N° 25 - Juil/août 2004
 
Eicher Stephan
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Crédit : Mikhail Pasquier

 

(1000 vies)
12 titres - 49Â’30
Ref : 533173-2
Sorti : 1996
Production : Electric Unicorn
Distribution : Barclay


01 - Bones 4'14
02 - Dis moi où 4'05
03 - Der Rand der Welt 3'44
04 - 1000 Vies 4'20
05 - Elle mal étreint 5'32
06 - Traces 3'57
07 - Walking 4'00
08 - In Wolken 3'23
09 - 71/200 3'34
10 - Prière du matin 3'03
11 - Forever 4'48
12 - Oh Ironie 4'44

 
 
01 - Bones



 

02 - Dis moi où



 

03 - Der Rand der Welt



 

04 - 1000 Vies
Extrait sonore


Aurai-je le mensonge à la bouche
La main droite posée sur le cœur?
Serai-je habillé sous la douche
Ivre-mort ou glacé de peur ?

Serai-je en train de rendre l'âme
Avec une parfaite inconnue
Serai-je assis seul à ma table
Dans la pénombre, à demi nu ?

Pourrai-je te regarder en face
Et te dire: "j'ai fait c'que j'ai pu"
Pourrai-je seulement briser la glace
Et toucher ta joue, honte bue ?

Serai-je mûr pour demander grâce
Aurai-je ravalé mon orgueil
Ou en étoufferai-je sur place
Qui peut savoir ce qu'on recueille ?

Refrain
Mille vies ne sont pas suffisantes
Mille hommes ne sont pas assez forts
Ne viens pas savonner la pente
Ne viens pas compliquer mon sort
Mille vies ne sont pas suffisantes
Mille hommes ne sont pas assez forts
Reviens si je suis à ma lampe
Ne reviens pas si je m'endors


Aurai-je un ami à ma table
Ou quelqu'un que tu n'aimeras pas
Serai-je encore une fois coupable
De faiblesse ou de je ne sais quoi ?

Serai-je dans mon lit comme un ange
Ruminant de mauvaises pensées
Ou pressant la peau d'une orange
Devant mes yeux pour m'éclairer

Aurai-je droit à ta bienveillance
Ou m'enverras-tu par le fond
Plus j'y réfléchis, plus je pense
Que je n'ai pas compris la leçon

Comment ai-je pu séduire ton âme
Autrefois, y as-tu songé ... ?
Toi et ton cœur invulnérable
Toi et ta foutue vérité

Refrain

Philippe Djian/Stephan Eicher

 

05 - Elle mal étreint



 

06 - Traces


Je les entends parler
S'éloigner dans la rue
Puis tout à coup cesser
Disparaître de ma vue
Les liens se sont usés
Le temps nous a vaincus
Plus rien à partager
Que sont amis devenus ?

Refrain
Comme des pierres
Comme la glace
Comme des sourds aux fenêtres d'en face
Sans colère
Sans grimaces
Sans retour et sans perdre la face


Chacun de nous le sait
Chacun en est conscient
Mais le vide nous effraie
Et le reste est décevant
La nuit nous a distraits
Quelques verrez nous aidant
Lucidité jamais
Ne vous fait le cœur content
Si l'on n'meurt pas d'un coup
C'est par petits morceaux
La toiture qui se troue
Puis la cave qui prend l'eau
Nous nous aimions beaucoup
Ne nous blessons pas trop
Amis je pense à vous
Et murmure dans votre dos

Refrain

Philippe Djian/Stephan Eicher

 

07 - Walking



 

08 - In Wolken



 

09 - 71/200



 

10 - Prière du matin


Le matin, lui dire un mot
Ne pas tirer les rideaux
Ne pas faire toute la lumière
Ni poser un pied par terre
Le matin, comme un peu d'eau
Qu'on verserait dans un pot
Lui adresser une prière
La bénir si nécessaire

Petite lueur du matin
Qui tremble dans les mains
Si fragile et si légère
On a fait on doit refaire


Brille encore que l'on te voie
Petite sœur dessous le drap
Petite lueur prisonnière
Petit éclat solitaire
Mets ton aiguille dans mon bras
Cherche ma veine et tue-moi
Que je renaisse et te serre
Contre moi, que je te serre

Petite lueur du matin
On hésite sur le chemin
Qu'on avait tracé hier
Manque de foi, manque de colère


Philippe Djian/Stephan Eicher

 

11 - Forever



 

12 - Oh Ironie


On sait quand ça commence
Pas quand ça finira
On sait qu'on a la chance
Terrible d'être là
Malgré ce que l'on pense
De tout ce que l'on voit
Même si donner un sens
A tout ne se peut pas

On apprend la souffrance
On livre des combats
Qui sont perdus d'avance
Et qui n'apportent pas
D'issue, de délivrance
On fait n'importe quoi
On a peur du silence
On hurle dans les bois

Refrain
Oh iro, oh iro
Oh ironie de nos danses
Oh iro, oh iro
Oh ironie de nos choix


Et vient la récompense
Quand on ne l'attend pas
Comme vient la pénitence
Quand on tendait les bras
On croit que l'on avance
En reculant d'un pas
On donne de l'importance
A ce qui n'en a pas

Butins et indulgences
Qu'on porte à bout de bras
Energie qu'on dépense
Que rien ne nous rendra
Oh stupide innocence
Oh fol ... et cetera
Cependant que s'avance
Le jour ... et cetera

Refrain

Philippe Djian/Stephan Eicher

 

 


 

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