé, dans son orgueil se blesse, / et se venge en m’ôtant le don de persuader / Et je suis impuissante face à la vie qui meurt / Ma tête est pleine de sang, de larmes, de douleurs.
- Deuxième partie -
A l’aube d’un siècle neuf, vraiment rien n’a changé / Du 37ème étage, Laure s’est laissée tomber / Jo plonge dans sa seringue, Chveik éclate sous les bombes / Voici le cimetière, regardez donc leurs tombes / Lui crèvera solitaire dans son petit meublé, / celui-là du cancer, cette autre assassinée... / Pourquoi n’écoutent-ils pas mes paroles sibyllines / J’ai beau les prévenir, ils sont sourds, ils s’obstinent / Le choc les a surpris, les voilà tout en bas, / et moi je reste là, la mort à bout de bras / Éprouver du plaisir pour moi est impossible / Condamnée à gémir un avenir inaudible, / ce calvaire est ma vie depuis des millénaires / Je suis le dernier exemplaire / Dans ma robe de voiles blancs, je cours, je cours toujours / annoncer les fléaux qui tournoient dans ma tête / Je danse, ivre morte, au milieu des tempêtes / Bacchante échevelée dans un monde de sourds / Et quand exténuée, sur le sol, je m’affale / Je m’endors, et je dors, oubliant que j’ai mal / Brusquement réveillée par une vision d’horreur / je ne sais plus pourquoi, ni pour qui j’ai si peur / J’ai l’esprit qui divague, on crie que je suis folle / Oh je vous en supplie écoutez mes paroles / Éprouver du plaisir pour moi est impossible / Condamnée à gémir un avenir inaudible, / ce calvaire est ma vie depuis des millénaires / Je suis le dernier exemplaire.
Texte : Karin Clercq / Musique : Guillaume Jouan

 

10 - Je t'ai dans la peau


Texte: Jacques Pills et René Ducos - Musique: Gilbert Bécaud.

 

11 - Manqué


Nos amours, nos désirs vont se rencontrer / Sois chez moi dès ce soir juste après dîner / Vers les neuf heures du soir / je suis en tenue / Le cœur rempli d'espoir / j'attends presque nue / L'encens dans le salon / me jette sa fumée / accompagné des sons / d'une musique reggae / Mon corps trop longtemps seul est prêt à fusionner / Arrive dès que possible j'ai tout programmé / Dix heures, je suis en feu / tu t'fais désirer / Me faire attendre un peu / ça peut m'exciter / Dans le salon tout moite / et tout enfumé / sors diable de ta boîte / j'vais bientôt craquer ! / Nos peaux humides et chaudes vont se mélanger / je suis là, je suis prête, viens me retrouver ! / A 23 heures criantes / que fais-tu bon dieu ? / Mon corps qui s'impatiente / je compte jusqu'à deux ! / L'encens sur son bâton / a fini d'fumer / et la musique de fond / ne sait plus que jouer / Mes lèvres et ma langue crèvent d'envie d'coller / Maintenant que je suis à point tu dois arriver ! / A l'approche de minuit / t'as même pas appelé / Où es-tu, avec qui, / et dans quel quartier ? / Dans le salon livide / je me sens frustrée / Dernier verre de gin vide / je vais me coucher / Des baisers enivrés devaient s'échanger / mais s'embrasser toute seule il y a de quoi devenir cinglée ! / Deux heures du mat enfin, / tu es là, tu ris, / tu me roules un patin, / tu me dis "vite au lit" / Malheureusement mon cœur / je me suis lassée / A trop t'attendre d'heures / l'envie a filé ! / Nos désirs et nos corps ne vont pas fusionner / je suis hyper à cheval sur la ponctualité !
Texte : Gabriel Alloing / Musique : Guillaume Jouan

 

12 - Grise


Grise / Mer grise / Suis sous emprise / de la mer grise / Les yeux complètement embués, rivés / à des flots de vagues emmêlées / Je me sens si légère / Le reste est éphémère / C’est l’aube d’une envolée / qui efface le passé / Légère, si légère / Envolé le passé / Grise Mer grise / L’eau hypnotise / L’embrume me rebaptise / Au bord de l’estacade / je dis adieu à toutes mes dérobades / Je me sens si légère / Le reste est éphémère / C’est l’aube d’une envolée / qui efface le passé / Légère, si légère / Envolé le passé.
Texte : Karin Clercq / Musique : Guillaume Jouan

 

13 - Etranger


Fin d’après-midi de septembre, / le soleil va bientôt se pendre / Je promène mes rêves, mes désirs, / mes yeux bleu-gris et mes fous rires, / dans un corps d’enfant un peu grand / Bientôt ce sera mon enterrement / Je flotte, naïve et inconsciente, / dans cette forêt qui m’aimante / Les feuilles font danser la lumière / et je me sens libre comme l’air / Pas senti le danger derrière / Ecrasée contre lui, pervers / Ta violence me poursuit / et mes blessures enfouies / se rouvrent chaque nuit / Les sens-tu donc saigner / quand tu dors, étranger ? / Sur mes lèvres immaculées / ta grande main tu as plaquée / Frisson glacé qui m’envahit / Mes pleurs qui piquent ton mépris / Pressés, déjà presqu’asphyxiés, / les premiers cris à peine poussés / Arrachée, je ne comprends pas / Je suis trop petite pour aller là / Tout va trop vite, cœur bat trop fort / J’veux pas de cette mort, pas encore / J’veux pas d’ça, non je ne peux pas / Je suis encore trop petite pour ça / Ta violence me poursuit / et mes blessures enfouies / se rouvrent chaque nuit / Les sens-tu donc saigner / quand tu dors, étranger? / Fais ceci, fais cela / Non, tu n’as pas le droit / Corps qui saigne, larmes qui crient / Mots qui giclent mots qui sifflent / Tu t’encours, étranger / Tu me laisses là, déglinguée / Ta violence me poursuit / et mes blessures enfouies / se rouvrent chaque nuit / Vas-tu enfin cesser / d’obséder mes pensées / A présent je te regarde / droit dans tes yeux malades / Et tu vas disparaître / à jamais de mon être / Car ce soir, je te tue / oui c’est moi qui te tue / Car ce soir, je te tue / Oui c’est Moi qui te tue.
Texte : Karin Clercq / Musique : Guillaume Jouan

 

 


 

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