N° 13 - Mai 2003
 
Polo
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Crédit : Flavie Girbal

 

Polo à Paris
12 titres - 43'03
Ref : 2344-2
Sorti : 2000
Production : Atmosphériques
Distribution : Trema / Sony Music


01 - Les Jonquilles 3'39
02 - Caniche d'une meuf 3'13
03 - à paris 4'46
04 - Minuscule 4'16
05 - L'océan 3'09
06 - Cimetière de météores 3'49
07 - Les griffes du disco 5'05
08 - La nuit noire 3'39
09 - commandos de négritos 4'09
10 - Les poètes de sept lunes 3'39
11 - Minus Minuscule 2'54
12 - Outro 0'50

 
 
01 - Les Jonquilles
Partition Extrait sonore


(A Pazette)
S’il faut que l’on parle des filles / Il faut que l’on parle au passé / Moi, / J’aurai toujours une pensée / Pour celles qui m’ont vu passer / Le long des routes et sur le bord des fossés / Elles chuchotaient sous le vent / Elles discutaient du beau temps / Alignées comme des quilles / Jeunes familles de jonquilles / Et moi, j’en faisais des bouquets / J’en pinçais pour la botanique / Que voulez-vous je suis un homme qui aime les fleurs / J’aime leur métaphysique / L’art de leurs formes / Je n’aime rien tant que leurs jolies couleurs / Clochette née sans soucis / Voiles légers de la vie / Des courants d’air ont fait battre mon cœur / D’énormes brassées de jonquilles / Qui ne se sont jamais ternies / Comme dans un rêve / Moteur qui tourne / Fenêtres ouvertes / Cheveux dans l’eau / Je t’aime aussi / Tes yeux sont remplis / De gouttes de pluie / Bain de jeunesse et de jouvence / De cigarettes et de baisers / Les routes sentaient l’essence / La délivrance / La liberté / Jeunes pétales naissants / Magiciennes de quinze ans / Coloriées comme des billes / Je me souviendrai des jonquilles / Quand viendra mon dernier printemps / Pourquoi l’été me rend il triste / Quand je vois ses robes passer / Lui qui faisait mes délices / Mes espérances / Mes voluptés / Ces parfums deviennent lourds / Des fruits tombent dans la cour / Le ciel se vide et les feuilles jaunissent / Pourquoi l’été me rend-il triste / Alors que je l’ai tant aimé
Paroles et musique : Polo

 

02 - Caniche d'une meuf


(A l' Oiseaulive)
Si d’aventure j’avais été un homme / J’aurai souhaité être alpiniste / De haut vol / Passer ma vie à rebondir, / Solitaire, dur à cuire / J’aurais gravi des pics / Des caps, des péninsules / J’aurai tout dévalé au volant d’un bolide / Juste pour le goût du risque / Et pour l’amour du vide / Ridicule / Je ne suis que le caniche d’une meuf / Et je ne sais que / Remuer la queue / Quand elle me siffle / Il me prend comme ça des envies soudaines / De consommer comme un dingue l’intérieur du frigo / Orgies devant la télé avec grands verres de lait / Dans lesquels je trempe des gâteaux / Et puis / Devant le lit où elle dort comme une masse / Me voila seul à seul à danser devant la glace / Face à face / Déguisé en femme / Avec ses sapes / Je me regarde dans le fond de l’âme / Et je me fais / Tu n’es que le caniche d’une meuf / Et tu ne sais que / Remuer la queue / Quand elle te siffle / J’ai dit debout ! Assis ! Couché / Gentil ! Là ! Attaché / Devant la Samaritaine / Je fais des rêves de caniche abricot / Je vais bientôt aider à porter des paquets / Il fait beau / Elle m’a mis un manteau / Comme hier, mais pas le même / Je regarde le ciel où passent des oiseaux / Je l’aime... / Caniche d’une meuf !
Paroles et musique : Polo

