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01 -
Le chien mouillé (en silence) 3'04
02 -
A table 3'30
03 -
Le voisin 3'32
04 -
Les bières aujourd'hui s'ouvrent manuellement 2'56
05 -
Le déménagement 3'51
06 -
Retour à l'hôtel 4'40
07 -
L'auberge des culs tournés 2'06
08 -
Tout compte tout compte fait 2'53
09 -
L'assistant parlementaire 3'38
10 -
La maison 3'08
11 -
Au haut du mât 4'35
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01 -
Le chien mouillé (en silence)
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En silence en silence / Comme pour mieux m'égarer / Pour ne pas te donner la chance / Pour ne pas me laisser te confier / Ce qui s'agite dans ma panse / Ce qui palpite dans mes pensées / De toute façon ça n'a pas de sens / De toute façon s'est embrouillé / Et puis ça sent un peu trop l'essence / Et puis ça sent le chien mouillé / Alors n'y voit pas d'inconvénient / Si cette nuit sur la pointe des pieds / En silence en silence / Sans rien avoir à rajouter / Je descends l'escalier comme on danse / Le pantalon perdu sur les souliers / En laissant mon slip Eminence / Perdu sous le sommier / Je quitte enfin la résidence / Pour ne pas te faire espérer / L'explication de mes absences / Mes yeux perdus sur le plancher / Quand tu disais demain c'est dimanche / Je disais ah bon c'est férié / En silence en silence / Sans une excuse mal formulée / Sans même un billet d'absence / Doucement la porte ai refermée / En silence en silence / Sans même tenter de t'expliquer / Par quelle inadvertance / J'ai tenté hier soir de me raconter / Ce qui te semblait des invraisemblances / L'étaient en somme en vérité / Je suis bourré de condescendances / Pour mes faiblesses si dures à avaler / Ce qui fait que je flanche / Quand on essaye de m'apprécier / Ce qui fait que je flanche / Quand on essaye de m'apprécier / En silence en silence / Sans une excuse mal formulée / Sans même un billet d'absence / Doucement la porte ai refermée
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02 -
A table
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Elle me dit qu'elle a été trop bonne d'attendre / Qu'elle aurait pu avoir des amants à la pelle / Mais qu'au lieu de ça elle n'a fait que de se méprendre / Jusqu'à ne plus se retrouver telle quelle / M'avait connu mais ça remontait aux calendes / Et que depuis elle en avait soupé du fiel / Que les bons moments que l'on aurait pu prendre / On les a vu passer depuis longtemps dans le ciel / Elle me dit que si ma tête essayait un jour de comprendre / Ce qui peut bien se passer en elle / Elle gonflerait sûrement jusqu'à se fendre / Car je ne suis pas des plus spirituels / Et que mes amis sont bons à aller se faire pendre / Qu'on est tous bons qu'à foutre le bordel / Et qu'à mon âge je devrais quand même apprendre / Que je n'ai pas grand chose pour moi et rien pour elle / Elle trouve ça drôle alors elle rit / Je ris aussi mais moi c'est les nerfs / Elle me dit que je ne suis pas fait pour surprendre / Qu'on voit de loin toutes mes ficelles / Et quand j'essaye parfois d'être tendre / Elle voit le briquet mais pas l'étincelle / Elle me dit que quand elle pense elle se demande / Comment elle n'a pas coulé avant une bielle / Dire qu'à une époque elle me pensait capable de lui apprendre / Des trucs comme qu'est-ce qui se passe au ciel / Elle trouve ça drôle alors elle rit / Je ris aussi mais moi c'est les nerfs
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03 -
Le voisin
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Si un de ces quatre je m'évapore / Crois-tu que tu penseras à moi enfin / Pour mes amis ma femme c'est clair je serai mort / Et pour toi que serais-je bien / Un voisin de palier qui s'évapore / Comme ça du jour au lendemain / Peut peut-être faire naître des remords / Si c'est pas trop demander j'aimerais bien / Faire couler quelques larmes sur ton corps / Que l'on essuie d'une revers de main / En se disant qu'il y a comme un trou dans le décor / Un truc qui fait que tout tient plus très bien / On regarde l'horizon on y croit quelques jours encore / Puis on descend les poubelles comme chaque matin / C'est vrai et maintenant je le déplore / Tu me bouleverses et je n'y peux rien / J'aimerais tant que ça te perfore / Toi que je n'ai fait qu'effleurer en vain / Que ça puisse enfin toucher ton corps / Moi qui n'y ai jamais posé les mains / Si un de ces quatre je m'évapore / Je me dilue un de ces