N° 13 - Mai 2003
 
LéOparleur
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Crédit: Philippe Paret

 

Revoir la mer
12 titres - 41 min
Ref : PIASF 070 CD - 345.0070.220
Sorti : 2002
Production : Léo Production
Distribution : [PIAS]


01 - C'est fini 3'26
02 - Ma vie 3'38
03 - Sous les roses 2'41
04 - Revoir la mer 3'18
05 - Je vois 3'39
06 - Miss Terry 2'56
07 - Sans la chance 3'37
08 - Ce qui nous manque 3'09
09 - C'est pareil 2'23
10 - Mas amor 3'24
11 - Un étranger 4'04
12 - Le grand Lustucru 4'08

 
 
01 - C'est fini


Il a chanté toute la vie, il a tout dit, et tout redit, / il a tout dit, tout de sa vie, il a tout dit et c’est fini. / il a dansé toute la vie, pour donner sens à son ennui, / il a trinqué toutes les nuits, un drôle de rôle qui s’est fini. / il a chanté toute la vie, il a trinqué plus que d’envie, / il est bourré, c’est pas joli, ça l’a fini et c’était écrit / mais la bouteille c’est pas une vie, toujours en mer dans le roulis, / c’est pas facile, ça vous aigrit, ça l’a fini et c’est la vie. / C’est fini, c’est fini... / c’est soit l’enfer, soit l’paradis, et l’paradis, c’est un enfer, / c’est soit l’enfer, soit l’paradis, et l’paradis, c’est pas une vie, / Depuis il danse parmi les anges, soit en enfer, soit au paradis, / C’est soit l’enfer, soit l’paradis Mais l’paradis, c ‘est pas une vie / C’est fini, c’est fini... / il a chanté toute la vie, il a dansé toutes les nuits, / il a trinqué plus que d’envie, c’était sa vie qui s’est finie, / Qu’ce soit l’enfer, ou l’paradis, le paradis, c’est un enfer, / même si la vie est bien finie, même si la vie, n’est que la vie. / Et qu’c’est fini, c’est fini...

 

02 - Ma vie


Pour rien ma journée est passée / De toi que ferai-je, ma vie ? / Tu n'as pas su me contenter / De toi que ferai-je ma vie ? / Venu ? Passé ? Comment savoir ? / Pour moi ni pleurs ni désespoir / Te quitter ? Je ne l'ai pas dit / De toi que ferai-je, ma vie ? / Mais où est ma confiance en toi ? / Ma confiance me consolait / Tous mes acquis ne sont plus rien / De toi que ferai-je, ma vie ? / En bien, en mal tout sera mis / Le fil de vie sera rompu / Mon visage se défera / De toi que ferai-je, ma vie ? / Oh toi, ma vie ! Oh toi, ma vie ! / Oh toi, ma vie ! Oh toi, ma vie ! / Pauvre Léo, tu partiras / Curieux voyage, tu feras ! / Nostalgique tu resteras / De toi que ferai-je, ma vie ? / Venu ? Passé ? Comment savoir ? / Pour moi ni pleurs ni désespoir / Te quitter ? Je ne l'ai pas dit / De toi que ferai-je, ma vie ?
D'après Younnous Emré

 

03 - Sous les roses



 

04 - Revoir la mer



 

05 - Je vois
Extrait sonore


Je vois le rôle, qu'on nous force à jouer, / l'identité sans faille où nous sommes enfermés, / Le peu de place qu'il nous reste, / Ce qu'il en reste, après quelques années / Je vois la panique s'emparer des plus pressés, / Je vois le loup devenir simple chien, / Je vois les loups, finir comme des chiens, / Je vois la place qu'il n'y a pas pour un doute. / Je vois mon cœur, cogner au ciel, / Appeler mon étoile, dans la nuit supplier, / monter en spirale, retomber comme une pierre, / et virer au larsen, sans pouvoir s'apaiser, / Je me vois moi, qui voulais tout donner. / Je me vois moi, prêt à tout pardonner, / Je vois ma foi, prête à tout enflammer, / Je vois le rail, dont on ne peut dévier, / Je vois aussi en rêve, des pays colorés, / je vois la lumière, des villes du monde entier, / de lointaines montagnes, un tapis de nuages, / et le soleil, le ciel, les étoiles qui veillent, / Je vois mes pairs, les actions qu'ils ont menées, / Je vois mes frères naviguer et chavirer, / Conquérir le bonheur et le voir s'envoler, / Je vois le mensonge, nous dicter nos valeurs. / Je vois les politiques, s'exprimer en public, / Je vois les enjeux, les carrières qu'ils se fixent, / Les vies qu'ils sacrifient, leurs discours télé, / Je vois le mal qui se cache dans la peur, / Je vois aussi en rêve, des pays colorés, / je vois la lumière, des villes du monde entier, / de lointaines montagnes, un tapis de nuages, / et le soleil, le ciel, les étoiles qui veillent.