 

03 - à paris


(A ma mamie Cricri)
A Paris / Dès un amour fleurit / Ça fait pendant des semaines / Deux cœurs qui se sourient / Tout ça parce qu'ils s'aiment / A Paris / Au printemps / Sur les toits les girouettes / Tournent et font les coquettes / Avec le premier vent / Qui passe indifférent / Nonchalant / Car le vent / Quand il vient à Paris / N'a plus qu'un seul souci / C'est d'aller musarder / Dans tous les beaux quartiers / De Paris / Le soleil / Qui est son vieux copain / Est aussi de la fête / Et comme deux collégiens / Ils s'en vont en goguette / Dans Paris / Et la main dans la main / Ils vont sans se frapper / Regardant en chemin / Si Paris a changé / Y a toujours / Des taxis en maraude / Qui vous chargent en fraude / Avant le stationnement / Où y a encore l'agent / Des taxis / Au café / On voit n'importe qui / Qui boit n'importe quoi / Qui parle avec ses mains / Qu'est là depuis le matin / Au café / Y a la Seine / A n'importe quelle heure / Elle a ses visiteurs / Qui la regardent / dans les yeux / Ce sont ses amoureux / De la Seine / Et y a ceux / Ceux qui ont fait leur nid / Près du lit de la Seine / Et qui se lavent à midi / Tous les jours de la semaine / Dans la Seine / Et les autres / Ceux qui en ont assez / Parce qu'ils en ont vu de trop / Et qui veulent oublier / Alors y se jettent à l'eau / Mais la Seine / Elle préfère / Voir les jolis bateaux / Se promener sur elle / Et au fil de son eau / Jouer aux caravelles / Sur la Seine / Les ennuis / Y'en a pas qu'à Paris / Y'en a dans le monde entier / Oui mais dans le monde entier / Y a pas partout Paris / V'là l'ennui / A Paris / Au quatorze juillet / A la lueur des lampions / On tourne sans arrêt / Au son de l'accordéon / Dans les rues / Car depuis qu'à Paris / On a pris la Bastille / A chaque détour / A chaque carrefour / Il y a des gars / Et il y a des filles / Qui sur les pavés / Sans arrêt nuit et jour / Font des tours et des tours / Dans Paris
Paroles et musique : Francis Lemarque

 

04 - Minuscule


(A Clara)
Où t’en vas-tu ainsi, minuscule petite meuf ? / Il est encore si tôt, nous n’avons rien vécu / N’es-tu pas mieux ici, minuscule petite meuf / Que dans la forêt sombre où tu as tant couru / Je te préparerai, minuscule petite meuf / De la soupe et du pain, je casserai des œufs / J’allumerai du feu, minuscule petite meuf / Même si c’est vrai que je ne suis qu’un vilain / REFRAIN : Comme dans les histoires anciennes / J’écoute le vent dans la plaine / Il ne se passe une semaine / Sans que je ne sois près de toi / Comme dans les histoires anciennes / J’écoute le vent dans la plaine / Il ne se passe une semaine / Sans que je ne pense qu’à toi / Je touche tes cheveux, minuscule petite meuf / Les rayons du soleil me restent sur les doigts / Me restent au fond des yeux, minuscule petite meuf / Et me font oublier mes gestes maladroits / Je sors toutes les nuits, minuscule petite meuf / Je creuse de grands trous, rapporte du gibier / Je construis de grands lits, minuscule petite meuf / J’allume des bougies, je fais venir les fées / REFRAIN / Avant la fin du jour, minuscule minuscule / Tu vas m’abandonner, seul, avec cet amour / Qui pèse cent kilos, minuscule petite meuf / Comment ne vois-tu pas / Que je deviendrai fou ? / Avec mes oripeaux, minuscule petite meuf / Et mes pattes griffues et mes poils sur la peau / Avec mes dents pointues, minuscule petite meuf / Je serai obligé de te trancher le cou / REFRAIN
Paroles et musique : Polo

