| |
 |
Mühlemann Michèle
|
|
|

Crédit : Flavie Girbal
|
|
Mimi et Clode
11 titres
- 49 min Sorti : 1994 Production : Michèle Mülhemann
|
|
|
|
01 -
J'ai mérité d'hériter d'hérédité 4'20
02 -
Encore tombée 3'36
03 -
Dame sophistiquée 4'50
04 -
Mon tonton 3'49
05 -
A Paris c'est le printemps 3'08
06 -
Frontières de misère 4'47
07 -
Le tango de tous ceux qui chantent faux 4'24
08 -
Quelques maux 3'53
09 -
Page blanche 3'31
10 -
Tourner 4'38
11 -
Le tube de l'hiver 7'40
|
| |
| |
01 -
J'ai mérité d'hériter d'hérédité
|
|
Elle est née il y longtemps
Mais reste dans le vent
Ses deux yeux sont profonds
Grands ouverts sur le monde
Elle habite une vieille maison
Qui abrite ses émotions
Tout plein son grenier
Des étoiles d'araignées
Recouvrent des souvenirs
Qui sont là entassées
Qu'elle veut pas ressasser
Mais qui pourraient servir
Méditer chaque matin
La bible dans les mains
Plus que tout elle y tient
C'est ce qui la maintient
C'est pas demain la veille
Qu'on l'appell'ra la vieille
Elle poursuit ses envies
Ses rêves de petite fille
Qu'elle a toujours en tête
Pour elle même tout de suite
Ce n'est pas assez vite
Jamais rien ne l'arrête
Elle semblait éternelle
à force d'être belle
Mais un jour mine de rien
Son sourire s'est éteint
Son gros pull préféré
Ne pourra plus la réchauffer
Quant à son héritage
Elle a laissé ce message
Chacun hérite de c'qu'il mérite
Je lègue mon âme à Dieu
Ceci est mon seul voeux
Pour le reste soyez bons arbitres
J'en suis encore aux larmes
Quand tout redevient calme
Ils sont tous reparti
Se sont tout réparti
Il ne reste plus rien
De la maison, du jardin
Mais malgré les ravages
De cette bande de sauvages
Personne n'a pu toucher
A c'qu'elle m'avait donné
Quelques paroles censées
Et ces traits d'hérédité...
|
02 -
Encore tombée
|
|
JÂ’avais pourtant fait attention
De porter toute mon attention
A ne pas faire les mêmes erreurs
Que dans mes histoires antérieures
Encore une fois je suis en pleurs
Et ma douleur prend de lÂ’ampleur
Je suis encore tombée
Du haut dÂ’un tombeur
Je m’suis encore trompée
De chemin, de manière, de couleur
J’ai pourtant la lucidité
De vouloir savoir où je vais
Mais j’ai toujours la naïveté
De croire que je peux tout changer
Qu’aucun mur ne résiste
A mes envies quand elles persistent
Je suis encore tombée
Du haut dÂ’un tombeur
Qui s’était égaré
Malheureusement seulement quelques heures
...
Bien sûr, si tu préfères partir
Je nÂ’ai droit quÂ’Ã nos souvenirs
Mais mon coeur n’en fait qu’à sa tête
Et pourtant il faut que j’arrête
D’espérer te voir revenir
De tout attendre de lÂ’avenir
Je veux encore tomber
Aux pieds de tombeurs
Je vais encore tomber
Amoureuse avant quÂ’je meurs
Pleine de ce nouvel espoir
Je m’suis relevée sans faire d’histoire
La larme à l’âme, le rire au coeur
A la recherche dÂ’un nouveau tombeur
Et cÂ’est avec beaucoup dÂ’humour
QuÂ’la vie mÂ’donne un nouvel Amour
Je suis encore tombée
Sur toi mon tombeur
Tu étais revenu
Depuis ben on continue
On tombe, on rit, on pleurt
De tous nos coeurs
On sÂ’trouve, on sÂ’perd, on part
On s’aime, on s’sépare...