 

06 - Miss Terry



 

07 - Sans la chance
Extrait sonore


On a tous quelque part, une moitié inconnue, / On la cherche dans le noir, on la croise sans la voir, / Mais sans la chance pas d’espoir, d’un jour se rencontrer, / Mais sans la chance pas d’espoir, un jour de se revoir. / Elle était belle la nuit, il brillait fort le jour, / Elle était la lune la nuit, lui le soleil le jour, / Ils étaient le rêve l’un de l’autre, ils étaient faits l’un pour l’autre, / Les filles la nuit, les garçons le jour, / Chicas en la noce, Hombres en el dia / Les filles la nuit, les garçons le jour, / Chicas en la noce, Hombres en el dia / Les filles la nuit, les garçons le jour, / Mais sans la chance pas d’espoir, d’un jour se rencontrer, / Mais sans la chance pas d’espoir, un jour de se revoir. / Mais sans la chance pas d’espoir, d’un jour se rencontrer, / Mais sans la chance pas d’espoir, un jour de se revoir. / Il écume tous les ports d’Alméria à Amsterdam, / il enfume des fonds de zinc, épie sans perdre espoir, / Elle est peut-être ici même, peut-être qu’il est là, / Ca pourrait bien être moi, Ca pourrait bien être toi ! / Mais sans la chance pas d’espoir, d’un jour se rencontrer, / Mais sans la chance pas d’espoir, un jour de se revoir. / Mais sans la chance pas d’espoir, d’un jour se rencontrer, / Mais sans la chance pas d’espoir, un jour de se revoir. / On a tous parfois le soir, un sacré manque à combler, / On a tous quelque part, une étoile qui brille pour soi, / Mais toi et moi dans la nuit noire, nous vivions sans nous voir, / Mais toi et moi dans la nuit noire, il n’y a plus d’espoir ! / Chicas en la noce, Hombres en el dia / Les filles la nuit, les garçons le jour, / La lune la nuit, le soleil le jour.

 

08 - Ce qui nous manque


Oh ce qui nous manque, c'est un peu de soleil, / oh ce qui nous manque, tout le monde se demande, / oh ce qui nous manque, c'est un peu de merveille, / oh ce qui nous manque, tout le monde danse, / … ce qui nous manque, … ce qui nous manque, / … ce qui nous manque... / le soleil a disparu, / qui saura le retrouver, / derrière les dunes il s'est caché‚ / seuls les anges peuvent s'y dorer / … ce qui nous manque, … ce qui nous manque, / … ce qui nous manque... / je traverserai l'hiver, la nuit étoilée, / sans l'oublier, le garder en pensée, / continuer la route, malgré tous les doutes, / garder ce geste pour ne pas l'oublier / Oh ce qui nous manque, c'est un peu de soleil, / oh ce qui nous manque, tout le monde se demande, / oh ce qui nous manque, c'est un peu de merveille, / oh ce qui nous manque, tout le monde danse, / … ce qui nous manque, … ce qui nous manque, / … ce qui nous manque... / C'est une eau bien plus pure, un air plus frais, / Un sang bien plus rouge, ou un coeur plus léger, / c'est un peu d'aventure, plutôt que le sommeil, / quelque chose qui bouge, qui n'ait pas son pareil, / … ce qui nous manque, … ce qui nous manque, / … ce qui nous manque... / Oh ce qui nous manque, c'est un peu de soleil, / oh ce qui nous manque, tout le monde se demande, / oh ce qui nous manque, c'est un peu de merveille, / oh ce qui nous manque, tout le monde danse, / Oh ce qui nous manque, tout le monde se demande, / Ce que vivent les anges, sais tu comme elle est belle, / la chanson au soleil, tout le monde la danse, / car ce qui nous manque, c'est un peu de soleil. / … ce qui nous manque, … ce qui nous manque, / … ce qui nous manque, … ce qui nous manque...