 

05 - L'océan


(A Jean-louis)
Moi, l’océan, / C’est un bruit que j’entends dans ma tête / Quand, bien souvent, / Je voudrais que le temps, les heures et les minutes / S’arrêtent... / Moi, l’océan, l’océan, l’océan / Cris de baleines, lamentation de poissons-lune / Chants de sirènes, auréolées de boucles brunes / Douces estampes, enchantement des ports de pêche / Des hippocampes, des herbes sèches / moi, l’océan, / Je voudrais y construire en silence / Une résidence / Faite de bois trempé, d’algues et de sable blanc / Moi, l’océan, l’océan, l’océan... / Feu dans la nuit, jouir de la pensée humide / J’ai fait mon lit dans un immense entrepôt vide / Sourd, désolé, avec des vagues qui le lèchent / Mouillé, rouillé ; grande fille aux yeux remplis de flammèches / Mon océan, toi, moi, nous, l’océan...
Paroles et musique : Polo

 

06 - Cimetière de météores
Extrait sonore


(A Clara)
Je donnerais tous les monuments de la terre / Mausolées, presbytères, chemins de croix / Calvaires, cathédrales gothiques et Saint-Suaires / Pour un seul sourire de toi / Métopes et triglyphes ornant le délicat fronton du Parthénon / Itinéraires touristiques, stalactites et stalagmites / Ne m’intéressent à la vérité pas beaucoup plus que ça... / Qu’est ce qu’il y a de plus beau / Qu’un oiseau qui vole dans le ciel ? / Qu’est ce qu’il y a de plus beau / Qu’une chanson dans un bistrot ? / Aujourd’hui tu es là, demain tu partiras, / Après demain je serai mort / Et dans un petit mois la terre explosera / Et il n’en restera qu’un tas de pierre / Un cimetière de météores. Oublie tous ces régiments de symboles / Armée de références, pluie de parabole, / Métonymie, assonances, onomatopées débiles / Laisse tomber les figures de style / Tu vas t’ennuyer au pays des écrivains obèses et tristes / Pédophiles anarcho-fascistes / Laisse les, à la nuit des temps, à la pourriture / Tout cela, chérie, n’est somme toute que littérature / Qu’est ce qu’il y a de plus beau / Qu’une robe qui passe au soleil ? / Qu’est ce qu’il y a de plus beau / Qu’un ticket de métro ? / Aujourd’hui tu es là, demain tu partiras / Après demain je serai mort / Et dans un petit mois la terre explosera / Et il n’en restera qu’un tas de pierre / Un cimetière de météores. / Peintures, sculptures, féeries de l’art grec / Croupissent entassées au fond des musées / Les toiles d’araignées, sans aucun doute / S’accumulent sur les dianes, les hercules / Et toutes ces vieilles choses ridicules / Le dimanche après midi, pour se marrer / On ira mater la longue cohorte des gens qui se font chier / La culture, chérie, je la laisse aux vieux croûtons / Et je t’emmène avec moi compter les moutons / Qu’est ce qu’il y a de plus beau / Qu’une abeille qui fabrique du miel ? / Qu’est ce qu’il y a de plus beau / Que de se baigner quand il fait chaud ? / Aujourd’hui tu es là, demain tu partiras / Après demain je serai mort / Et dans un petit mois la terre explosera / Et il n’en restera qu’un tas de pierre / Un cimetière de météores.
Paroles : Polo / Musique : Polo – O.Daviaud

 