|
03 -
Dame sophistiquée
|
|
C'est la première fois que je te vois
Mais déjà je ne regarde que toi
Tu es tellement comme je déteste
Que là vraiment tu m'intéresses
T'as les cheveux décolorés
De nombreux bijoux tous dorés
Des lèvres roses et en vérité
Ton sourire frise la vulgarité
T'es une dame sophistiquée
Tout ça m'a l'air bien compliqué
J'en suis certaine alors crois-moi
Tu serais moins moche sans tout ça
Madame t'as pas l'air contente
Alors arrête de sourire
Tu sais même sous ta permanente
Tu as bien le droit de souffrir
Te fatigues pas tu trompes personne
On sent les maux sous tes paroles
Et puis tu sais le maquillage
Cache pas ce que dit le visage
Ton look dame sophistiquée
Est parfois bien lourd à porter
Tu dois faire gaffe que rien ne passe
De l'intérieur à la surface
Eh madame, madame as-tu vu ?
Que dehors il a beaucoup plu
Si tu veux bien poser ton sac
Et tous tes sourires Kodak
On pourrait s'coucher sur le dos
Pour recevoir des gouttes d'eau
Et puis sauter dans les flaques de boue
Mais je crois qu'tu n'y songes pas du tout
C'est qu't'es une dame sophistiquée
Etre primaire te fais tiquer
Mais à trop retenir tes larmes
Tu vas inonder ton âme
Tu ne m'avais pas encore vue
Mais déjà tu n'en finis plus
De m'regarder au fond des yeux
Avec un air plutôt sérieux
Ton faux sourire devient chagrin
Je ne bouge pas je ne dis rien
Tes lèvres tremblent et...
Tu es belle quand tu pleurs...
|
04 -
Mon tonton
|
|
J'ai un tonton super chouette
Il est monté sur des roulettes
Comme y s'était accidenté
Il a fallu le réparer
Ils lui ont pri d'la peau aux fesses
L'ont r'cousue dans l'bas du dos
A côté d'lui je vous l'confesse
Picasso peut cacher ses tableaux
Mon tonon s'appelle Albert
Il a la tête du docteur Béguin
L'béguin pour la soeur de mon père
Qui n'est autre qu'une infirmière
Rencontrée quand infirme, hier
Il fréquentait des médecins
Qui disaient mon pauvre vieux
Tout c'qu'on peut c'est vous r'gonfler les pneus...
Mais mon tonton est plein d'espoir
Pour lui rien n'est jamais noir
Ses deux pieds sont dans la tombe
Mais ses bras en muscles abondent
Il s'entraine du soir au matin
A marcher sur les mains
Mais maint'nant il est embêté
Pour pousser sa chaise avec les pieds
Mais revenons en à nos moutons
En l'occurence à mon tonton
Qui a quand même un sérieux problème
Il n'est même pas immortel
Oui mais tant qu'il est en vie
Il est temps qu'il ait envie
Envie toujours, envie de tout
Envie... Envie de vie avant tout
|
05 -
A Paris c'est le printemps
|
|
Au retour de la belle saison
Les bourgeons recouvrent les maisons
Les autos s'envolent des parkings
Butiner les fleurs des buildings
A Paris, c'est le printemps
C'est le temps du renouvell'ment (bis)
Les métros les yeux mi-clos ressortent
De leurs trous comme le font les marmottes
Si quelqu'un s'approche même à pied
Vite ils sifflent et retournent au terrier
A Paris, c'est le printemps
C'est le temps d'être prudent (bis)
Les avions sont sortis eux aussi
Ils tournoient entre Orly et Roissy
Ces oiseaux s'ils ont un air louche
C'est qu'ils font la chasse au bateaux-mouches
A Paris, c'est le printemps
C'est l'bon temps des détournements (bis)
L'obélisque en pleine érection
L'Arc de Triomphe a pris position
C'est le moment de se satisfaire
La Tour Eiffel aura un p'tit frère
A Paris, c'est le printemps
C'est le temps des accouplements (bis)
A Paris y a eu l'printemps
On n'a rien r'marqué mais pourtant
Tout s'est admirablement passé
Même qu'un arbre a bien failli pousser !