quatre matins / Comme un coup de pagaie dans l'eau qui dort / Ca fait splaoutch quelques vagues et puis plus rien / Car mon marécage pue un peu la mort / Sans le moindre effort on s'y enfonce jusqu'aux reins / C'est vrai et depuis longtemps je le déplore / Les sables mouvants je connais très bien / J'aimerais tant que ça te perfore / Toi que je n'ai fait qu'effleurer en vain / Que ça puisse enfin toucher ton corps / Moi qui n'y ai jamais posé les mains / Si un de ces quatre je m'évapore / Dans un mois un jour ou même demain / Y'a que le nom sur la sonnette qui changera encore / Et la boîte aux lettres sera peut-être repeinte / Il n'y avait que ce palier entre nos corps / Quand on se croisait parfois le matin / Mais c'est ma femme que tu adores / C'est vrai qu'on était de bons voisins / J'aimerais tant que ça te perfore / Toi que je n'ai fait qu'effleurer en vain / Que ça puisse enfin toucher ton corps / Moi qui n'y ai jamais posé les mains
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04 -
Les bières aujourd'hui s'ouvrent manuellement
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Notre histoire ne date pas d'hier / Car si on l'écoute on l'entend / S'époumoner cracher des glaires / On se demande comment elle a fait un pas devant / Ca ça restera toujours pour moi un mystère / Comment le corps s'habitue quand l'amour meut doucement / Sans même avoir eu un jour le flair / Que la chair s'éteint lentement / Je pense que c'est le soir où t'as éteint la lumière / En te retournant sur le flanc / Le lendemain on s'est réveillé derrière contre derrière / Le lendemain on s'est réveillé avec nos dos comme paravents / Te rappelles-tu le bruit de nos cuillères / Qui est mort ? on se serait cru à un enterrement / Mais c'est nous deux qui descendions sous terre / Quand tu m'as dit que la nuit j'avais grincé des dents / Tu m'as ensuite demandé pourquoi j'étais sur les nerfs / Pourquoi j'étais si nerveux depuis quelques temps / Tu m'as dit que je devrais même ouvrir une bière / Tu me l'avais pas dit depuis si longtemps / Que je ne savais même plus comment il fallait faire / Les bières aujourd'hui s'ouvrent manuellement
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05 -
Le déménagement
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On a réuni tant d'affaires pour se faire exister / Pour se donner l'air d'en prendre pour perpétuité / En encombrant l'atmosphère en vivant en apnée / Tapis dans notre tanière on pensait voir les hivers passer / Mais la soirée d'hier a tout mis sur le plancher / Un bon coup de tonnerre nous voilà bien avancés / La vaisselle est par terre la serpillière est à passer / En crue est la rivière en pleurs est la mariée / Et aujourd'hui il y a tant de choses à rassembler / On déménage et ça ne fait que commencer / On ne sait plus trop quoi faire de toute cette liberté / Gardes-tu le frigidaire si je prends le sommier / En ce qui concerne la gazinière je peux désormais m'en passer / On se sent comme des serpillières qu'il faudrait essorer / Pour éponger les histoires d'hier celles qui nous ont trempés / On a accumulé un enfer dont il faut se séparer / C'est aujourd'hui que l'on se délaisse / C'est aujourd'hui que l'on se chasse / Pour une nouvelle adresse / Pour une nouvelle impasse / Pour ailleurs aller poser nos fesses / Pour ailleurs aller reprendre une place / Il faudra bien que ça cesse / Ou il faudra bien que l'on s'y fasse
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06 -
Retour à l'hôtel
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Mieux vaut préférer la rage / Que la politesse les faux-semblants / On sait au moins qu'un jour s'il faut tourner la page / On aura fait preuve de tempérament / On aura au moins fait trembler les barreaux de la cage / On aura pas vécu tout doucement / Certains couples deviennent parfois si sages / Qu'on se demande si ils ont un jour existé vraiment / Ils ont tellement fait et refait le ménage / Qu'on n'y voit désormais plus que du blanc / Leurs paroles passées repassées au repassage / Pas un défaut de chez eux ne sort vivant / Car rien ne peut rester comme ça dans les nuages / C'est la terre qui nous attire assurément / De toute façon on ne craint pas l'atterrissage / On sait que le scratch est prévu et même imminent / Pour avoir de nouveau du cœur à l'ouvrage / Pour croire encore à des sentiments / Qui prennent si rapidement de l'âge / Qu'on ne les reconnaît plus au bout d'un