 

09 - C'est pareil



 

10 - Mas amor


Donnez-moi, donnez-moi de l’amour ! / De l’amour qui n’dure qu’un jour, / Donnez-moi, donnez-moi de l’amour ! / De l’amour qui ait votre allure ! / Donnez-moi, donnez-moi de l’amour ! / De l’amour qui ne dure qu’un jour ! / Donnez-moi, donnez-moi de l’amour ! / De l’amour qui dure ce que vivent les roses ! / Mais dégages nous de la métaphore, / Rentre dans le chou des météores, / Vis ce caillou, défie la mort, / Mise tes atouts sur le trésor de la rosée des Vosges / Alors le jour aura ton air, / Et ses détours par ta lumière, / Suivront le cours de la rivière, / Dont les flots lourds m’emportèrent, / quand tu me délivra des choses / Donnez-moi, donnez-moi de l’amour ! / De l’amour qui ne dure qu’un jour, / Donnez-moi, donnez-moi de l’amour ! / De l’amour qui ait votre allure ! / Donnez-moi, donnez-moi de l’amour ! / De l’amour qui ne dure qu’un jour ! / Donnez-moi, donnez-moi de l’amour ! / De l’amour qui dure ce que vivent les roses ! / Et je planterai là mes équinoxes, / Les rimes factices de mon négoce, / Mes artifices de music box, / Pour une infinie nuit de noces, avec toi.

 

11 - Un étranger


Y a-t-il en ce lieu / Un étranger pareil à moi / Tête baissée, les yeux en pleurs / Un étranger pareil à moi ? / Par l'Anatolie, par la Syrie, / Errant par tous les pays / J'ai tant voulu mais jamais pu trouver / Un étranger pareil à moi. / Que nul ne se fasse étranger / Ne brûle au feu de nostalgie / Faites que nul ne brûle / En étranger pareil à moi. / Ma langue parle, mon oeil pleure / Je me consume pour des étrangers / Au ciel mon étoile est sans doute / Etrangère pareille à moi. / Que je brûle de cette peine ! / La mort viendra un jour me prendre / Dans ma tombe je trouverai sans doute / Un étranger pareil à moi. / Ils diront "un étranger est mort" / Ils le sauront trois jours après / A l'eau froide ils le laveront / Cet étranger pareil à moi / Hé mon Leo, pauvre parleur, / A ta peine pas de remède / Va maintenant, errer de ville en ville / En étranger pareil à moi.
D’après Younnous Emré.

 

12 - Le grand Lustucru
Extrait sonore


Quel est donc, dedans la plaine, / Ce grand bruit, qui vient jusqu'à nous ? / On dirait un bruit de chaînes, / Que l'on traîne, que l'on traîne, / Que l'on traîne sur les cailloux. / Quel est donc sur la rivière, / Ce grand bruit qui vient jusqu'ici ? / On dirait un bruit de pierres, / que l'on jette, que l'on jette, / Que l'on jette dedans un puits. / C'est le Grand Lustucru qui passe, / C'est le Grand Lustucru qui mangera, / Tous les petits gars qui ne dorment guère, / Tous les petits gars qui ne dorment pas. / L’Angélus sonne sur Balanches, / Un pigeon tombe du clocher, / Quel est donc ce bruit de branches, / Que l'on traîne, que l'on traîne, / Que l'on traîne sur le plancher ? / C'est le Grand Lustucru qui passe, / C'est le Grand Lustucru qui mangera, / Tous les petits gars qui ne dorment guère, / Tous les petits gars qui ne dorment pas. / C'est le Grand Lustucru qui passe, / Et ce soir, c'est moi qu'il vient chercher, / Moi, ce soir, parce que je ne dors guère, / Moi, ce soir, parce que je ne dors pas.
D’après Bertold Brecht.

 

 


 

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