A Paris, c'est le printemps
Ca arrive encore de temps en temps
|
06 -
Frontières de misère
|
|
|
07 -
Le tango de tous ceux qui chantent faux
|
|
A toi qui aimes tellement chanter
De tout coeur, à t'époumoner
Mais qui, pour ton plus grand malheur
Des méoldies, ignore les hauteurs
Toi que tout le monde fait taire
Dès que tu entonnes un petit air
Ben là vas-y, ne te gène pas
Ce refrain, je l'ai fait pour toi!
Tilalitilalilalère
Y'a rien à faire j'aime bien cet air
Tilalitilalilalère
Et j'le chante même si j'te pompe l'air
Lèrlalilalitilali
C'est bien comme ça que c'est écrit
Cette chanson est tout spécial'ment
Conçue pour les regroupement
D'hommes viriles ou d'adolescents
Vieux séniles ou petits enfants
Les lourds, les muets, les sportifs
Les sourds, les balourds, les poussifs
Même toi qui écoute, allez, allez !
Tous, tous vous pouvez tous chanter
Tilalitilalilalère
Y'a rien à faire j'aime bien cet air
Tilalitilalilalère
Et j'le chante même si j'te pompe l'air
Lèrlalilalitilali
C'est bien comme ça que c'est écrit
La seule règle, c'est de chanter faux
Oh-oh plus c'est faux, plus c'est beau
La seule faute c'est de chanter juste
Justement, ce serait pas juste
C'est dÂ’ailleurs un bon exercice
Pour tous les pros, les cantatrices
Parc'que non, pas tout l'monde ne sait
Chanter faux, mais vas-y essaie !
Tilalitilalilalère
Y'a rien à faire j'aime bien cet air
Tilalitilalilalère
Et j'le chante même si j'te pompe l'air
Lèrlalilalitilali
C'est celui qu'écrit qui choisit
Ben quand je vois c'que c'est utile
Social'ment, une chanson du style
Je regrette que personne l'ait fait
Avant moi, j'aurais échappé
A la censure de toutes les fois
Ou j'voulais chanter à pleine voix
Eh bien oui j'vous laisse deviner
Pourquoi c'est moi qui ai eu l'idée
Â…D'faire un tango, pour tous ceux qui chantent faux
|
08 -
Quelques maux
|
|
Quelques mots sur une carte postale
Devraient me faire plaisir mais me font mal
Je les sens écrits en si peu de temps
Et je les sens si vides de sens, dedans
Je les lis encore et encore comme pour
Allonger se texte, le teinter dÂ’amour
Mais ce nÂ’est pas la peine
Je nÂ’allonge que ma peineÂ…
JÂ’ai eu besoin de tout ce temps pour
Rendre amitié ce qui était amour
Mais le temps a changé de camps
Il m’a soignée mais nous éloigne maintenant…
Les plus beaux souvenirs du passé
Ne suffisent pas à nous faire avancer
Même s’ils sont inutiles
LÂ’oubli est bien futile
Mon ami très cher je vais te laisser
Mais j’ai une requête à t’adresser
Je n’veux plus qu’tu m’écrives de la sorte
Je veux dire, quand lÂ’envie nÂ’est pas forte
Si tu n’as plus rien à me dire
C’est pas la peine de me l’écrire
Ou alors explique-moi
Pourquoi ça s’passe comme ça
J’ai retrouvé cette feuille fanée
Et ces mots d’il y a quelques années
Alors je me suis demandé
Ce que de toi, j’avais gardé
Oh tu n’as pas à avoir peur
J’ai oublié ces petits malheurs
Il me reste les sourires
De jolis souvenirs
|
09 -
Page blanche
|
|
Une page blanche et un stylo
C'est vraiment c'qu'il y a d'plus beau
Rien est encore commencé
On peut tout imaginer
Si tu prends du papier
C'est toujours pour le souiller
Mais moi j'ai pris du papier
Pour le regarder, rêver
Papier blanc
Comme le temps
Qui n'est pas
Mais sera (bis)
De quel arbre est-il sorti ?
Arraché de quel pays ?
Quels Hommes l'ont travaillé ?
Combien de mains l'ont touché ?