07 - Les griffes du disco


(A Néry et David)
Un hôtel à la masse, au bord d’une piscine / Costa Brava, Figuerras / Mille neuf cent soixante dix / Mickey parade, Picsou balèze / Pifou poche, Arcachon / Mille neuf cent soixante treize / Je suis tombé dans les griffes du disco / Paris, New-York, Boston, Kyoto / Année deux mille, année zéro / Royal Belleville, Madrid, Bamako / Année deux mille, année zéro / Chambre de garçon, dix sept heures trente / Devoirs à faire / Mille neuf cent soixante seize / Soixante dix-huit / Mariage de ma sœur / Premières surboums, premières sueurs / Ma mère s’appelle Donna Summer / Mon père se nomme... Sylvester / Je suis tombé dans les griffes du disco / Paris, New-York, Boston, Kyoto / Année deux mille, année zéro / Royal Belleville, Madrid, Bamako / Année deux mille, année zéro / Je resterai à tout jamais / Le prisonnier des griffes du disco...
Paroles et musique : Polo

 

08 - La nuit noire


(A Mara)
La nuit dernière, j’ai mal dormi / Je me suis retourné dans mon lit / C’était comme si / On m’avait mis / Sous un orage / J’ai rêvé d’une fille sans visage / Et sans image, ou plutôt si / Sa tête était à moitié / Recouverte de tatouages / Une fille sauvage en vérité / De celles qui passent comme les fusées / Et dont les yeux ressemblent à des / Lames de rasoir bien aiguisées / Elle m’a montré l’obscurité / Sans hésiter je l’ai suivie / Main dans la main, on est parti / On s’est barré sans faire de bruit / Dans la nuit noire / Et puis soudain, en un éclair / Je fus chez moi quand j’étais petit / Regardant la pluie qui tombait / De gros nuages / Je regardais par la fenêtre fermée / Éclater toutes les gouttelettes / Ô, comme j’aimerais toujours / Garder ça dans ma tête / Je pensais à tous ces petits poucets / Qu’on allait perdre dans les bois / Livrés aux ogres et démons / Que l’on rencontre quelquefois / Tellement paumés qu’ils suivent les spirales / De leurs petits pas / Et ils s’en vont sans foi ni loi / Sans feu ni lieu / Droit devant eux / Dans la nuit noire, dans la nuit... / Dans la nuit... / La nuit dernière j’ai mal dormi / Je me suis retourné toute la nuit / C’était comme si / On m’avait mis / Au fond d’une cage / J’ai rêvé de trois abrutis / Au crâne tondu qui me tabassaient / Ma tête était totalement cabossée / Par tous les coups de boules "balayette" / Une nuit sauvage en vérité / De celles qui passent comme une raclée / Dont les réveils vous laissent / un goût atroce / De coups, de plaies et de bosses / Tant pis pour moi, j’avais trop bu / Tant pis pour eux, ils étaient laids / Tant pis pour moi, qu’est ce que j’étais / Encore allé / Fourrer mon nez / Dans la nuit noire, dans la nuit... / Tout au fond de l’oubli / Tout au fond de l’ennui / Tout au fond de la nuit... noire !
Paroles : Polo / Musique : Polo – O.Daviaud

 

09 - commandos de négritos


(A Fonka, Arnaud, Bobby, Thierry, Jef, Yann, Fred)
Je vois des commandos de Négritos / Qui remontent la rue de l’Orillon / Je vois des colonies de cendrillons / Qui descendent la rue des Panoyaux / En rangs serrés comme le sont les sauterelles / Coloriés comme des ailes de papillons / Je vois des armées de petits grillons / Avec des bâtons ils font des crécelles, / Des étincelles, des pistolets, des lances, / Des hélices, des bateaux / Je vois des commandos... / De négritos ! / Je vois des commandos de Négritos / Au soleil de la rue des Cendriers / Je vois des confréries de flibustiers / Qui dégringolent de la rue Ramponeau / J’entends des symphonies de gravillons / J’entends crisser les histoires magnifiques / Des petits griots de la république / Je vois défiler des générations / De petits lions / Qui d’un air angélique, mangent des esquimaux / Je vois des commandos... / De Négritos ! / Je vois des commandos de Négritos / Rue des Cascades, rue Saint-Fargeau / Je vois des commandos de Négritos / De Pantin au Père-Lachaise / En passant par Palikao / Je vois des commandos... / De Négritos ! / Je vois des commandos de Négritos / Métro Couronne, métro Charonne / Je vois des commandos de Négritos / Métro Danube, rue Haxo / Je vois des commandos de Négritos / Au soleil de la rue des Cendriers / Je vois des commandos de Négritos / A l’ombre de la rue des Amandiers / Je vois des commandos de Négritos / Rue de la Chine, rue des Rondeaux / Je vois des commandos de Négritos / Rue de Tourtille, rue des Orteaux / Je vois des commandos... / De Négritos !
Paroles et musique : Polo