moment / Il nous faut rester le plus sauvages / Rester anthropophages le plus longtemps / Ne pas perdre le goût des carnages / Ne pas perdre le goût du sang / C'est ce qui fait que pour l'instant rien n'est flasque / Ni ton ventre ni ton rire à pleine dents / Quand j'emmerde à cent mètres tout l'entourage / Et que tu me ramènes à l'hôtel si tendrement / Car rien ne peut rester comme ça dans les nuages / C'est la terre qui nous attire assurément / De toute façon on ne craint pas l'atterrissage / On sait que le scratch est prévu et même imminent / Car rien ne peut rester comme ça dans les nuages / C'est la terre qui nous attire assurément / Et à part faire un enfant sage / Que peut-on faire de plus remuant
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07 -
L'auberge des culs tournés
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Je te l'assure / J'ai beau y faire / J'ai beau y croire / Ca ne revient toujours pas / Et je ne sais pas ce qui se passe / Je l'assure c'est une des premières fois / Une des premières fois où l'envie me lâche / Mais ne fais donc pas cette tête-là / Tu vois bien que ce n'est pas de ta faute / C'était même parfait jusque là / Mais à un moment j'ai du penser / A un truc qu'il ne fallait pas / Ou c'est peut-être la chambre ou le lit / Ou l'ambiance qui ne me conviennent pas / Je te l'assure / Je persévère / J'ai beau y croire / Mais ça n'arrive toujours pas / Crois-tu que le désir trépasse / Quand on l'utilise aussi souvent que toi / Oui je sais que ça manque un peu de classe / Et de plein d'autres choses comme ça / Alors ne m'en veux pas si je me casse / Fumer une clope en bas / Car à un moment j'ai du regarder / A un truc qui ne m'allait pas / Comme ce mégot sur le cendrier / Et ce rasoir que font-ils là ? / Alors bonne nuit et à demain / Mais je te le jure / C'est pas l'enfer / Ni le purgatoire / Tout le monde y passe au moins une fois / Mais là je suis désolé de te décevoir / Mais ce sera pour la prochaine fois / Pourtant y'a une heure sur le boulevard / Je ne pensais qu'à ça / Jusqu'à ce que tout foire / Pourtant je voulais tant mourir au fond de toi / Mais à un moment j'ai bien vu / Que je ne pourrais pas / Fermer les yeux aussi longtemps que toi / Alors bonne nuit et à demain
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08 -
Tout compte tout compte fait
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Avant que la sueur ait pu sécher / Et que tes larmes aient dévalé / Avant que des espoirs se soient levés / Et que nos frissons soient retombés / Avant que l'amour se soit avarié / T'entendras couler la douche et mes pas dans l'escalier / Avant que nos peurs aient pu sympathiser / Et que pieds et poings se soient liés / Avant que sept heures aient sonnés / Et que les chiens aient enfin aboyé / Avant que nos odeurs se soient emmêlées / De ton parfum je me serai déjà lavé / Tout compte tout compte fait / Même la sueur et les larmes tout compte fait / Tout compte tout compte fait / Même la sueur et les larmes tout compte fait / Tout compte tout compte fait / Avant que nos langues aient pu fourcher / Et que nos lèvres se soient gercées / Avant que l'ivresse se soit évaporée / Et que la gueule de bois ait commencé / Avant que nos souffles se soient apaisés / T'entendras claquer la porte et mes pas sur le plancher / Tout compte tout compte fait / Même la sueur et les larmes tout compte fait / Tout compte tout compte fait / Même la sueur et les larmes tout compte fait / Tout compte tout compte fait / Avant que les souvenirs se mettent à penser / Et que le cœur en sorte écœuré / Avant que l'habitude nous ait laminés / Et que nos caresses sentent le réchauffé / Avant que la tendresse se soit évaporée / T'auras déjà eu d'autres envies à convoiter / Tout compte tout compte fait / Même la sueur et les larmes tout compte fait / Tout compte tout compte fait / Même la sueur et les larmes tout compte fait / Tout compte tout compte fait
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09 -
L'assistant parlementaire