Et s'il pouvait me raconter
Tous les vents qui ont soufflé
Entr-e ses branches chiffonnées
Contre son tronc bientôt scié
Une page blanche, c'est du délire !
On peut encore tout lui dire
Mais si toi t'étais page blanche
Tu voudrais prendre quoi comme sens ?
A quoi tu voudrais servir ?
A faire sourire ou souffrir ?
A dire "venez voter" ?
Ou n'être que chiffonnée ?
Papier blanc
Comme le temps
Qui n'est pas
Mais sera (bis)
Eh bein moi si j'étais page blanche
J'aim'rais bien rester toute blanche
Un peu comme celle devant moi
Qui m'a fait rêver tout ça
Que final'ment j'ai tuée
Maint'nant son sort est fixé
Mais pleure pas petite page blanche
Tu nous dis ton existence
|
10 -
Tourner
|
|
Avant tout la musique
Et l'harmonica magique
Tous ces sons voltigeants
Ont fait lever tous les gens
Tous ce sont mis à danser
Et moi je regardais leurs pieds
Tourner, tourner, tourner
Tourner, tourner, tourner
Plus tard, posées les guitares
Et rejoint le piano-bar
Pendant que la bière coulait
Et que tout le monde parlait
Je regardais sur l'horloge
Les aiguilles comme des folles
Tourner, tourner, tourner
Tourner, tourner, tourner
Quand ce mec m'a regardé
Dans le blanc d'mes yeux foncés
J'ai regardé vers la grande porte
Je ne voulais pas qu'il sorte
Mais que puis-je faire contre ça ?
La porte aussi s'est mise Ã
Tourner, tourner, tourner
Tourner, tourner, tourner
Lent'ment le jour s'est levé
Alors ils s'en sont retournés
A leur tournée de musiciens
Et moi je suis partie en train
Toute retournée, un peu saoûl
Autour de moi tout à coup tout
S'est mis à tourner, tourner
Tourner, tourner, tourner
Parfois je les rejoins
Pour une éternité au moins
Et chaque fois la même histoire
Oh ! Chaque fois les mêmes foires
On vit ce secret cette loi
La Terre, le sang, toute vie doit
Tourner, tourner, tourner
Tourner, tourner, tourner
Tourner, tourner, tourner
Tourner, tourner, tourner
|
11 -
Le tube de l'hiver
|
|
Sur la plage arrière de ma voiture
Des photos de toi en jolie posture
Un bonnet à pompon sur ta tête
Te donne un joli air de fête
CÂ’est le tu-tu-tu-tu-tu-tu-tube de lÂ’hiver
CÂ’est le tu-tu-tu-tu-tu-tu-tube cÂ’est super !
Il faisait trente degré en dessous de zéro
Tu avais lÂ’air dÂ’un esquimau
Quand pour la première fois je t’ai embrassé
Je me souviens de tes lèvres gercées
CÂ’est le tu-tu-tu-tu-tu-tu-tube de lÂ’hiver
CÂ’est le tu-tu-tu-tu-tu-tu-tube cÂ’est super !
Devant moi le sable anti-dérapant
Et puis toi sous la neige qui mÂ’attend
Je roule vers toi à toute allure
Trente à l’heure, c’est déjà très dur…
CÂ’est le tu-tu-tu-tu-tu-tu-tube de lÂ’hiver
CÂ’est le tu-tu-tu-tu-tu-tu-tube cÂ’est super !
Regarde ces cocotiers à la télé
On est si bien dans ce chalet
On mangera de la fondue à l’ail
En écoutant ce tube génial
CÂ’est le tu-tu-tu-tu-tu-tu-tube de lÂ’hiver
CÂ’est le tu-tu-tu-tu-tu-tu-tube cÂ’est super !
Oh que jÂ’aime ta savoureuse haleine
Moi cÂ’que jÂ’aime cÂ’est ta petite culotte de laine
Tous les deux on va hiberner
Sous notre oreiller édredon
CÂ’est le tu-tu-tu-tu-tu-tu-tube de lÂ’hiver
CÂ’est le tu-tu-tu-tu-tu-tu-tube cÂ’est super !
|
|
|