 

10 - Les poètes de sept lunes
Partition


(A Arthur)
J’aime la lune / Dans la nuit brune / Quand elle sourit, elle nous montre ses dents / Comme la lune du ramadan / Enfant écoute / Au compte-gouttes / Passer l’automne et venir le printemps / Et dans six lunes, tu as sept ans / Tu es encore petit mais tu as bien compris / Que l’espace et les chiffres étaient choses infinies / Infiniment belles / Et tes pensées sont de celles / Qu’on suivrait bien lorsqu’elles / S’envolent au loin... / J’aime la lune / Dans la nuit brune / Quand elle sourit, elle nous montre ses dents / Comme la lune du ramadan / Enfant écoute, écoute encore / Vis sans un doute, vis sans efforts / Va t’en cueillir des cailloux scintillants / Des météores, des fleurs des champs / Va / Faire du trampolino sur l’anneau de Saturne / Sème des gravillons de Mercure à Pluton / A Jupiter / Car l’univers n’est qu’un ballon / Bien à l’abri dans le ventre tout rond / D’un gros poisson / Ce poisson a coincé / Dans un trou de son nez / Une petite clé / Toute bleue, toute belle / Elle t’ouvrira une porte blindée / Que le diable à ses heures oublie de surveiller / Toi, petitou / Toute petite bouche douce d’ours / Tu feras la course, c’est parti, attention ! / Tu trouveras sur une petite table / Posée là pour toi dans un petit cartable / Des peintures à l’eau et du papier Canson / Des notes de musique et des petits carreaux / Que tu pourras plier pour en faire des avions / Aux ailes colorées tout comme le sont celles des papillons / J’aime la lune / Dans la nuit brune. / Quand elle sourit, elle nous montre ses dents / Comme la lune du ramadan, comme la lune du ramadan / Comme la lune du ramadan, comme la lune…
Paroles et musique : Polo

 

11 - Minus Minuscule
Partition


(A ma mémé Georgette)
J’ai longtemps vécu / Sous les bons auspices / D’un monde enchanté / Un verre d’eau sucrée / Y était le plus grand des délices / Minuscule, minus minuscule / Au temps des plaisirs minuscules / Minuscule, minus minuscule / Le bord des rivières / L’odeur des fougères / L’immobilité / Sur mes yeux qui plissent / Le soleil était un supplice / Minuscule, minus minuscule / Noyé dans des choses minuscules / Minuscule, minus minuscule / Boutiques énigmatiques d’insectes / Wall-Street de petites bulles / Bourdonnant commerce à facettes / Vieilles abeilles à lunettes / Un carnaval de politesses / Minuscule, minus minuscule / Cachant des aiguilles minuscules / Minuscule, minus minuscule / Sur le bord d’un précipice / Je cueillais des fraises / J’étais amoureux / D’un jardin d’épices / Et je m’ennuyais / Perdu dans les griffes d’un été / Minuscule, minus minuscule / Au pays des choses minuscules / Minuscule, minus minuscule / Minuscule, moustique minuscule / Minuscule, minuscule minuscule
Paroles et musique : Polo

 

12 - Outro



 

 


 

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