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Pour l'instant je ne fais que ce qui leur plaît / Pour l'instant je ne fais que ce que bon leur semble / Quand on est nouveau dans le métier / Mieux vaut pas trop qu'on vous entende / Pour l'instant le meilleur système pour avancer / Est celui de la vipère la salamandre / Du sang-froid du venin des morsures bien ficelées / Pour chaque jour avoir de la viande froide à étendre / Pour l'instant à genoux j'ai peut-être l'air niais / Mais debout moi pour l'instant je tangue / Il me faut encore connaître les ficelles du métier / De quelle façon de quelle manière on égorge on étrangle / Tout ce qui peut sur votre route se trouver / Et qu'il faut supprimer sans que la main ne tremble / Pour l'instant je ne suis peut-être qu'un laquais / Un assistant de l'assemblée un valet de chambre / Pour l'instant je taille des haies / Pour l'instant j'arrondis les angles / Pour l'instant je courbe l'échine / Pour l'instant j'en avale ma langue / Pour un jour planter son étendard au sommet / Chaque bastion chaque citadelle est bonne à prendre / Guérillas guerres d'usure ou de tranchées / Tous les moyens sont bons pour s'étendre / Pour se les faire il ne faut surtout pas rêver / Pour se les faire il ne faut surtout pas être tendre / Juste quelques petites années à patienter / En politique il faut savoir il faut savoir attendre / De la mairie au ministère à l'assemblée / C'est un boulot de longue haleine de longue attente / Pour enfin un jour au beau milieu des mondanités / A leurs bonnes femmes faire les yeux tendres / Et de leur amour-propre de leur vanité / En quelques mots en faire un tas de cendres / Et du plus lâche du plus servile du plus mauvais / J'en ferai mon assistant et peut-être mon gendre / Pour l'instant je taille des haies / Pour l'instant j'arrondis les angles / Pour l'instant je courbe l'échine / Pour l'instant j'en avale ma langue
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10 -
La maison
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Le monde entier nous donnait perdant dans la dernière / Mais finalement le ciment a bien pris / On tient toujours debout le matin dans la lumière / Comment ça s'est fait en tout cas sans permis / On s'est bâti brique par brique pierre par pierre / Un truc que tout le monde voyait à l'aurore démoli / Un truc qui ne tiendrait pas le prochain hiver / Une histoire qui finirait en débris / Le monde entier ne nous donnait pas de carrière / Mais on s'est quand même quand même bâti / En plâtrant mastiquant nos caractères / En passant repassant de l'enduit / Et en carrelant rabotant nos petites misères / En vérifiant si le ciment a bien pris / Si les fenêtres donnent toujours bien-sûr sur la mer / Et qu'entre-temps personne n'ait construit / Mais qu'a-t-on pu bien faire / Pour survivre à nos envies / Pour ne pas claquer pendant l'hiver / Et que le printemps nous voit ainsi / Mais qu'a-t-on pu bien faire / Pour survivre à nos envies / Pour ne pas claquer pendant l'hiver / Et que le printemps nous voit ainsi / Le monde entier nous voyait mordre la terre / Ou tout du moins c'est ce qui était prédit / Il faut isoler tapisser tout ce qui nous rend fier / Pour toutes ces choses dans le jardin faire un abri / Ca ne sentait pas vraiment le presbytère / Ni même la grande place de la mairie / Plutôt un truc qui ressemble à une carrière / Quand ça explose sur le coup de midi / Mais qu'a-t-on pu bien faire / Pour survivre à nos envies / Pour ne pas claquer pendant l'hiver / Et que le printemps nous voit ainsi / Mais qu'a-t-on pu bien faire / Pour survivre à nos envies / Pour ne pas claquer pendant l'hiver / Et que le printemps nous voit ainsi
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11 -
Au haut du mât
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Quand le désir s'en va / C'est qu'il était parti depuis déjà longtemps / Mais dans pratiquement tous les cas / Tout le monde s'arrange pour faire semblant / Alors que ça flottait au haut du mât / Comme au fond de l’œil depuis un bon moment / Le pire c'est qu'on se sent obligé parfois / D'observer une pause avant l'enterrement / Comment ça commence comment ça finit / Comment ça se fait qu'on était ensemble / Pourquoi moi et pas tes anciens amis / Y en avait aussi des biens dans l'ensemble / Quand le désir s'en va / C'est qu'il était parti depuis déjà si longtemps / Alors il faut de nouveau reprendre le quart / Et il en faut du tempérament / C'est vrai que de revenir sur la ligne de départ / Quand on a couru c'est fatiguant / Pour attraper un autre regard / Alors qu'on avait tout sous la main si facilement / Comment ça commence comment ça finit / Comment ça se fait qu'on était ensemble / Pourquoi moi et pas tes anciens amis / Y en avait aussi des biens dans l'ensemble
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